Sommes nous sociables ?

22 août 2017

Faîtes-vous partie de ces individus que l’on qualifie volontiers de sociables ? Vous êtes estimés, appréciés et entourés. Vous vous faites de nouvelles relations facilement. Si je pose cette question, c’est que pour certains, il semblerait que cela ne soit pas aussi évident. Qu’est-ce qui va de soi ? Clairement, cela ne coule pas de source. Ce principe basic ne semble pas être totalement acquis, ou du moins accepté. Alors que pour moi, s’il y a bien une évidence, c’est que l’on rencontre toujours les autres par l’intermédiaire d’une tierce personne. On est mis en relation. À de rares exceptions près. Je ne conteste pas que celle-ci sert de lien, elle est ce fil tenu entre les deux, ce qui relie.  Et alors ? Ça se passe toujours ainsi, n’est-ce pas ? Est-ce pour autant qu’on la considère comme une porte d’entrée ? Non, bien sûr que non.

 

Qui ne s’est pas entendu reprocher au moins une fois par une amie proche de lui avoir volé sa copine…et la célèbre phrase : je l’ai connu avant toi !’ Ah bien ! D’accord, je te laisse la primeur dans ce cas, comme si c’était aussi simple, et qu’il suffisait de brandir l’antériorité pour obtenir gain de cause. Serait-il envisageable de voir les choses autrement que dans ce rapport de forces ? En quoi l’amitié est-elle une affaire de date ?  Depuis quand ? N’est-ce pas plutôt une question d’affinité ? Une question d’intensité ? De choses à partager ? À échanger ? Je connais des amies depuis la classe de CP sans pour autant être proches, et d’autre,  connues beaucoup plus tard, qui elles, sont vite devenues des intimes. Des confidentes pour certaines. Comme me le disait un ami récemment : que veux-tu que j’ai à partager avec untel ou trucmuche ?  C’est un peu comme dans un couple, il faut savoir regarder dans la même direction.

 

Êtes-vous à l’aise en société ?  Vous appréciez les mondanités et autres cocktails.

 

J’avoue avoir du mal à tenir une conversation si je ne suis pas dans un climat de confiance. Je dirai des banalités, sans grand intérêt. J’ai bersoin de connaître les gens. Par contre je suis beaucoup plus prolixe en petit comité, ou je me sens plus libre car plus sélectif, je me sens sans doute moins jugée. Il est temps d’aller au fond du problème. A-t-on un quelconque droit de préemption sur nos ami(e)s ? N’est-ce pas là un signe de jalousie, d’exclusivité, voire un brin de possessivité ? Et comme personne n’appartient à personne…

 

Je ne doute pas une seule seconde que la personne se sente trahie ou lésée.  Je peux parfaitement imaginer ce ressenti. J’ai juste envie de leur dire : pense donc à l’image que tu renvoies de toi à une amie, par n’importe laquelle, mais une personne qui t’aime qui a de l’affection pour toi., qui a pu t’apporter quelque chose. Es-tu sérieuse ?  Et puis prendre un café, une heure avec quelqu’un ne signifie pas grand-chose. De fait, il faut bien plus pour construire une amitié solide et durable, et en particulier loyale, à l’épreuve de toutes  sollicitations.

 

Bref, une amitié doit se construire alors pourquoi chercher à la détruire ? C’est juste bon à semer la zizanie.

J’ai peur que tu m’abandonnes. J’ai peur que tu me trahisses.

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isabelle franc rttr

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Se connait-on ?

21 août 2017

Qui pense se connaître ? Combien de fois me suis-je sentie honteuse face à un recruteur qui vous demande vos défauts. On les connait tous mieux que nos bons cotes. Chacun de nous possèdent de multiples qualités, je préfère parler de vertus, entre nous, je trouve cela beaucoup plus charmant. Même si nos aînés peuvent l’observer relativement vite, de par leur propre expérience, nous, on s’en aperçoit petit à petit. Ce que eux savent, nous, il nous faut le découvrir.

On commence par se faire une remarque, un matin, au hasard , on s’étonne, « tiens, je ne me savais pas si patiente», on émet un rire quelque peu gèné, comme si on se disait non c’est pas possible… et puis quelques temps plus tard, cette évidence vous saute aux yeux, cette prise de conscience va alors provoquer un mal être. Alors comme pour vérifier la véracité, on va des lors faire attention à ces détails qui finissent par nous en dire suffisamment long sur nous. Sera-t-il nécessaire d’aller chercher confirmation auprès des proches, amis, collègues etc.. ? Un trait de caractère se dessine. Une personnalité voit le jour. Une intériorité est en train d’éclore. On peine à y croire, on met longtemps avant d’admettre. On s’apprivoise.

Le caractère ressemble-t-il à des sables mouvants ? Il peut être changeant, modifiable, cela arrive souvent face à certains chocs. Bien des fois j’ai été sidérée par ces sautes d’humeur, et en même temps fascinée. J’étais subjuguée par ces découvertes, il faut croire qu’on se connait peu. Qui peut prétendre se connaître à fond ? On est là pour apprendre, évoluer..jusqu’à la der des der. On n’a pas jamais fini et heureusement, sinon que la vie serait ennuyeuse, monotone et triste ! C’est bien ces changements qui font que la vie ne soit pas inodore, incolore et sans saveurs. On vit dans une perpétuelle progression, vous pouvez appeler cela avancée, peu importe le terme, reste l’idée de ce mouvement ascensionnel.

Certaines qualités se révèlent parfois au grand jour, je pense au courage, d’autres sont là pour faire face au quotidien, la patience, par exemple. Certaines ont besoin de temps forts pour s’exprimer, la bravoure. Il ne tient qu’à nous d’en faire bon usage.

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isabelle franc rttr

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La faim justifie-t-elle les moyens ?

20 août 2017

Est-ce que la faim justifie les moyens ? Apparemment, oui. Je peux vous dire que certains sont prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. Ont-ils des limites ? Sincèrement, je me le demande. Je me rends compte au fil des échanges, que j’ai ces derniers temps avec des ami(e)s,des vrai(e)s, que bien des gens sont de plus en plus stratégies. S’ils ne l’étaient pas, ils le deviennent. Ils sont ce qu’il est convenu d’appeler : calculateurs. Tant mieux pour eux ! Perso je ne les envie pas. Je les plains plutôt !

Eux, ils vont se mettre à fréquenter les gens uniquement par intérêt, ne faire que ce qui peut leur apporter quelque chose. Vous n’avez d’autre valeur à leurs yeux. Ils vont sont montrer sous leur meilleur jour, gentil, serviable etc…Se pensant au dessus des lois mais plus encore supérieurs aux autres, ils s’autorisent à faire du mal.

Evidemment, il est clair que ceux-ci n’éprouvent aucuns scrupules, ni aucuns regrets. Je ne vois pas la moindre trace de honte. Ils n’hésitent pas une seconde à descendre leurs prochains, peu importe le degré du lien, père, mère ou amis, du moment que ceux ci se trouvent sur leur chemin, ils éliminent tout obstacle.

J’avoue ne pas avoir reçu ce type d’éducation et je n’ai pas acquis cet état d’esprit. Je ne fonctionne qu’au feeling. Seuls pour moi comptent les sentiments et l’empathie dont sont capables les gens. CA reste pour moi un marqueur fort. Autant vous dire que si j’avais eu des enfants je les aurais également éduquer dans czet esprit de bienveillance d’entraide, et non de compétition .

Bien sur qu’il faut aussi s’adapter au monde réel, cela ne signifie pas pour autant qu’il faille renier ses valeurs. Je n’arrive pas à faire du mal y compris après avoir reçu des coups, juste pour me défendre. C’ est bien aiu dessus de mes forces. Je ne suis même pas sure que ce soit bien si j’y parvenais un jour, je le regretterais longtemps je crois.

Chacun est comme il est.

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isabelle franc rttr

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Faut-il se remettre en question ?

19 août 2017
Nous avons tous, les uns et les autres, nos petites habitudes, et elles sont sacrées, ce train-train routinier qui nous rassure plus ou moins, ces rituels qui visent à nous apporter un quelque conque réconfort, voire une sécurité psychologique. Genre le film Mon oncle de Jacques Tati. Évidemment, le but du jeu est simple : l’objectif consiste à calmer au maximum ces angoisses qui nous envahissent, nos peurs et nos craintes. Il s’agit de mettre un frein à tout ce qui est anxiogène.
Bien sûr nous  avons besoin de ces riens, des détails, qui peuvent paraitre insignifiants aux yeux des autres mais qui pour nous sont tres utiles et ont donc un grand intérêt. D’ailleurs on ne pourrait pas s’en passer, comme il serait absurde d’essayer de le faire ! D’ou la principale diffculté de se remettre en cause.
C’est un escalier intérieur qui nous mène au delà de nous même. J’en imagine les marches
Apprendre un nouveau logiciel peut sembler difficile, il en est de même si on change de lieu d’habitation, ou de lieu de travail. On perd ses repères. Cela engendre du stress. Il y a un laps de temps de flottement, le temps de recréer ses reperes. Ce n’est pas qu’un simple changement. Ce sont de véritables remises en question qui s’avèrent au final bénéfiques parce que formateurs.
Je suis d’accord et je reconnais  que cela nécessite quelques efforts, c’est même fatiguant car quelque part on se met en danger. Il faut alors oser se tromper, oser recommencer, refaire jusqu’à ce que nous ayons intégré ces nouvelles informations. Souvent on le fait parce qu’on nous y sommes obligé : l’employeur, l’entourage familial ou amical. Parfois ce sont des contraintes extérieures qui nous poussent. Je me rends compte que cela constitue une réelle chance parce que j’y vois une occasion d’évoluer.
Beaucoup d’événements peuvent donner lieu à une remise en question tout au long de notre vie.
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isabelle franc rttr
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Ton sourire

18 août 2017

J’aurais tant voulu continuer de recueillir tes confidences au lieu d’être tenu de perpétuer ton silence, ce feu entre toi et moi. Est-il seulement possible de les inscrire dans mes rêves pour ne pas qu’elles s’envolent à jamais ? Avec mon cœur les kidnapper, les capturer tel de jolis papillons pris dans les mailles de filets… pour à tour de bras te sauvegarder. J’aurai fait de toi un mythe, oui j’en étais capable.

Ne peux-tu discrètement ressortir ce sourire qui me faisait tant pâlir, ne serait-ce qu’une fois encore, comme une faveur, l’ultime, la dernière avant la vraie ? J’aimerai tellement le voir ressurgir. Durant ces années, je ne t’ai jamais rien demandé, te souviens-tu, rien ? Ce sera l’unique souvenir que j’emporterais de toi, parce qu’il est tes peurs, tes joies, tes larmes, tout à la fois. J’aurais tant aimé pouvoir rester suspendue encore et toujours à tes éclats de rire, accrochée à nos fous rires.

Je n’étais que l’empreinte de tes pas,  les embruns de tes yeux mais aussi le sel de tes mots et le miel de tes gestes. Pour pouvoir continuer il aurait fallu que je détourne le regard, que je ne regarde plus en  direction de notre passé, poser mes yeux ailleurs, mais ou exactement ? C’était toi ma ligne d’horizon, mon humeur, mon enthousiasme, n’est-ce pas ?

Après, j’ai fini par comprendre que je cherchais, inconsciemment, à me substituer à ta mère, cette magnifique femme, belle, élégante et sportive – pas à en prendre la place – nullement. Comment oserai-je me comparer à celle qui fût ce modele ? Ce désir a quelque chose d’insensé. C’est fou. J’affirme avoir cette prétention avec humilité sans pour auatnt chercher à recouvrir ou effacer sa trace.

Ô combien je souhaiterai pouvoir te donner un amour égal au sien, un amour si particulier, total, impérial, je crois, un don de soi en quelque sorte. SI ce n’etait cette douleur aujourd’hui que je porte comme on porte le deuil de ce qu’on a de plus cher. L’abandon répété, revécu, ad libitum.

Cet amour là n’est pas pret d’etre rassasié.

Cet amour là n’est pas pret d’etre rassasié. Qu’attendais-je de toi ? Il est bien évident que je suis trop émotive et sensible, alors quand le jeu affectif tourne au combat, je m’incline.

 

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Isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

 

La sauvagerie maternelle

17 août 2017

« Dans cet essai paru en 2001, la philosophe et psychanalyste Anne Dufourmantelle, disparue en juillet 2017, exposait au grand jour le versant noir de la maternité. Selon elle, tout enfant est abandonné, dès qu’il vient au monde, à la part sauvage de sa mère. “La Sauvagerie maternelle” est cette force dont la femme n’a pas la maîtrise. »

Aujourd’hui, je vais bientôt fêter mes 50 ans, ce n’est qu’une question de jours, largement l’âge d’avoir eu un ou plusieurs enfants. Seulement ce n’est pas le cas vu que je n’en ai pas. C’est un fait. Je ne suis pas sûre qu’il faille être mère pour trouver à cet essai un quelque conque intérêt. En toute honnêteté, je ne la connaissais pas, même jamais entendu son nom, auparavant, avant ce tragique événement qui l’amenât à moi : sa noyade. Ce fût durant cet été à Ramatuelle.

Je n’avais aucun à priori. J’ai été prise dans une incroyable et surprenante lecture sur ce thème de la maternité, tant décrié, objet de convoitise. Sujet  trop peu exploré à mon avis, et qui mériterait beaucoup plus d’attention me semble-t-il. Certes, il existe déjà moult livres donnant des conseils, mais ce n’est pas de cela dont je parle. C’est plus profond. C’est un très beau livre, bâti à partir de témoignages, de ces histoires vécues par ses patient(e) s, qui recouvre toutes les apparences d’un roman. Ce qu’elle nous raconte c’est, en fait, l’histoire de toutes les femmes, ces mères et ces enfants, fille ou garçon, car oui c’est forcément la nôtre aussi. À travers ces lignes, elle dévoile ce qui ne se voit pas, cet invisible qui nous construit chacun.  C’est un subtil jeu de miroir qu’elle nous propose car on ne peut s’empêcher alors de procéder à une petite auto-analyse, du moins  chercher ce qui nous a été transmis à nous, et, de se demander ce que nous serions susceptible de transmettre.

Évidemment,  je conseille vivement  la lecture de ce livre à toutes les mères et en particulier aux futures mères afin qu’elles sachent quelles  « atrocités »- ô le vilain mot – quel héritage serait plus correct- elles vont transmettre malgré elles. Mais également aux pères qui pourront ainsi comprendre un peu mieux ce lien existant entre mère et enfant, qui parfois leur fait tant peur je crois.

Pour tout vous dire, moi qui ne l’avais jamais lue, cette femme m’a tout bonnement conquise, sans conteste, son style est une invitation à lire un second.

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Isabelle franc rttr

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La dénégation, serait-elle le fruit d’un laisser-faire ?

16 août 2017
« Un sourire fait fondre la glace, installe la confiance, guérit les blessures ; c’est la clef des relations humaines sincères. » (Voltaire) 
La dénégation, serait-elle le fruit d’un laisser-faire ?
Déni de gorssesse, déni de deuil etc .. .ce mécanisme psychique tend à abolir la réalité mais surtout à négligerses impacts. On est dans le déni.
Le déni a toujours eût cours. De tout temps il a existé, histoire de maîtriser, plus exact que modérer, les réactions mais là, c’est pire que tout, il me semble que l’on a atteint le pompon. C’est le summum ! Cela prend des proportions inimaginables, voire ridicules. Bien entendu, la dénégation est souvent comparée à une sorte de résignation, ceci la rend-elle justifiable ? Faut-il pour autant ne rien dire : se taire et accepter? Non ! On évite. On esquive. Être dans le déni n’arrange rien, jamais rien.
Mais comment ne pas se choquer devant tel comportement, en premier lieu impulsif, si violent et agressif, on le qualifiera de spontané, ne pas s’offusquer en entendant tel ou tel mot : injure, provocation etc…tous ces actes gratuits, trop souvent haineux. En lieu et place on a pratiqué la politique de l’autruche, on enfouit la tête dans le sable, voilà, on assiste à un certain laisser-faire faisant fi de tout le reste. Ne rien voir, ne rien entendre,ne rien dire. Dorénavant on aurait donc acquis un droit, inscrit nulle part mais bel et bien vrai, réel  parce que tangible: tout se permettre au nom de son désir,
Désir ou pulsion ?
Là est la question.
Comment peut-on croire qu’en agissant de la sorte, en frappant, en insultant, en imposant, le monde serait susceptible d’avancer vers plus d’humanité ? Que doit-on faire face à cette violence ordinaire qui repousse sans cesse de plus en plus les limites, jusqu’où ? La banalité de ces incivilités est devenue insupportable et l’intensité pénible.
Réagir c’est juste poser des limites à l’autre. Il est nécessaire de dire stop afin de protéger l’intégrité aussi bien physique que psychique de chacun. Aurait-t-on atteint le degré maximum de soumission ? Ô comme je l’espère ! J’attends un sursaut !
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isabelle franc rttr
Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

citation du jour

15 août 2017

“Tout refus du langage est une mort.”
Roland Barthes

 

merci Chris GERBAUD

La sexualité, ultime lieu de la domination masculine?

15 août 2017
La sexualité, ultime lieu de la domination masculine?
Oui. C’est évident.
J’adore cette question. Elle ne va pas manquer de soulever, je pense, bien de vives réactions, diverses, néanmoins je ne la trouve pas si fausse en soi.
Depuis quelques années, la femme a acquis de nouveaux droits, elle a gagné l’égalité dans bien des domaines : dans la vie publique avec le droit de vote et la parité politique et l’accès à des postes ministériels ; dans la sphère privée avec le droit à l’avortement et les congés maternité ou encore plus récemment le droit de conserver son nom ; ce sont certes de grandes avancées et qu’il faut à tout prix conserver mais est-ce tout ? Est-ce suffisant ?
Cependant, s’il demeure parmi tous un domaine où tout reste encore à faire c’est bien celui de la sexualité, cet espace intime qui selon moi reste encore sous l’emprise du régime patriarcal. Je sais : je vais en excéder plus d’un, tant pis ! On m’a déjà dit que je faisais trop de bruit.
Lorsque l’on parle de sexe, sujet ô combien sulfureux, épineux et fâcheux, il faut admettre qu’il existe un rapport de force entre les genres. Là où les femmes peuvent se croire libres, elles ne font que répondre depuis des millénaires aux injonctions de la gent masculine. Avouons que la liberté de la femme n’est pas encore libérée malgré des acquis que certains aiment à remettre en cause régulièrement, ça part et ça revient.
Avoir pleinement conscience que la sexualité féminine porte en elle une lourde sauvagerie : l’honneur, le romantisme et le sérieux, qualités tant attendues d’une bonne épouse et mère au foyer et sans doute sont-elles les garanties d’une vie stable et rangée. À ceci il faut ajouter la disponibilité. Et non on n’est toujours pas sorti de ce schéma archaïque mais si contemporain. En arrière fond on aperçoit toujours l’image de la mère et la putain. Elle est accusée de tous les maux…difficile à assumer.
Ô comme il serait nécessaire et bien utile de casser ses stéréotypes, briser ses schémas qui emprisonnent les femmes dans un leurre dans lequel elles restent séquestrées. Notre société oublie-t-elle, omet ou dénie, ou refuse-t-elle de voir la sexualité féminine en face. ? Ou plutôt ils savent que nous sommes leurs talons d’Achille alors ils éprouvent le besoin de nous encadrer en nous imposant leurs règles du jeu, leurs visions. 
On les condamne.
« Rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine
Rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine. »
Claude Nougaro
 
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isabelle franc rttr
Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

La laideur est-elle une insulte pour les autres ?

14 août 2017
« La laideur, c’est une insulte pour les autres. 
On est responsable de son physique » 
(in « La Collectionneuse » de Rohmer)
Quoi 
Dîtes-mois que je rêve !
J’hallucine !
Il faut que je me pince.
La laideur est-elle une insulte pour les autres ?
Non, mais ca va pas de dire ça ! Pour moi, qui mesure à peine 1m40, lire une telle assertion ne peut que me faire bondir. C ‘est totalement moche, bête et insconcient d’affirmer de telles horreurs, n’est-ce pas ? En tout cas, cau delà du mal etre et du danger, que cela ne manque pas de créer chez les adolescentes, cela montre que certains vivent, et c’est encore le cas aujourd’hui, dans des idéaux, quelque chose d’exclusif et non d’inclusif, comme une fantasmagorie, avoir un corps idéal voire parfait.
Faut dire aussi, on ne cesse de nous harceler de toute part de photosgraphies de ces mannequins au ventre plat, aux formes inexistantes, certes retouchées à l’aide de Photoshop ou tout autres logiciel, mais à cela personne n’y pense, et donc l’image s’impose à nous telle quelle. Je regrette que le culte du coprs puisse avoir encore de beaux jours devant lui. Et puis, j’aimerai bien que l’on m’explique en quoi on est responsable de son physique ?
Désolée si mes propos déplaisent mais je dis la vérité. Ëtre grand ou petit, gros ou mince ne sont pas des choses dont nous sommes responsables car nous ne les choisissons pas. Est-ce de ma faute si mes parents mesuraient chacun moins d’1m60 ? Et si je voulais je pourrais grandir.. c’est ca ? Je veux rester petite et surtout encore subir tous les désagréments que cela engendre au quotidien.
Que je veux dise encore, quand j’etais jeune, alors insouciante, je rêvais de devenir hôtesse de l’air. Un rêve de gosse, quoi, personne n ‘est parfait ! J’ai toujours eu une fascination pour les avions et je voulais voyager, je serais tombée amoureuse d’un commandant de bord etc… Vous imaginez la déception…
Bref, chacun est comme il est, tant mieux, et il n’est pas permis de juger qui que ce soit sur son physique. Ceux qui disent de telles aneries devraient avoir honte et constater les dégâts que de tels mots générent. Bien entendu je parle de ce diktat de la beauté et ces criteres de beauté qui laissent sur la route des tas d’adolescentes, en souffrance . Ont-ils seulement suffisament de consicence pour voir combien ils sont irresponsables ! Combien les idées qu’ils propagent sont néfastes et dangeureuses !
Et qu’on ne vienne pas me dire patin coufin, et ceci, trouver des excuses là ou il n’y en a pas. Je ne vois rien qui donne une quelconque légitimité à de tels propos. Je ne lis que mépris et suffisance. Il faut apprendre l’indulgence, d’une maniere ou d’une autre il faut faire accepter la différence et la richesse de la diversité. Je trouve quand même d’en arriver à ce point, détester une catégorie de gens juste parce que la nature a faite ainsi les choses.
L’éducation est la clé de tout changement. 
The_Ugly_Duchess
isabelle franc rttr
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