L’échec

23 octobre 2017
Evidemment, il existe de nombreux principes qualifiés de vertueux , moraux, ou prétendus ainsi, que les adultes ayant autorité nous inculquent, à cet âge ou on les croit encore, c’est-à-dire en qualité de simples enfants, et  qui nous orientent vers des chemins bien jalonnés, pavés, de bonnes intentions, comme cet enfer,  tant craint et redouté. Ce sont eux qui nous font passer pour des êtres raisonnables, sages et modérés donc normés, bien intégrés à la société ; dans un autre sens résignés. On peut voir la chose ainsi, tout est une question d’angle, de point de vue ou de champ de vision.
Mais à trop craindre ces représailles nous nous empêchons de vivre, tout simplement. À toujours agir dans  le sens de la vertu ou de la morale, nous devons passer forcement à côté de quelque chose. Qui n’a jamais eu l’occasion de se laisser tenter, de lâcher prise, de fléchir, aller une petite folie, lasse de sans cesse agir dans la retenue. La contrainte de devoir garder une certaine contenance s’avère être terrible. Un petit grain de folie ne fera jamais de mal à personne. Et puis il y a ces échos enfantins qui nous chuchotent d’oser parce que nous avons qu’une seule vie…et qu’il ne faut tout faire pour ne pas avoir de regrets. Toutes ces envies qui nous titillent, ces rêves qui nous démangent alors faut-il se lancer? Il faut bien les suivre à un moment …
Bien sur on craint de ne pas y arriver, et alors, il ne faut pas pour autant avoir peur de l’échec. Eux, ils sont toujours instructifs et intéressants. Chaque échec développe en nous sa propre force, et nous pousse à dépasser nos limites, franchir des cap, faire des choses incroyables. Qu’est-ce qui est parti alors ? Je déteste l’obéissance. Je hais la soumission. J’ai toujours été une espèce d’insoumise , ingérable, intraitable…enfant, je me rebellais, même si j’étais sure et certaine de perdre. Je me souviens n’avoir pas peur, ne rien craindre, de plus que le désamour de mère. Sans aucun doute, le reste à coté ne révélait pas autant d’importance. 
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Isabelle franc rttr
Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

Toute une histoire

22 octobre 2017
Mais quelle histoire !
Mais c’est l’évidence même, mon amour ! Â cet instant, je vais t’avouer une chose. Je crois que j’aime plus ton âme que ton corps ; et toi, tu désires tellement mon corps. Tu en raffoles. Je vais encore passer aux yeux des autres pour un mec pédant et prétentieux mais à ce stade de notre relation je ne peux honnêtement pas nier cette vérité. Si je veux rester sincère envers moi-même. J’ai toujours été de bonne foi. Tu en es devenu si jalouse. A-t-on déjà vu idée pareille ? Je sais comme il est important pour toi. Et tu aimerais tant pouvoir te l’approprier, comme chaque soir où tu te colles à lui, l’étreins, le caresses, le mordilles, plus ou moins fort. Je m’en réjouis pour moi.
Ceci étant énoncé, clairement dit et reconnu, cela crée un hiatus sur le plan sexuel entre autre. En moi, en toi, entre nous. C’est du négatif entre nous, à ce niveau-là. Tu sais voir tous ces hommes qui me regardent dans la rue dont les yeux fixent ma chute de rein, mes fesses…je pense là qu’il est inutile que j’en dise plus. Le truc c’est que je devine de suite ce qui leur passe par la tête. Où ils voudraient bien en venir, plutôt, en finir. Il y a parfois chez moi des fluctuances incontrôlables qui me plongent dans un brouillard épais, et il m’est difficile de gérer le flux de toutes ses pulsions ; vous n’avez pas idée de l’enfer que cela peut être au quotidien. Je ne peux empercher de les vivre au détriment de vrais sentiments. Il y a des choses qui vous touchent au plus profond de vous sans savoir vraiment pourquoi. Ô comme j’aimerai être un amant ardent, confiant et fougueux pour toi mais faute de psyché, j’ai donc appris à ciseler mes sentiments.
N’importe quelle histoire est belle, Toutes les histoires valent la peine d’être vécues. Aucune histoire n’est faite pour que l’on s’en remette. C’est là tout leur goût subtil, leur charme irrésistible. Mais quelle histoire.
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isabelle franc rttr
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Qu’est-ce que rompre ?

21 octobre 2017
À quoi reconnait-on la fin d’une histoire ? Je dirai à l’avalanche de questions qui nous tombent dessus un matin. Nous sommes assailli de doutes, de points d’interrogation, de … Qu’ai-je mal fait ? Que n’ai-je pas compris ? Pourquoi éprouvons-nous ce besoin de culpabiliser ? Et pourquoi n’en finirait-on pas ? Autant de questions plus sournoises les unes que les autres. Elles s’appellent l’une l’autre, se répondent ou s’interpellent. Mais qui forcement un jour ou l’autre parviennent à nous.
Elles viennent en fait perturber le bon ordre. Pourquoi cherche-t-on à ce que cela dure pour l’éternité ? J’avoue que ce fol espoir m’habite comme tout à chacun. Il y a ceux qui te disent ce que la majorité te dit : un de perdu, dix de retrouvé. Et les autres, ceux qui savent la douleur, ceux qui ont sans doute déjà expérimenté…soit parce qu’ils ont commis eux-mêmes le délit, des bourreaux, soit en victime…eux, se montrent plus empathiques. Ils font preuve de compréhension, d’attention.
Je refuse cette soumission. Je ne vivrai pas la boule au ventre, la peur de te perdre au hasard des rencontres ; ces mecs qui se font de plus en plus insistants, j’imagine que les gestes seront les mêmes, les mots idem. En est-il de même pour l’intention ? Ce qui change l’intention et le désir, voilà. Ou ? Quand ? Elle s’étiole…elle s’étire, se répand. Avec l’espérance de vie qui rallonge, il est bien difficile de passer sa vie entière auprès de la même personne. Il faut bien se faire une raison.
Ce côté éphémère des choses, cela demeure encore un tabou, c’est encore inacceptable pour bon nombre. Il restera des instants pour ne rien oublier, des chuchotements qui nous ferons sourire,brièvement, et des traces…un sourire craquant, un regard transi, un orgasme intellectuel, que sais-je ?
 
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 isabelle franc rttr
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citation

20 octobre 2017

La philosophie, c’est ce qui permet aux riches de dire que ce n’est pas un malheur d’être pauvre.
William James

O…comme

20 octobre 2017

Mea culpa

Tu es un homme sexuel…Oui, je sais cela, que tu vis loin, à quelques kilomètres de Paris, que tu ne viens que rarement à la capitale, pourtant tu adores cette ville, garante de ton anonymat, que tu es déjà bien occupé par des tas de choses, à gérer, à faire, d’autres impératifs, à terminer ; tu as certainement d’autres priorités, mais je sais aussi que tu me manques terriblement. À peine avais-je levé les yeux sur toi que déjà tu m’avais échappé. Non, je n’ai nullement tenté de t’attraper, pour cela il aurait fallu que je sois un homme, pour que ton regard de papillon se pose sur mes ailes. À seize ans, tu as su vers quelle orientation déviait ton désir. Ce truc qui suscite l’excitation.Tu es un homme débordé qui déborde et débordant. Tu le dis, et je te crois. Je ne devrais sans doute pas le jeter en pâture ici, l’avouer ainsi, livrer à brut cette émotion, parce ce que l’intime ne se dévoile qu’à un autre intime, reconnaître l’intensité du manque. Cela peut paraître effrayant à certains, sembler étouffant à d’autres. Parce que l’on ne sait jamais comment cela va être perçu, reçu par l’autre. Entendu. Mais pourquoi ne serait-ce pas bien ? Tu me présentes souvent tes excuses, je les accepte, tu sais si bien trouver des prétextes par ailleurs…que j’en oublie qu’ils sont faux et fallacieux. Mais quelle sorte de douleur m’apportes-tu ? J’aimerais, si cela te faisait plaisir, refermer cet obscur sentiment, troublant et pénétrant, comme on replie un parapluie. Le rouvrir le cas échéant. Est-ce ce que tu souhaites ? Et si nous fonctionnions comme ça ? Cela te déplairait-il ? Tu n’es pas de la pire espèce, de celle qui trahit. Il y a cette impossibilité que je lis dans ton regard. Et toi, peux-tu me dire ce que tu perçois dans le mien puisque tu le foudroies. Puisqu’il me traverse et me laisse sans aucune consistance. Apeurée face à toi tel un petit animal sauvage. Terrorisée. Comment ai-je pu oublier que c’était toi, qu’il s’agissait de ce jeune homme qui lutte sans cesse, et que moi je serais celle qui lutte avec toi. Ceci, je sais que tu le comprends. Parce que pour moi, rien n’est plus beau que ces mots que tu alignes, ces émotions que tu déploies, et tout cet amour que tu répands aux quatre vents…sème-le, il te reviendra. Il est d’une immensité marine. Ta sensibilité est juste autant inouïe qu’infinie.
 

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isabelle franc rttr
Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

Si dur d’être une femme…

19 octobre 2017

Ah .. que c’est dur de vivre en étant une femme.
 
Mais que voulez-vous ? Cherchez- vous à ce que ces femmes se fassent justice elles-mêmes, non mais sans blague ? Elles finiront par le faire si elles se sentent rejetées, incomprises. Vous pensez qu’en dénigrant leurs paroles vous les aidez ? C’est clair qu’elles vont se sentir écoutées, défendues, non jugées…tout ceci est d’une tristesse qui m’accable ! Vous ne faites preuve d’aucune bienveillance à leur égard, pourquoi ? 
 
Parce que leur dire : c’est mal ce que vous faites, ne me semble pas être le meilleur moyen de leurs montrer notre soutien. Les pointer du doigt  mais c’est tout simplement horrible après ce qu’elles ont subi. Ce n’est pas accueillir leur souffrance, leur malaise…vers qui peuvent-elles se tourner, alors ?  Je remarque que les femmes ne sont pas aidées, la preuve ! Au contraire, elles doivent se justifier de tout parce qu’on leur demande de rendre des comptes.
 
Et puisque certains évoquent le terme de « délation », sachez que vous les tondez une seconde fois… J’espérais que nous étions enfin sortis de ce schéma archaïque qui consiste à tout ramener à une certaine période de  l’histoire. La délation désigne une dénonciation méprisable et honteuse. Elle consiste à fournir des informations concernant un individu, en général à l’insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l’éthique et donc honteuse. …
Pourquoi agissez-vous de cette manière ? Le combat qu’elles mènent est périlleux, douloureux mais surtout courageux…et elles le ménent. Elles méritent qu’on souligne leur bravoure.
 
ftallab2012
isabelle franc rttr
Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

pensée du soir

18 octobre 2017

« Lorsque tu croiras en toi, tu sauras comment vivre heureux. Lorsque tu croiras en ta valeur, tu n’auras plus besoin du regard approbatif de l‘autre afin de te sentir précieux. » Charlotte Saintonge

Marie T.

18 octobre 2017
Pour celles qui doutent encore…et toujours, le regard de Marie T. devrait vous en dire long. Il est là pour nous inciter à ne pas se poser la question mais plutôt à combattre. A faire front ! Il ne faut pas confondre les oppressé(e)s et les oppresseurs. Je m’interroge : pourquoi protéger ces êtres soi-disant « humains » , et là j’ai honte de faire partie de la même humanité, qui ne sont pas des hommes ? Il n’y a rien à dire face à l ’éternel silence de Marie .
Ces yeux là nous invite, avec toute cette tendresse que l’on peut y lire, à s’unir pour ces femmes. Evidemment, il est de notre devoir de soutenir cette parole qui se libère. Le malheur de l’une doit être le malheur de l’autre et par ricochet, de toute. Si jamais l’union ne se fait pas les femmes et toutes les femmes seront alors perdantes. C’est l’Humanité toute entière qui y perdra en noblesse, en honneur, en courtoisie.
Certaines critiques virulentes que je lis me navrent, m’attristent, je suis à la limite de ne pas les comprendre mais… quand on mène une guerre, et c’est le cas en l’espèce, choisit-on toujours les bons moyens, ceux qui sont adéquates ? N’utilisons-nous pas ce qui est à notre disposition, à portée de main avant tout ? Bien entendu, ceci à défaut d’avoir la possibilité de pouvoir agir autrement. Comment aborder cette souffrance sans passion quand on sait les ravages qu’elle engendre?
N’est-ce pas là la simple traduction d’un ras le bol ? D’une douleur trop longtemps retenue, contenue et tue ? C’est un trop plein. Imagine-t-on la vie quotidienne de ces femmes ? Et non, elles ne savourent pas chaque jour de maniere sereine, non, encore, elles ne goûtent pas les plaisirs simples de la vie parce qu’il y a cette blessure en elles qui coulent sans cesse, tout simplement.
Il y a d’un côté celles qui défendent leur propre jouissance et de l’autre celles qui vont œuvrer de manière symbolique dans un intérêt général et collectif. Apparemment, il n’y a pas d’entente possible.
Ces derniers jours, ce que je vois, l’égalité disparaît, peu à peu, une certaine humanité s’éteint petit à petit et personne n ’éprouve le besoin de réagir ? On peut se demander si la ménagère des années 50 n’étaient pas plus protégée que la femme actuelle. Les femmes paient le prix fort leur liberté. Nous avons une sacrée responsabilité par rapport à cette demande émergente qui va crescendo.
C’est un cri
Et un cri s’est fort, c’est bruyant
C’est fait exprès pour être entendu.
A qui doit-on en vouloir ?
Après avoir étudié la condition des femmes dans tous les temps et dans tous les pays, je suis arrivé à la conclusion qu’au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur demander pardon.”
Alfred de Vigny
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isabelle franc rttr
Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités). 

Question

17 octobre 2017

Et si juger la manière de nommer c’était accepter l’acte ?

Me sentirais-je complice ?

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La tête à l’envers

17 octobre 2017

Encore une de ces histoires où les cœurs s’emballent et les sourires soupirent dans ce monde à l’envers. J’aimerais tant pouvoir inverser le cours de cette histoire, avoir cette chance, détourner les aiguilles du temps, et si je mens, faire en sorte de t’aimer mieux, plus fort, plus vrai, si cela est encore possible dans ce monde à l’envers. Et si c’était à refaire, comment faire ? C’est juste le regard que je pose sur la réalité qui s’avère être bien différend de celui que je pouvais avoir auparavant, plus nuancé, plus élevé, plus cynique, un brin peut être ? En prenant de la hauteur, on apprend à ne jamais tricher. Avec elle, on ne ment pas. Moi je ne sais pas jouer. Être autrement que dans un rapport quasi pathologique à la vérité. Simuler. Dissimuler. Exhiber. Cacher. Ou est donc la honte ? La culpabilité ?
Parce qu’aimer ne doit être ni léger, ni ludique, ni labile . On craint d’associer sentiment et ressentiment, amour et désamour mais ce ne sont-ils pas que les deux faces d’une même et unique pièce, n’est-ce pas ? Tout l’enjeu consiste à savoir composer avec l’un comme l’autre quelques soient les circonstances, les aléas.
Bref, la vie est courte, mais on peut la rendre belle, sublime ou extraordinaire. Il suffit de savoir contempler les étoiles, parler aux fleurs, entendre le chant d’un oiseau silencieux…aimer celui qui ne nous aime pas.
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Isabelle franc rttr
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