23
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 8:00 | Pas de réponses »

Certes, le manque de cohérence et de logique sont deux tendances actuelles qui m’agacent au plus haut point. Ca m’énerve. Serait-ce uniquement de la bêtise, de l’arrogance ou bien de l’inconscience ? Est-ce seulement une impression que j’ai ?

Effectivement, nous avons tous les uns et les autres certaines contradictions – nous y faisons face et c’est ce qui fait notre charme, au fond. Nous portons tous en nous du masculin comme du féminin, du négatif ainsi que du positif – certains parleront aussi du Yin et du Yang. Pourquoi pas. Cela ne change pas grand-chose.

Qui, au moins une fois dans sa vie, n’a pas dit une chose et fait son contraire ? De fait, la contradiction semble inévitable, voire même bénéfique. En tout point péférable à l’insatisfaction de son propre désir. Elle nous incite à entre-ouvrir des portes qui nous sont moralement interdites, faisant ainsi tomber nos défenses, qu’elle ramasse et jette aux oubliettes. On se plaint de cette dissonnace mais on s’y engouffre comme une issue de secours. On pense alors se connaître mais on est les premiers surpris.

Comme aimait à me le répéter ma grand-mère, si tu n’as plus faim pour le plat, tu n’as donc plus faim pour le dessert. Logique, n’est-ce pas ? Qui pourrait remettre en cause cette implacable déduction ? Vivre sans fausse note est bien entendu impossible.

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isabelle franc rttr

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22
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 7:01 | Pas de réponses »

Aller encore plus loin, au-delà de ses propres limites corporelles et sensorielles. Elle sait qu’elle a besoin de sa présence quotidienne à ses côtés. Elle a besoin de sentir l’autre dans ses mots. Elle a besoin de plonger dans ses silences. Pour se sentir exister elle a besoin de se frotter à d’autres codes que les siens, de côtoyer d’autres univers mentaux que le sien qui ressemble tellement à d’autre à quelques nuances près. La peur de décevoir l’empêche d’être ce qu’elle aurait dû être- elle.

En premier chef, elle prend bien garde à ne pas être déçue, elle ne supporte pas cela, puis à son tour elle cherche à ne pas décevoir. De cet autre elle retire sa verticalité, une droiture qui lui permet de se relever. Peu importe les mots qu’elle entend, ceux qu’elle laisse derrière elle, ce sont les sensations produites qui marqent son corps, c’est pour cela qu’elle les retiednra les unes apres les autres.

L’autre, c’est aussi un autre soi, un miroir qui rouvre grand toutes les portes des vieilles armoires dans lesquelles sont enfermées nos terreurs enfantines, entassées, empilées les unes sur les autres. L’autre fait acte de délivrance. Les émotions ne se disent pas, elles se vivent. Ce sont elles, ces lignes maitresses qu’elle s’efforce de suivre pour atteindre cette horizontalité.

 

Et puis les choses avancent, elles ne restent pas figées dans une immuabilité permanente. Il y a la déclinaison des choses, les lignes qui se ploient, se plient et se courbent annonçant un chevet imminent. Les couleurs qui blanchissent, qui ternissent, qui perdent leur éclat. Ce froid qui commence à l’entourer. D’un côté ce qui fut, de l’autre ce qu’on sera.

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isabelle franc rttr

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21
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 8:07 | 4 réponses »

En fait, il y a longtemps déjà que je songeais à vous sensibiliser au sujet du «  hand in cap » . Vous faire toucher du doigt ces défaillances des corps. A priori c’est bénin, c’est malin. Pas de quoi s’affoler ! Ö ce n’est rien, c’est juste quelque chose qui nous nargue .. juste un défaut d’être.

 Sincerement, je suis hyper heureuse – ô j’aime à la folie certains préfixes – que certaines de mes amies puissent être la source d’inspiration d’un bel article ! Devenir une muse en quelque sorte. Heureuse de connaître ces femmes qui sous des attitudes radieuses, gaies et enjouées, se révèlent être de véritables guerrières. Leur quotidien ressemble à un combat acharné d’un taureau dans l’arene. Chaque jour qui se lève, elles font preuve de volonté, de générosité, de courage et d’altruisme, et tout cela malgré ce mal invisible qui les détruit de l’intérieur. Il est temps de faire les présentations.

Hashimoto, vous connaissez ?

Enchanté

 

SEP, – Sclérose en plaque – non plus ?

Enchanté

 

Avec elles, vous apprendrez à ne pas vous fier aux apparences. Sans distinction, la maladie frappe comme la foudre s’abat, au hasard, littéralement sur un arbre et le scie en deux. A présent vous voyez l’interieur. Ces maladies auto-immunes, personne ne les connait, personne ne les voit pourtant elles sont bien réelles et font souffrir bien des malades.  Je me rends compte de cela. Ce qui m’attriste c’est que bien peu de monde ose en parler haut et fort !! Il y a une chape de plomb qi pèse sur ces maladies méconnues. Il faut pour aborder le sujet avoir acquis une reconnaissance par ailleurs. Enfin, quand vous faites la connaissance de l’une d’elle, vous ne pouvez déjà plus les éviter. A la première minute, il est déjà trop tard.

Voulez-vous passer quelques jours avec nous ? Vous verrez que notre compagnie est des plus attachante. Prise de poids, visage bouffi, doigts boudinés, sècheresse cutanée, douleurs musculaires, état de fatigue, baisse de la tension artérielle, symptômes dépressifs ; voici à quoi ressemble le grand chaos orchestré par HASHIMOTO.

 Quant SEP, le tableau n’est guère plus réjouissant. Troubles visuels. Troubles de la sensibilité. Troubles moteurs.

Et il reste à conclure sur une  note d’espoir. Lequel ?  Quel que soit ce mal toutes ces femmes nous servent d’exemple. On envie leur bravoure, leur énergie. Certes, elles sont plus fatiguées, oui, elles sont plus vulnérables mais cela ne les empêche nullement de réaliser ce qui leur est cher. Accepter ce qui nous différencie de chaque autre.

C’étaient toutes des femmes simples et sans histoires avant que la maladie ne les déconnectent de l’insouciance.

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isabelle franc rttr

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20
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 7:01 | 2 réponses »

Comme vous le savez ; j’adore les compliments ! Je trouve que c’est faire preuve de courtoisie et d’élégance. Il se trouve que l’autre jour une amie m’en a fait un que je trouve très très joli. Dans un premier temps, elle m’a trouvé élégante puis elle a ajouté – et c’est là – en s’exclamant « l’été te va bien ».  Que voulez-vous dire après ?

D’abord, je suis moi et j’adore cela !

Peut-être certains me trouvent-ils un tant soit peu Olé, olé ! Pour l’instant l’image semble fleurie, estivale, ensoleillée. Au fait, vais-je retrouver cette petite robe blanche à bretelle que je veux emporter cet été en bord de mer ? Inexorablement je suis une fille du soleil, de la chaleur, du sable chaud, en un mot du sud. Il y a dans cette affirmation même un aspect indomptable.

C’est comme ça, dès que le soleil pointe le bout de son nez et que les températures deviennent estivales j’ai l’impression de subir une métamorphose comme si ma peau muait. Comme je me plais à le dire, voire le répéter, j’ai été élevée à la méditerranéenne. Je parle fort, parfois avec les mains, j’aime les fruits gorgés de soleil, j’aime ce vent qui emmêle mes cheveux,  embrouille mes sens, les mettant sens dessus dessous, ainsi que les tièdes soirées passées à papoter avec les voisines.

Cette vie qui se poursuit à mi-chemin entre l’intérieur et l’extérieur. Je crois même que le soleil est monté, s’est épanché sur moi tel un homme qui pleure sur mon épaule. Toute l’année je rêve de ces longues plages de siestes parce de toute façon il fait trop chaud pour se tenir dehors. Ensuite, j’aime sentir mes pieds s’enfoncer dans le sable brulant.

J’ai beau être une pure parisienne, puisque je suis née à Paris, et du reste, j’y ai toujours vécu,  ce n’est pas l’endroit qui nous construit entièrement dira-t-on. Il y a également l’appel de la terre maternelle, c’est sur celle-là que l’on grandit en créant des bases saines.

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Isabelle FRANC RTTR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

19
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 6:59 | Pas de réponses »

J’ai eu une enfance particulière. Si particulière que j’aurais envie encore maintenant de la tuer. D’un coup de gomme ou de typex blanc l’effacer. La rendre vierge à nouveau. J’ai beau essayé d’oublier, de faire semblant, comme si de rien n’était, et de comprendre même, je n’y arrive pas, je suis fille d’alcoolique.

Pas un jour ne se passe sans qu’il y ait quelque chose qui me ramène à l’alcoolisme de mon père. C’est une liaison dangereuse parfois. Il m’arrive de flirter avec certaines limites. Cela peut être à l’occasion d’un mot prononcé, par exemple, ou d’une attitude. Ainsi une simple bouteille de vin rouge peut faire remonter à la surface une scène particulière de cette période et avoir un effet dévastateur.

Petite, j’ai vu les méfaits de l’alcool. Evidemment, bien à posteriori, j’ai mesuré les désastreuses conséquences qu’une consommation abusive d’alcool pouvait engendrer. J’ai subi ses absences, son irresponsabilité, sa maladie. Pour ne pas la croiser, il rentrait à la maison, ivre, une fois ma mère partie travailler, à cinq heures du matin. Il savait ce qu’il faisait ce bougre !

En toute honnêteté, ma mère ne pouvait pas compter sur lui, pour rien. Combien de fois est-ce ma sœur qui m’a préparé mon petit déjeuner avant de m’accompagner à l’école !!! Encore aujourd’hui, il m’est impossible de trouver un quelconque apaisement dans ce présent. C’est comme si le temps d’avant n’en finissait pas de s’étirer. Et si c’était cela mon histoire, être la fille d’un homme qui rejetait toutes les valeurs inculquées par notre société ?

 J’ai découvert un homme cynique, souffrant, mais lucide, peut-être plus proche de la vérité que nous autre. Tu es sans conteste un mauvais père, incompétent et absent. Et pourquoi devrais-je encore te protéger alors que tu nous fais tant souffrir ? On a du faire face à tes lacunes alors il serait enfin temps que tu apprennes à assumer. Nous oublier te rend-il si heureux ?

 Bien entendu tout cela remonte loin, mais c’est encore et toujours bien présent et jusqu’à la fin cela sera ainsi je crois. Et puis un jour, tu m’as dit que nous n’avions plus rien à nous dire, toi et moi, je ne le pense pas mais je respecte ton choix.

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isabelle franc rttr

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18
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 8:07 | Pas de réponses »

D’abord on dresse le constat ; je viens d’entendre qu’il existe une jeunesse dite uberisée, laquelle se sent aussi à l’aise dans ses baskets à Paris qu’à New York… super ! J’en suis la première ravie. Elle existe bel et bien. En premier lieu, ce qui la caracterise c’est l’usage massif et intensif, au maximum, de toutes ces nouvelles technologies – smartphone, tablette. Et les deux mots ne siont pas trop forts me semble-t-il. Elle reste hyper connectée vingt quatre heures sur vingt quatre. Alors menace ou opportunité ?

Il est clair et évident que l’ubérisation représente un enjeu pour l’avenir. Forcement, cela aura des conséquences dont il faut avoir pleinement conscience. Il est inutile de se voiler la face.-cela ne sert à rien. Aujourd’hui, c’est encore une minorité mais ca deviendra sans aucun doute la majorité d’ici quelques années.

Il y a quelques chose qui me dérange dans ce monde élastique qu’ils sont en train de bâtir. Bien qu’inévitable, le subtil mélange du virtuel et du réel me met mal à l’aise. Cette habilité qu’ont ces jeunes à passer de l’un à l’autre, ceci bien souvent, au détriment du réel me gène. Ils s’infligent un mode de vie égoïste, individualiste et ultra-compétitif. C’est peut-être moi qui voit un truc machiavélique là ou il n’y a rien ?

En tout cas, c’est l’occasion de s’interroger sur notre relation à l’autre. Il serait temps de se demander – ou de savoir- quel monde nous voulons laisser aux futures générations. Un monde humain, j’espère ! Est-ce que tout doit nécessairement passer par la froideur d’un écran ? Justement cet écran qui pour bon nombre fait office de protection, derrière laquelle il fait bon se réfugier.

Bref, c’est une nouvelle génération qui fait surface et s’oppose en tout point aux méchants archaïques que nous sommes devenus de fait. C’est pourquoi il me semble essentiel de revenir à des valeurs humanistes, altruistes. Ne pas laisser la place à un monde qui ne tient pas compte de la singularité de chacun. 

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isabelle franc rttr

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17
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 8:54 | Pas de réponses »

Ce serait dit-elle le début d’une romance inachevée. Si je devais annoncer la rupture, je choisirais mes mots dans un velours crasseux pour te plaire. Je soupèserais leur pureté ou pas. Evidemment je parlerais à toi qui m’a accompagné tout au long de ces années, à cet amant si volubile, mais ô combien fidèle, que tu ne fus pas. C’est ainsi qu’on a failli mille fois toi et moi se retrouver au bord de la cassure. A présent, il n’y a plus de libido à assouvir. Je ne souhaite plus contempler cette danse macabre qui est la notre ; c’est moche une histoire en décomposition.

Depuis hier, c’est devenu une véritable évidence. Je ne t’aime plus. J’ai l’air de le dire de manière si froide mais ne te fie pas aux apparences.

Je n’ai pas su te comprendre, ni t’amener  là où je souhaitais rire avec toi. Ce jardin imaginaire si extraordinaire. Nous ne partageons plus les mêmes fantasmes ; tu le fais avec d’autres.  Cette histoire a eu le fâcheux effet de les engloutir tous, tout comme nos désirs réciproques. Au fond de nos cœurs tu peux en apercevoir quelques-uns. Depuis le temps, ils doivent être recouverts de cette mousse verdâtre qui s’accumule au fil des années.

Je t’ai donc appris à vivre en parfaite autonomie, ne compter que sur toi.  Je t’ai montré que les gens mentaient, ne défendaient que leur propre intérêt. Dire que nous étions tellement curieux l’un de l’autre. J’ai cru cette source intarissable. Quelle grossière erreur ai-je commise! À présent, je te laisse volontiers dilapider ton temps, ton énergie auprès d’autres femmes. En quoi suis-je concerné ? Cela ne me regarde plus. C’était la relation de trop, celle sur qui, il ne fallait pas tomber et tu as plongé dans le piège qu’elle te tendait. Il suffisait de presque rien. Il y a moult personnes qui se cachent derrière ces réseaux et sont terrorisés.  Ce que j’ai aimé dans notre histoire c’est l’authenticité qui se dégageait de nos élans.

Dans de telles circonstances, dites-moi comment l’amour pourrait refaire surface ?Autrement, comment faire si des le départ les des sont pipés ? 

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isabelle franc rttr

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16
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 9:05 | Pas de réponses »

D’ordinaire il y a un oiseau qui chante dans mon cœur. Dès l’aube, sa mélodie me laisse entrevoir, l’espace d’un instant, ce que peut être le bonheur. Bref et court. Furtif. Cette sensation est troublante, indicible, parfois persistante. Ô combien enivrante ! Souvent je rêve de m’envoler, de déployer mes ailes, pour de chrysalide devenir papillon.

Certes, il faut du temps pour apprendre à s’aimer. Un peu plus pour s’épanouir. Encore plus pour aimer les autres. Parfois même toute une vie ne suffit pas. A bien des égards la vie me semble insupportable, bien trop friable. Vivre encore, malgré tout, vivre pour vivre. Sans cesse il faut avoir le cœur gai ! Parce qu’il est interdit d’avoir un cœur vide. Cela n’a pas de sens.

 Parler, parler encore et toujours. Se regarder dans un miroir ?

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Isabelle FRANC RTTR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

15
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 7:20 | Pas de réponses »

Même si la chance t’oublie un peu, ce n’est jamais entièrement de sa faute. Il  y a des fois ou le hasard fait mal les choses. On a certes tous notre part de responsabilité. Ce n’est pas pour autant que cela nous octroie le droit d’en vouloir à quiconque. Et si ce n’était pas le hasard qu’il fallait incriminer ? Forcément,  il faut identifier un coupable.  Pour cela, il suffit d’écouter le battement des ailes des oiseaux qui me murmure ce que tu chuchotes de moi.  Et ce chant des oiseaux s’avère terrible. Il m’effraie.

Tu es capable de tout, du pire comme du meilleur ou l’inverse. Tu peux être fou d’amour puis me haïr. Tu as ces yeux fougueux qu’on veut tout le temps sur soi. Tu as cette curiosité qu’on veut tarir. Tu fais de chaque instant, des parenthèses sacrées qu’on ne désire pas partager, même avec l’ami le plus intime. On garde jalousement ces souvenirs pour pourvoir s’y raccrocher le cas échéant. Toute rupture a comme présupposé de partir pour ne jamais revenir . Pourtant il y eut des moments d’amour de ceux que l’on capture à jamais., qu’on enferme à tort.

La chance dites-vous ?

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isabelle franc rttr

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14
juin 2017
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 8:04 | Pas de réponses »

Très tôt je me suis aperçue que j’étais différente des autres petites filles de mon âge. J’ai acquis cette connaissance bien avant d’en avoir l’explication. Je me souviens d’avoir eu des réactions plus impulsives – j’étais sans cesse sur la défensive- violentes en ce sens qu’elles étaient contraire à celles qui étaient attendues. Je veux dire considérées comme normales par l’autorité.

 Je ne cessais de me dire que cela allait changer, mais j’avais beau me le répéter, je savais pertinemment que je mentais à moi-même. Je ne réalisais pas que c’était là mon unique espoir de vivre et non survivre. Je culpabilisais de ne pas avoir une volonté suffisamment forte pour réussir comme tout le monde.

 Simple gamine, je voulais croire que je pouvais inverser le cours des choses., cela ne me paraissait pas si incongru. J’avais cette foi là qui consiste à espérer que les autres sont capables d’empathie. J’espérais de l’attention, de la compassion, de la compréhension.

 Avez-vous au moins une fois, seulement une fois, éprouvé un tel sentiment ? Celui ne pas être à votre place. Celui de devoir vous justifier pour n’importe quoi. Si je devais faire réaliser un rêve, ce serait celui-ci.

 Ô comme j’aimerais me lever un matin et laisser glisser sur moi tous les tracas et autres contretemps… Je n’hésiterais pas à balayer d’un revers de la main les traces de vos remarques acides. Au diable toutes ces chimères ! Je ne supporte plus de voir ce monde sans âme. En ce moment les jours ressemblent aux nuits.  Je rêve de ne plus avoir à me préoccuper du regard des autres ; bien souvent inquisiteur et moralisateur.

 De fait, je peux vous assurer que le regard des autres sur soi et le regard envers soi -même sont extrêmement mêlés, impliqués l’un dans l’autre, imbriqués – c’est différend. Sauf que l’un est visible et l’autre pas ; caché voire nié, sans aucun doute lourd à porter. On plie sous son poids.

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Isabelle FRANC RTTR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

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