Handiparisperpignan

 

Jeu d ombres et de lumiere 22 mai 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 7 h 08 min

Chacun peut maîtriser une douleur, excepté celui qui souffre.
Citation de William Shakespeare ; Beaucoup de bruit pour rien (1600)

C’est un jeu d’ombres et de lumière entre elle et moi.

Est-ce une chose curieuse ? Forcement, c’est une des composantes de ma vie. Fidèle, elle me chicane, me ricane et en même temps elle tente de m’accompagner. Elle me renverse si souvent. Me met la tête a l’envers sans cesse. Ma douleur, je la garde comme s’il s’agissait d’un trésor de guerre ; je la regarde enfouie au fond de moi, tapie au creux de mes tripes. Je la connais et l’accepte en tant que telle. Je la côtoie parfois. J’ose lui faire face. Je lui tiens tête chaque jour qui passe. Elle ne rend pas les armes, moi non plus.

Quand je suis née je n’étais pas une enfant désirée. Évidement, j’ai du grandir avec cette image là de moi. En sachant cela. On m’a appris à m’effacer devant les autres. On m’a appris également que tout ce que je disais n’avait en soi pas de valeur, ou si peu. Tout ce que je pouvais dire mentait. Je me souviens qu’aucune attention n’était portée à mes propos, et là, je ne parle même pas des idées. C’est bien simple, c’est comme s’il n’y en avait pas eu. Je fais partie de ce genre de femme qui a besoin de sublimer l’amour, j’ai besoin d’admirer celui que j’aime. Observant leurs attitudes, je me tiens toujours à l’écart des autres.

Je crois qu’il s’agit en fait de les regarder vivre, être, voir les mimiques, les sourires afin de mieux aller à soi. On attend toujours le moment ou elle va nous ouvrir ces bras, immenses tentacules, pour nous embrasser. J’aurais toujours autant de caractère et de charme…et délicate.

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isabelle franc rttr

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credit photo : isabel cottet

 

 

la fleur au fusil 21 mai 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 48 min

Quand elle a débarqué, guillerette, la fleur au fusil, à ce premier rendez-vous, c’était juste avec l’intention de le rencontrer, guère plus. Cela faisait quelques années déjà qu’elle n’avait plus approché de mecs.

D’abord, c’est lui qui est venu à moi, et non l’inverse. Ce genre de souvenirs ne mentent jamais ; à la rigueur, ils mentent par omission. On peut bien omettre les prénoms mais pas les raisons qui font que les choses arrivent. Des les premières heures, il m’a fallut que quelques seconde, à peine, je l’ai aimé. Je me suis mise à ne penser qu’à lui. C’était troublant. De ces troubles qui jettent un voile sur vos certitudes et vous plongent de l’autre côté.

C’était lui parce que ses mots, c’était lui parce que sa voix, c’était lui parce que… tout était si naturel ainsi. Le tout consacré par cette attente aux aguets du moindre possible. Je ne sais pas vous mais en ce qui me concerne, je savais déjà que cette histoire était née pour durer. J’avais compris qu’elle n’était pas vraiment faite pour l’éphémère. On était dans la jouissance avant même d’avoir fait l’amour. De fait, cette liaison devait s’inscrire dans la continuité. Et tel fut le cas, elle allait florissante. J’étais parvenue à faire naître le désir, petit détail indispensable, ce souffle de la vie.

Tu m’embrassas de suite, parce que nous l’attendions tous les deux, l’étreinte dura l’après-midi entière. J’ai aussitôt plongé dans ces mots, dans ce regard rempli, de vide ou d’étincelles, qui me disait que j’étais belle, belle et unique, pour lui. Au fond, c’est ce que je recherchais depuis mes vingt ans, n’est-ce pas ?

Il lui a suffit d’être là ; à cet instant précis, de dire quelques mots, et puis, j’ai tout devancé. Tout imaginé, tout crée, tout dessiné, par mon simple désir. Ö comme je t’ai désiré des ces premières minutes. Ô comme j’ai pu rêver de toi chaque nuit. Quelle est donc cette mélancolie qui a envahi mon esprit ? Asservissement, et alors vous dirais-je ? Le capturant, oui, il a pris entres ses mains mon petit bout de bonheur, celui que j avais mis tant d’années à construire, anéanti en un rien de temps. Moi, un brin charmeuse, un zeste espiègle…

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isabelle franc rttr

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Fragments 20 mai 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 51 min

Certaines personnes, des philosophes pour la plupart, affirment que nous vivons dans un monde fragmenté.  Brisé. Morcelé. Par ricochet, les relations humaines sont en train de prendre  une tournure de plus en plus segmentées. Fissurées dans certains cas. Déchirées. Ne s’aime-t-on plus ? En sommes-nous arrivés à ce point  de non retour ? Ou sommes-nous devenus juste incapable de se relier les uns aux autres ?

Moi, je vous parle.

Muets. Ils se taisent. Désuets. Ils sont jetés aux oubliettes. Les mots semblent devenus transparents, inexistants, et dénaturés de tout sens. Écopés. Évidés. Ils prennent l’apparence de formes fantomatiques. Ils paraissent ne plus transmettre cette sensibilité, unique créatrice de ce lien invisible et indicible, entre vous et moi, mais reflètent ce vide contemporain. Comme une absence d’être, il faut sans cesse paraître. C’est juste histoire de donner le change. D’ailleurs, les mots ne sont pas les seuls. Comme face au silence, on ne peut que s’incliner. Face à l’indifférence, on ne peut que soupirer. Face à cette nouvelle vague il nous appartient de reconstruire l’existence.

Sur la pointe des pieds, doucement, tu avances sur ce qu’on te dit être ton chemin. On te le montre. Prends-le ! Je me mets donc à imaginer d’autres histoires que la mienne, dessiner d’autres circonstances et à chaque fois ce sont des sensations différentes, de nouvelles questions qui surviennent au fil de l’eau. Je me vois …

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Isabelle FRANC RTTR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

 

Pensée en vague 19 mai 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 04 min

Nos émotions sont toujours imprévisibles, dit-on. Il y a les ballets contemporains de Pina Baush, les livres intimes de Duras, les chansons à texte de Jean Guidoni , les paroles de Pierre Philippe et puis…. ma pomme, haute comme trois pommes, moi et mes longues heures de solitude. Ces interminables heures de lecture qui demeure mon activité principale. No sport. Je les traîne mais ce sont elles qui m’entraînent vers mes émois. En toute tranquillité, j’apprécie énormément de m’affaler dans mon canapé gris pastel. C’est d’une part moelleux, confortable, d’autre part reposant. Il épouse la forme de mon corps. C’est un réel délice de me lover dans ces creux qui m’enrobent. On peut tout faire ou presque dans un canapé. Danser, pleurer, bouquiner. De fait, je peux laisser vagabonder toutes mes pensées. Sans être déconcentrer par n’importe quelle interpellation.

Et je me dis une chose, que si j’attire autant de critiques acerbes, si acérées, si mesquines, c’est que les gens doivent forcement envier mon aplomb. Je sais – mais on peut toujours rêver. Je ne peux pas les empêcher ces reproches infondés. J’accepte de bonne grâce d’être jaugée telle un objet mais alors que ce soit juste et réciproque. Pourquoi donc me juger et pire, me condamner ? Je dois dire qu’il s’agit d’une histoire de petite fille, avant tout. Tout en moi énerve. Suscite agacement. A quinze ans, je n’étais pas une adolescente comme les autres. Un âge incertain sur un à-venir incertain, si lointain, qu’il est impossible de l’entrevoir. Et puis soudain, il a fallu que je me lève, me tienne droite, debout, et avancer altière et fière. J’ai du apprendre à aller à l’essentiel, laisser de cote tout ce qui était inutile et futile. Si on ne croit pas en soi il vaut mieux quitter cette vie terrestre. Je n’allais tout de même pas rester plantée la les bras croisés à attendre. Je me suis mise en quête de cette délivrance ; cette liberté acquise à nulle autre pareille. J’aimais la tournure que prenait les choses. J’aimais savoir que la roue tourne.

Je commençais à renaître en découvrant mille et une facettes de ma personnalité. Enchantée par l’ivresse qu’engendre toute nouveauté. 

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isabelle franc rttr

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Tu es vivante 18 mai 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 7 h 51 min

L’amitié double les joies et réduit de moitié les peines.

Francis Bacon

 

Quelle femme n’a pas un jour rêvée de vivre une amitié élégante et éternelle ?  Pour ce faire, il faut encore trouver une amie fiable, digne de notre confiance.  Existe-t-elle ? 

Pour cela, le mieux est peut-être de choisir au hasard une personne totalement ignorante  de vos projets.  Parce qu’il y a des périodes de votre vie ou vous vous sentez plus fragile, plus susceptible de tomber, sans forcément pouvoir vous en relever, cette fois-ci. C’est à ce moment précis qu’elle devient votre appui. Apprendre à se regarder dans les yeux de l’autre et savoir de suite ce qu’il convient de faire.  Ce qu’il est juste de dire. Trouver les mots adéquats. Juste cela et rien d’autre. Je vais tout faire pour parvenir à te trouver.  Je marche sans fin pour te dénicher. Je t’aime déjà tellement !

Tu es vivante, je le sais !

Tu es vivante quelque part. Je te respire comme aux premiers jours du printemps. Je saurai avoir ce courage qui fait tant défaut à notre époque. De temps à autre ton sourire me parvient. Si parfait. Si déterminé. Enjôleur et cajoleur. Est-il surfait ? Est-il surjoué ? Je ne le crois pas. Il y a des êtres pour qui le sourire est l’horizon. Sache que je reste fidèle à cette promesse éternelle que je t’avais faite devant l’inavouable. J’ai l’âme en joie. Primesautière. Je tressaute. Car c’est du manque de toi que je te ferai naître. J’ai mis si longtemps à le comprendre et accepter cette trahison. Tout au long de ma vie, il me semble avoir vécu par omission. J’ai fais fi de toute raison.

Les sensations les plus fortes sont les plus vraies.

 

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isabelle franc rttr

texte protégé par le droit d auteur

 

 

R.O ou Ruwen OGIEN 17 mai 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 18 min

« L’amour ne se commande pas, il n’est pas soumis à la volonté individuelle. » Ruwen OGIEN

Comprenez que sans lui, rien ne se ferait, dit-il.

 

Le hasard scintille comme la providence des gens de lettres et la noblesse de la littérature. Il fait se rencontrer les grands esprits philosophiques au coin d’une rue, ou dans une rame boa du métropolitain parisien. Certains y voient juste une coïncidence, là ou d’autres, peut-être plus instinctifs, affirment qu’il s’agit là d’un signe. Tantôt surprise, par ce non-événement, tantôt songeuse. Je me plonge dedans. Un wagon de métro est-il un lieu propice pour échanger philosophie  ou même évoquer la mort? Elle devint par ce même hasard cet unique lien avec lui. Il était dix-sept heures passées. Ligne 4 – direction Montrouge – milieu de la rame.

 J’étais déjà installée, je lisais, assise sur les fauteuils latéraux, quand je la vis monter quelques stations après. D’abord, toutes les places assises étant occupées, elle est venue à mes cotes se tenant à la barre métallique. Je n’ai pas vraiment prêtée attention. C’est après, une fois assise, qu’elle s’est mise à me sourire. J’aimais bien sentir près de moi ce sourire que je savais bienveillant. J’optais par conséquent pour lui répondre par un sourire à l’identique. Rien ne faisait plus obstacle entre elle et moi. Et tout naturellement, elle a fini par s’avancer vers moi, et m’expliquât que le livre avait capté toute son attention. Elle fit signe de la main et ajouta que j’avais bien raison de le lire. Tant d’enthousiasme de sa part me fit lui demander si par hasard elle le connaissait. Elle me répondit que c’était un ami qu’il était décédé la semaine dernière. La joie qu’elle éprouvait à cet instant ne cachait en rien sa douleur. J’allais lui demander son nom afin de prolonger cet instant, espérant la revoir, je la vis descendre.

À présent je sais que nous trois âmes se sont emboitées ad vitam aeternam. À l’infini je revivrais cette scène si brève mais si intense. Ce qui s’est passé est à jamais ancré. Voilà comment on avance  parfois. Cet artiste-là, je vais devoir l’aimer dorénavant puisqu’il s’est permis d’entrer dans ma vie.

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La fenêtre ouverte 16 mai 2017

Classé dans : Non classé — handiparisperpignan @ 8 h 11 min

Il est quasi inéluctable que notre vie se tisse parfois à celles des autres. Les fils se croisent, les cœurs aussi.

Cette fenêtre je l’ai laissée ouverte, afin que tu puisses l’enjamber à nouveau, revenir quand cela te chante, si tu le veux, selon ton désir, ta volonté et ton gré. Je ne te forcerai jamais. Je ne l’ai pas fermée, volontairement, même l’entrebâillée, à l’espagnolette, aurait été trop douloureux pour moi. Je me refuse à tourner la poignée, afin d’avoir encore la possibilité de respirer ton parfum, d’appeler ton nom, de hurler ton manque. Me laisse entrevoir encore une fois ton sourire enfantin.

Certes, il ne soulève plus guère ni tes robes fleuries, ni tes cheveux blonds mais il déguise ton absence en me parlant de toi. Tu étais mon regard, celui par lequel je pouvais sereinement regarder le monde. Tu étais cette force qui me manquait. Ce vent est parfois bien étonnant lorsqu’il s’approche du creux de mon oreille et me rapporte le doux son de ta voix, murmure reconnaissable entre mille, pour moi.

Pour toi, ma délicieuse amie, j’ai posé un voile sur les ratures du passé, gommé toutes nos bavures, les miennes comme les tiennes, sans pouvoir les effacer totalement. Toi, mon unique confidente, regardes, vois, avances, fais ce premier pas vers moi. Tu sais que je n’attends que cela. Je veux tellement croire que tu n’as rien oublié. De fait, j’ai espéré longtemps, j’ai attendu si longtemps que je me suis statufiée. Je suis devenue une momie de sel. J’ai continué à te parler, m’entendais-tu ? Et si tel était le cas ?  Je peux bien t’avouer que parfois la pluie pénètre par l’ouverture, je la laisse entrer, car je sais pertinemment qu’aussitôt après,  le soleil finit toujours par sécher ces quelques gouttes d’amertume.

 Et puis un matin, à travers la fenêtre, j’aurai peut-être la chance  d’entrapercevoir  ta silhouette qui me ferait un sourire, d’entrelacer tes cheveux dans les miens.

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Pont des soupirs 15 mai 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 8 h 04 min

La résignation est un suicide quotidien.”

De Honoré de Balzac / Illusions perdues

 

 

L’acceptation, la résignation ou la soumission ? De toute évidence, il nous faut choisir entre. La cloison entre ces trois états de mon âme me semble parfois si mince et si subtile que nous avons tendance à amalgamer ces trois versions. Les yeux baissés pour l’un, le regard braqué sur le passé pour l’autre et enfin celui dirigé vers les cieux. Implorant. Suppliant. Tout se tient, cet ensemble si bringuebalant, nos deuils, nos croyances et nos espoirs. Et si tout cela pouvait se résumer en un seul et unique soupir, de ceux que poussaient les prisonniers vénitiens lorsqu’ils traversaient le « Ponte dei sospiri » pour être jugés. Il y a en commun cette impossibilité de fuir, ou, comment, quand ? Nous nous forçons à mentir alors que nous n’y croyons plus. Et tant pis pour ces leurres, ces faux songes dont on ne s’empresse surtout pas de mesurer les conséquences. Brusquer, effleurer, goûter cet interdit procure à la vie toute sa saveur. Qu’importe le choc, l’amertume !!

Qu’importe le choc,l’amertume !!Qu’importe la position, la torture, c’est le prix à payer.
Qu’importe la douleur, la souffrance, puisqu’elles font naître la jouissance.

Quelle fabuleuse expérience que celle de la damnation ! A nulle autre semblable, ni pareille.

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isabelle franc rttr

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danser 14 mai 2017

Classé dans : litterature — handiparisperpignan @ 9 h 46 min

Il faut encore porter en soi un chaos pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante

Nietzsche

Dansez-vous ?

Vous savez, j’aime danser. C’est un besoin chez moi. J’ai longtemps pratiqué la danse, et vous ?

C’est ainsi qu’on danse, en voici les raisons.

 

Et puis, il y a l’art qui modifie de manière irréversible votre façon d’appréhender de la vie. Première étape concernant cette altération, on a l’espoir d’atteindre certains idéaux : cela en terme d’esthétique,  de beauté,  je parle aussi de vivre selon ces même idéaux. N’écouter qu’un certain genre de musique, jazz ou classique, par exemple.  D’ailleurs, il y a des musiques qui vous marquent à jamais.  Elles vous parlent de vous, de votre vie. Les notes récitent votre désamour, chuchotent un désespoir.  Et là vous vous dites un désespoir de plus, c’est rien. Il y a aussi toutes ces illusions qui vous habitent, qui vous font croire qu’on peut révolutionner le monde. Qui rend l’impossible tout à coup possible. Jusque-là tout allait bien.

Pour elle la vie n’avait de sens qu’a travers la danse. Ce déroulé de pas qui vous précipite inéluctablement vers vous. Cet enchaînement de mouvements exécuté devant la glace. Et puis il y a toutes ces heures interminables ou l’on répète. Peut-être est-ce pendant ces heures-là que la compréhension des choses s’installe ? Cela s’appelle l’effet miroir. J’ai osé. Ce que je  n’avais pas compris alors, c’est que ce rapport charnel relevait d’une nécessité extrême. Quand tu aimes quelque chose tu  te donnes à fond, tu te lances. Cette assiduité, cet enthousiasme, je n’avais pas envie qu’ils s’arrêtent la d’un seul coup, si brutalement.  J’ai osé. J’ai osé m’avancer vers ce reflet, me dire que c’était moi, mon corps, mes expressions. L’image que je donne à voir.

Bref, l’inspiration existe, la création résiste.

 

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Autre envie 13 mai 2017

Classé dans : Non classé — handiparisperpignan @ 6 h 58 min

« Il faut comprendre qu’il n’y a pas d’espoir et pourtant être déterminé à changer les choses. »

F. S. Fitzgerald

 

Autre envie qui me tient à coeur, dont je nourrissais, en catimini, le doux projet de vous parler, parce que cela me touche personnellement, c’est le handicap. Il y a pléthore de dissonances entre chaque individu. Chaque humain est constitué  de qualités et de défauts. Malheureusement, je le constate encore aujourd’hui, la différence fait peur. La maladie fait fuir. L’autre suscite une certaine gène qui peut aller jusqu’à la haine. Il n’est pas rare d’entendre ces mots « quelle horreur  » à  notre sujet.  A l’heure du règne impérieux de la beauté, être handicapé n’est pas franchement glamour. Aujourd’hui le débat fait rage sur l’acceptation de l’a-normalité comme vous dîtes. Parce que pour moi comme ces milliers d’être, cela n’existe pas, ou plutôt cela n’a pas lieu d’être, car le handicap, la maladie, font partie de notre quotidien. Ce quotidien est constitué de regards désapprobateurs, d’ insultes, de dépendance. Se trouver en situation de handicap n’est pas non plus réservé à quelques individus « monstrueux ».  C’est une donnée comme une autre; au même titre que la couleur des yeux. La différence n’est en rien séparée de la vie.

Chaque jour c’est une réconciliation entre soi et soi, mais aussi entre soi et les autres, l’extérieur. Parce qu’elle ne doit pas réserver un sort à part, ce qui est bel et bien le cas à présent. N’importe quel handicap, ou maladie, éclaire sur l’extrême fragilité de la vie, d’ou la nécessité  Bien obligée, je vis donc en dehors de toutes marques, de toutes normes et autres dogmes. Si vous pouviez une seule seconde imaginez les sacrifices et renoncements que cela engendre. L’enjeu est tout simplement de survivre dans un monde inadapté.

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Isabelle Franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités)

 

 

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