Handiparisperpignan

 

Retranchements 25 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 31 min

Elle me poussa dans mes derniers retranchements. Je la poussais dans les siens. À ce moment-là nous nous faisions face, et nous nous regardions droit dans les yeux. Les siens, d’habitude si doux, me fusillaient. Évidemment, je perçus comme un infime agacement. Je vis alors ses doigts se crisper. Elle n’avait plus rien dit mais elle était devenu livide; elle n’avait plus à mon égard eu un seul geste de tendresse. Aucun mot d’affection non plus. Apparemment, toute marque d’empathie devait être proscrite. Et j’en arrivais à me demander si mon propre visage était lui aussi devenu aussi pâle que le sien. Je pris peur. Ce sont des choses qui arrivent dit-elle. Sauf que je sais d’avance qu’à ce petit jeu, d’abord personne n’est dupe, puis personne ne gagne. Nous nous trouvons. Nous nous perdons. Et puis… les sentiments ne font pas tout. Parfois même, ils s’avèrent bien insuffisants. Je l’appris à mes dépens.

 

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Isabelle FRANC RTTR

 

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

 

CORPORATE 24 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 9 h 22 min

Émilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une « killeuse ». Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. Elle doit faire face à la pression de l’inspectrice du travail, mais aussi à sa hiérarchie qui menace de se retourner contre elle. Émilie est bien décidée à sauver sa peau. Jusqu’où restera-t-elle corporate ?

A la question êtes-vous Corporate  ? Que répondez-vous ? Je ne vais pas si souvent au cinéma – pour des tas de raisons, y compris économiques. « Corporate » est un film qu’une formatrice nous a conseillé d’aller voir, thème bien évidement en rapport au sujet du séminaire « harcèlement et discrimination ». Donc, j’ai décidé de suivre son fabuleux conseil et j’ai bien fait. Je donne déjà le ton là.

A la base, tous les ingrédients sont réunis : le sujet très en vogue, les acteurs. En effet, le film traite des nouvelles méthodes de management à la croisée de l’utilitarisme et du sadisme. Il faut bien appeler un chat un chat. Dans ce film, le réalisateur Nicolas Silhol s’interroge sur la responsabilité de l’employeur, morale, pénale, à partir du suicide d’un salarié .

C’est remarquablement réalisé, magnifiquement joué…bref on sort de la séance un brin anéanti. Il nous montre l’ubac, ce côté sombre et obscur des RH.

 A ne pas manquer de faire le lien avec le résultat du premier tour..

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Isabelle franc rttr

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dualité 23 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 9 h 27 min

Les anges et les démons, ce n’est que la dualité de l’homme

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Reis Mirdita

A l’instar d’un refrain que l’on a continuellement en tête, l’homme trotte dans la tête de la femme du matin au soir et du soir au matin. Délicatement, je commence à le raconter. J’esquisse quelques lignes au fusain. L’homme se construit à partir de ses colères.

Certains jours l’homme devient insupportable. Il se met à hurler . Il angoisse de tout et pour tout. Évidement, elle a conscience que c’est le réel qui le pousse dans un état de nervosité extrême. Il ne supporte plus rien. Tout de suite il faut par conséquent se montrer prudent, redoubler d’attention, et être vigilant à utiliser le ton adéquate, c’est à dire, le plus doux et neutre qui soit pour éviter toute surenchère. Presque tout est dans la voix. Il est nécessaire et salutaire de s’interdire de parler d’un ton sec et incisif. Bien sur il faut aussi savoir éviter les gestes brusques, voire violents ou agressifs, sous peine de déclencher une dispute colossale.

Autant dire qu’il faut apprendre à s’effacer., prendre sur soi. C’est un homme soucieux de sa personne, son bien être intérieur. Pudique et impudique. C’est fragile un homme…au delà de la force qu’il dégage, ça pleure aussi un homme . Que croyez-vous ? Quoiqu’ils disent, je préfère un homme sensible et tendre.

Isabelle franc rttr

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la douleur 22 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 11 h 07 min

« En mourant je ne le rejoins pas, je cesse de l’attendre. » Marguerite DURAS –

La douleur Comment vous parler de la douleur sans évoquer ce magnifique texte de Marguerite DURAS ? Une des auteures dont je rêvais de présenter une œuvre complète à l’épreuve orale du baccalauréat. Autant vous dire que ce thème m’est on en pleut plus cher. Tout de suite le terme fait penser aux sentiments, à l’amour.

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Je ne pense pas que l’amour soit possible, et son contraire, encore moins. Parce que la douleur n’a ni sexe, ni couleur, ni âge. Évidement elle est ce qu’il y a de plus vif. Mais d’où naît-elle ? Parce qu’il est essentiel de savoir que la douleur possède un visage. En aucun cas l’image est floue. Impossible. Les maux, comme les mots, se suffisent à eux-mêmes. Elle dérange ; elle fait peur ; elle fait honte. Une somme d’hésitations dont on cherche de manière quasi impérative à se soustraire du total.

isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

 

A chacun 21 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 7 h 42 min

Bourdieu, la télévision et les médias :
“La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d’une partie très importante de la population”

 

 A chacun ses pratiques culturelles dirons-nous. Livres ou télévision ? Dans ma famille on ne lisait pas ou peu. Il y avait bien la collection des Pagnol qui traînaient sur une étagère, parce qu’il était de bon ton d’afficher fièrement ses origines méridionales dans ce milieu parisien des années 70. Il me semble que c’étaient les seuls bouquins. D’ailleurs, j’ignore ce que sont devenus ces volumes. On parlait un français dépouillé. Simple et sans fioriture. Je disais « godasse » et non chaussure. On allait une ou deux fois par an au cinéma, tous ensemble. Souvent le film choisi était une comédie. L’important était de rire. Il fallait bien se distraire avant tout. Les diners n’étaient pas vraiment un moment privilégié, ni un moment d’échange. Comme j’aurai aimé. Philosophiques ? Existentielles ? Politiques ? On ne se posait pas, non plus, ce genre de question. Je vois encore qu’on se contentait de vivre les uns à coté des autres, je crois. L’enfance oscille entre insouciance et inconscience. On se laisse porter par cette fausse douceur de vivre. Je ne sais pas de qui je tiens cette passion pour la lecture et l’écriture. J’aime m’entourer du silence et lire. Les mots sont emphatiques et soulagent toutes mes souffrances. Ils sont à l’intérieur de la souffrance éprouvée. Ils me cherchaient. En raison des paysages qu’ils laissent dans mon mental je sais qui je suis. Je voudrais tant pourvoir lui parler de tout ça. J’aimerais lui comme j’écris en ce moment, le plus naturellement possible. Lui lire ce que j’écris, pourquoi pas.

Aujourd’hui quand j’y pense je souris à cette petite fille. Pourquoi ce soir suis-je nostalgique de ce temps révolu ? Je viens de retrouver cet enfant en moi. Elle, si fragile. Si attendrissante. Si incomprise.

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isabelle franc rttr

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decidement 20 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 6 h 49 min

Décidément, il faut croire que nous ne cherchons qu’à faire de nos vies un long fleuve tranquille… rien d’autre, je souligne qu’il s’agit ici d’un vœu pieux. C’est le bon moment parait-il. Par conséquent, il fallait oser.

 Aujourd’hui, en plein capharnaüm, qui peut nous assurer qu’on ne va plus jamais souffrir ? Je suis prête à le croire. Personnellement je rêve de me laisser bercer dans une douceur ouatée.  Évidemment, il faudrait pour cela me soustraire de ce monde réel pour ne vivre que dans un espace virtuel.  Dans une sorte d’autarcie en fait . Une sorte de huis clos. Fermé. Scellé.. Là, je me cognerais la tête contre tes murs blancs. Comprends donc que je n’ai plus de place dans ma tête pour la logique des hommes, oh, mon amour ! Je suis à la limite de la limite. Ils ont fini par me mettre la camisole  de force. Qui leur a dit ? Je sais que ce n’est pas toi. Cela ne peut pas être toi. J’ignore pourquoi ils ont tant peur de moi. J’aime la contention. J’aime l’enserrement. Même si ceci me rend manchot. Cela me rappelle la force de tes bras. Virile. Tout est beau et austère. Immaculé. Je ne me sens pas cloitrée, au contraire, mais libre…si libre.

 Bien évidement ceci est quasi impossible,  ou alors, à moins d’avoir entendu l’appel de Dieu : sans cela pas de joie de vivre. Je ne sais pas me retirer délicatement sur la pointe  des pieds, voyez-vous.  Sublime naïveté de ma part !  J’ai appris que la béatitude n’a que faire des scrupules. Je me suis fais violence..je me suis fais violence.

isabelle franc rttr

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Dites vous 19 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 25 min

Le mensonge dites-vous ? ‌C’est un sire. Un tsar. Un empereur. On lui déroule le tapis rouge. Mais j’entends. Mais je vois que tout le  monde ment. Je, tu, il/elle; nous, vous et ils/elles. Chacun  de nous. Bien entendu, chacun trouve ses propres raisons pour le faire. Le mensonge fleurit aux quatre coins des rues. Personne n’a à juger cela. Plus j’avance dans l’âge plus j’aspire à une transparence, totale ? Je ne sais pas. Avant tout, je souhaite dans mes relations amicales, amoureuses ou professionnelles, instaurer une certaine honnêteté. Cela relève d’un savant dosage entre le fond et la forme.  Il ne s’agit de dire tout et n’importe quoi n’importe comment. Il va de soi qu’une des conditions sine qua none est de respecter l’espace de l’autre. Au départ le langage est inexistant, comme s’il n’avait pas de sens, pas de conséquences, puis, ce besoin de vérité devient ample exigence vis à vis de soi. A présent, je préfère être blessée par la vérité. Le mensonge n’est autre que cette vérité qu’on se raconte à soi-même. Le mensonge nous entraine dans une histoire propre à lui sans chute. Ce rapport à la vérité n’est pas inné.  Je l’ai acquis. Elle se situe dans les livres, dans les recoins. Je me souviens encore des punitions alors que j’avais raison. Seulement els adultes préfèrent garder la face ; il faut sauver les apparences. On ne peut en vouloir à l’autre de chercher à se protéger.

Le mensonge dites-vous ?

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Isabelle FRANC RTTR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

 

des excuses 18 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 57 min

Absolument, je suis bien une amoureuse des corps. De ces courbes. De ces chutes. De ces déliés. Aussi une inconditionnelle du discours non verbal. Suggérer plutôt que dire ouvertement. Chaque mouvement, chaque geste revêt pour moi une nécessité vitale comme respirer, boire et se nourrir. Impossible de vivre autrement. Je voudrais dormir chaque soir à côté de lui. Allonger mon corps contre le sien. Respirer à travers lui. Je voudrais mentir dans ses bras à lui. Aussi. je voudrais quelque chose de cet ordre-là. Excuse-moi de ne pas être indifférente au désir que tu éprouves envers les autres femmes. De toutes ces autres femmes sur lesquelles s’attardent tes fantasmes, ton envie de paternité … Excuse-moi de préférer veiller sur ton sommeil que de me laisser aller dans les bars de Morphée. Excuse-moi de préférer te chuchoter des mots que de rêvasser. Excuse-moi de vouloir te susurrer des rêves érotiques. Quand l’amour déploie ses ailes les corps deviennent aussi aériens que le vent. Un souffle… J’aime les hommes impérieux et suaves. Doux. Ivre de toi. Voilà que je t’inonde de ma douceur, de ma laideur, aussi. Que je t’enveloppe, malgré toi, de ma chaleur moite, de cette humidité d’après l’amour. En fait, tout ce cinéma n’a qu’un seule et unique but : me rassurer. Considère ceci comme l’aumône de quelqu’un qui te doit énormément. Surement, je ne fais que passer dans tes nuits.

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Isabelle franc rttr

texte prottégé

 

 

Mère ?? 17 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 56 min

Quelle sorte de mère êtes-vous donc ? Mère poule ?  Mère intense, indispensable, ou perfectionniste?  Elle fait partie des mères qui ne devraient pas l’être. Ça existe. On les appelle les mères toxiques. Elle parvient à l’énoncer. A mettre des mots sur cette période de sa vie. Chose inenvisageable un an en arrière. Elle fut mère la première fois dans les années cinquante, puis dans les années soixante.  Les mères contemporaines prennent systématiquement un air de condescendance des qu’il s’agit de leur progéniture. Pourquoi ont-elles besoin d’afficher cet air avant même que quelque chose ne se passe ? J’en déduis, ce n’est qu’une vague impression, qu’un sentiment de culpabilité leur colle à la peau. Que celui-ci ne serait pas étranger à leur mal-être, certes, indicible, mais si visible. Evidemment, elles poursuivent chaque jour une course effrénée à la perfection.  Nous sommes les témoins. Quelque soit le type de mère, elles ont toutes l’obligation de tout réussir, du moins, le croient-elles. Hantées par les multiples reproches  entendus, lus ou adressés à leur propre égard pas ailleurs. Il leur faut être la meilleure-en tout- aussi bien savoir cuire un œuf à la coque que résoudre une équation du second degré. Quel grand écart ! Moi, je leur tire mon chapeau. Il est indéniable qu’il y a de quoi devenir schizophrène, n’est-ce pas ? Comment font-elles pour tenir alors ? Qu’elles sont vertueuses ! Certaines poussent même cette qualité à l’extrême en faisant une partie des devoirs de leurs enfants chéris.  Moi, qui n’ait pu donner la vie, pourquoi ai-je le cœur serré chaque fois que je pense à cette femme qui m’a mise au monde? Je la sais seule. De toute évidence elles sont des mères courage. Elle prit soin de nous, certes, nous n’avons jamais manqué de rien, mais sans nous être dévouée, pour autant. Elle était une femme et une épouse avant tout.

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isabelle franc rttr

texte protégé par le droit d auteur

 

 

de ce n’importe quoi 16 avril 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 9 h 09 min

Tous, nous  finissons par nous installer, bon gré mal gré,  dans une vie sans dessus dessous.  Honnêtement, cette place, elle ne nous parait pas si confortable. Elle est source de jalousie. Les rancœurs vont bon train. On voudrait que tout s’arrange pour un avenir meilleur. Si j’avais le moindre doute, à présent je n’en ai plus du tout. Absolument, c’est du grand n’importe quoi, n’est-ce pas ?  Ce monde tourne à l’envers… c’est juste un manège qui tournerait en arrière. J’ai acquis définitivement la certitude de vivre dans un monde désagréable. Avez-vous-le même ressenti? Même ce mot me semble bien faible, voyez-vous. Désuet, quelque peu. Je le trouve trop faible par son peu  de profondeur. Mais aussi trop faible par son peu de noirceur. Je ne cherche pas spécialement à dresser un portrait aseptisé de notre société mais cet amas d’agressivité provoque en moi un sentiment d’horreur. Nous vivons dans un monde à vif. Imbu de lui-même. Fiérot.  Je n’ai jamais supporté, ni admise, la méchanceté gratuite, et ce n’est pas maintenant que je vais commencer, or la majorité des gens se permettent des choses qui m’apparaissent incroyables. Ils ont parfois des réactions que je ne comprendrais jamais !! Ce n’est pas l’envie qui me manque de me lamenter sur l’ingratitude des gens mais il faut savoir en rien savoir.  De guerre lasse, je laisse tomber la neige. Je parle là d’une manière générale. Bien des gens ne savent plus se montrer reconnaissant. J’ai la détestable impression que ceci est ressenti comme un aveu de faiblesse. Pourquoi donc ? Il n’y a pas de honte à reconnaître ce que l’autre a pu nous apporter.  Aucune. J’avoue avoir bien du mal à faire face. Du coup, je préfère me replier sur moi-même et ne rien attendre de l’autre. Ce grand Autre..

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Isabelle franc rttr

texte protégé par le droit d auteur

 

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