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Archive pour février 2017

De ce début d’année

Mardi 28 février 2017

Nous sommes déjà fin février. Deux mois pleins viennent de s’écouler. Je ne sais pas pourquoi mais j’adore les mois de 28 jours. Ça me met en joie. Je suppose que c’est un rythme qui me convient, ni trop court, ni trop long. C’est comme ça ! L’année en cours me semble déjà bien entamée. Heureusement pour moi,  je n’avais pas pris de bonnes résolutions car de toute façon je ne les aurais pas tenues. Je les aurais abandonnées les unes après les autres et cela n’aurait servi à rien. Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne ce début d’année fût intense et riche en émotion. L’intensité du vécu est différente selon chaque individu. Chaque être humain, individu singulier, a sa propre lecture de celui-ci. L’intuition du corps, de l’émotion et de sa propre subjectivité. Je garde le souvenir précis de mes sensations qu’elles soient agréables sou pas. C’est palpable comme une tâche sur ma peau. C’est bel et bien dans l’air du temps. Cette tendance du selfie. Cette manière de poser face à l’objectif de son Smartphone, ou i phone. . On définit et on sculpte les sourcils à présent. Ah ! Ce regard si expressif, ce sourire, ces cheveux, ah oui les cheveux longs. Tout est dans les cheveux. Lissés et huilés.  On les laisse détachés. Mais c’est un don de Dieu ma chère ! Ainsi, grâce à ces mots, j’ai vite compris qu’il m’était impossible de rivaliser avec Dieu. Qu’il doit être puissant. Tout puissant. Lui, sans père, ni mère, lui, le créateur de toute vie. Alors qui croire ? On ne rivalise pas avec l’au-delà. J’observe donc cette nouvelle esthétique qui se donne des airs de profondeur, sans véritable âme ni intériorité d’ailleurs. Mais je ne peux m’empêcher de me demander ce qui se cache derrière ce sourire. La seule et unique question à se poser est de savoir comment ne pas subir cette uniformisation. Moi, petite fille, ai-je acquis suffisamment de confiance en moi pour refuser ce narcissisme exacerbé, cette focalisation nombriliste ? Me hisser contre. Le mieux reste d’observe, de porter un œil critique et de faire appel à sa raison.

 

Isabelle Franc RTTR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

De ce présent

Lundi 27 février 2017

Ce slogan ! Pour l’entendre, je l’entends. Quand on veut, on peut ! Certains même le répètent ad libitum. Quand on veut, on peut ! Si c’était aussi simple. Si cela pouvait être ainsi, oui bien sur, j’en serai bien heureuse. Croyez-moi.

On ne le veut pas! Surtout pas ! De ces choses qui arrivent et dont on ne veut pas. De ces choses qui  se passent et dont on aimerait qu’elles s’auto-effacent.  Si seulement c’était de l’ordre du possible, même pas ! Cet espace là; je le vois comme un no man’s land.

Le dialogue est certainement l’acte le plus naturel qui soit. On constate l’évolution d’une personne à travers son rapport au langage, sa maîtrisé, son niveau, sa fluidité, etc. Si je dis la vérité cela va immédiatement faire partie du passé. C’était hier. Quand au mensonge il préfigure l’avenir. C’est demain.

 Comme si brusquement le temps cessait de s’écouler, ne reste que le présent. Il faut vivre au présent, uniquement l’instant présent. Mais quel impératif ! Qu’est-ce que c’est, un ordre ? Une obligation ? CARPE DIEM ! CARPE est une forme impérative. Alors comme ça on il faut renier ce qui nous  a permis de nous construire. Tout un contexte qu’on effacerait d’un coup de gomme. Comme si l’être humain s’inscrivait hors de toute temporalité. Que nenni ! Or, au risque de vexer, de déplaire, il existe bel et bien une évolution. Une discipline de vie. Un sens. Cela signifie aussi censurer, trier, déchirer, choisir.

Faire tout voler en éclat ne me semble pas être une preuve d’attachement. Il faut savoir avancer, certes, c’est même nécessaire, mais pas à n’importe quel prix ! De ce présent si cher…

Isabelle FRANC RTTR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

de M.D.

Dimanche 26 février 2017

Je n’oublierais jamais ces premiers mots. C’est avec L’Amant en 1984 que j’ai découvert Marguerite DURAS – MD. Je suis alors une jeune fille, en première L, au lycée Camille Sée, et je passe les épreuves de français au mois de juin. Je lis ces mots. Je reçois un choc. Une gifle. De celle qu’on n’oublie pas. Jamais ! Je découvre cette sensation étrange de connaitre, d’être en terrain connu, amical. Tout m’attire. Tout y est, le Viet Nam, la chaleur, l’amant.. tout  participe de cet amour-là.  Ses mots expriment ce que je sens, je ressens et que je sais. Elle c’est moi. Moi c’est elle. Au delà de la différence d’âge, c’est un désir similaire, c’est un plaisir identique. Elle ne joue pas Duras ! Elle ne fait pas semblant ! Elle est la femme. Elle a remis en question la suprématie masculine en imposant sa propre syntaxe, en partageant son intimité vraie ou inventée, peu importe !! Elle est le visage de toutes les femmes, et toutes les femmes ont son visage…détruit dit-elle ! Cette destruction toutes les femmes la subissent, plus ou moins, avec l’âge. Elle est celle derrière qui les femmes s’effacent, s’inclinent. Non, parce qu’elle est belle, elle n’est plus belle, je ne sais pas ce que c’est mais je sais que c’est là, présent. Il y a la douleur, de ce premier amour perdu; c’est toujours ainsi un premier amour. Il faut le savoir ! Y être préparé. Elle convoque le sexe, la douleur et l’amour. Une partie des élèves de la classe avaient demandé à notre professeur de français, Mme EGROTTI, de présenter ce livre en œuvre complète à l’oral. Ce fût un refus total de sa part. Quelle déception ! Elle disait que nous nous rendions pas compte de ce que cela impliquait pour elle. Elle ne pouvait pas. Comment est-ce possible cela?

Encore aujourd’hui, l’éternelle question demeure Duras ou pas Duras ?

 

 

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités)

De ce libre-arbitre

Samedi 25 février 2017

Est-ce le dernier qui a parlé qui a raison ? L’aisance avec laquelle tout être humain peut se laisser influencer par un tiers m’interpelle de plus en plus. D’un coté, je constate que se faire son propre jugement sans craindre de se retrouver jugé, devant l’éternel ou pas,  devient difficile. De l’autre cote, la facilité avec laquelle les gens disent aux autres quoi faire me saute aux yeux. Çà m’agace. Çà m’énerve. Il me semble ardu, voire impossible, de donner conseil aux autres sans connaitre les tenants et les aboutissants car chaque situation est bien différente. On accepte d’endosser une lourde responsabilité par la suite. Ce n’est pas parce ça a été bien pour l’autre que c’est bien pour soi. A nous  seul de savoir ce qui est bon pour nous. Profitable. On est nous même l’artisan de son propre bonheur, je crois. Par contre les « si j’avais su.. » sont autant de douleurs que de regrets. Fermer les yeux et savoir ne rien savoir. N’est-ce pas là la liberté que nous devons concéder à l’autre? Celle de se tromper, aussi. Il ne faut pas pour autant se taire mais juste comprendre les résistances de l’autre et arrêter d’imposer sa propre vison, son propre choix. J’appelle cela du prosélytisme.

Parler à la place de l’autre !

Penser à la place de l’autre

Oust ! Oust !

 

 

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

De ce père alcoolique..

Vendredi 24 février 2017

Je ne vous  parle que très rarement de cet homme-là, mon père. Ce grand grand absent de ma vie ! Et pourtant j’ai tant de traits communs avec lui. Tellement d’affinités. J’ai pris conscience qu’il était malade; sa maladie porte un nom, l’alcoolisme. A ce jour, j’ignore toujours quand et comment il a commencé à boire. Ce sont des choses qui arrivent mais dont on ne parle pas. Je sais aussi que son père à lui buvait également. Que son enfance ne fut pas des plus heureuse. Et je me demande si c’est à ce moment là précisément, à la perte de sa sœur, dont la mienne porte son prénom, que tout ce mal s’est déclaré ? Je ne sais pas. Je me souviens de ces  absences, de ces mots crus, de ces gestes violents, menaçants. Il était là  sans être là, présent physiquement mais si loin. Incapable de la moindre attention à notre égard, de s’occuper de nous. De nous nourrir. Il n’y a pas à juger, juste comprendre, accepter et vivre avec. En fait, je l’aimais comme il était. Quelques fois il m’arrive de songer à lui. Quand les hommes qui passent dans ma vie s’en vont. Que me dirait-il ? Au fond, il est le seul homme que j’aime, en tant que petite fille, le seul à qui je pourrais confier ma folie. la nôtre. Notre folie commune. Le sait-il seulement ? Papa, comment puis-je devenir femme sans toi ? Oh ! j’aurais tant aimé me construire à tes cotés. J’avais tant besoin de ton regard ! C’est à travers celui-ci que j’aurais pu trouver l’estime de moi. Te remercier de ta présence. Face à cet immense vide il  ne peut y avoir de mensonge. C’est ainsi ! Notre infime relation éphémère et inconstante n’est faite que d’aller-retour. Sans aucune destination. C’est bien la solitude d’une vie. De ma vie.  L’absence d’un parent tue indéniablement un enfant. Il me faudra toujours du temps et du silence autour de moi pour t’entendre. Te rejoindre. Te parler.

Je sais cette douleur.

 

droits reserves

De ce constat

Jeudi 23 février 2017

Il y a longtemps que je souhaitais aborder ce sujet avec vous. Oui, je voulais vous en parler, que cela reste entre nous. J’entends souvent ces derniers temps une expression qui revient désormais chaque jour. A elle seule, elle marque une réalité, qui, moi, me terrifie. Il s’agit de cette négation du principe de réalité, de ce manque total d’objectivité. On nie les faits vrais. On parle là de post-vérité. C’est quoi exactement ? Ça a la couleur de la vérité. Ça en a le gout. Mais ce n’est pas la vérité. C’est tout simplement l’art de réécrire les faits de manière à ce qu’ils correspondent à nos désirs. Je devrais plutôt dire à nos fantasmes. Les tourner à son avantage. A l’instar d’un super héros, on se sent invincible. Inatteignable. Il me semble que cela en dit long sur le rapport de chacun à la vérité. Des lors il n’existe plus de possibilité de dialogue. Les portes ayant été fermées. à double tour. Cela me choque. Cela me heurte. Serais-je donc la seule à réagir ainsi ? Je déteste me trouver face à un mur en béton armé qui empêche toute avancée. Et puis comment surmonter cette barrière infranchissable ? C’est une source de non communication ou de communication à sens unique. Je ne peux que déplorer ce constat alarmant car il inaugure l’ère de la méfiance envers autrui.

En clair, en avoir conscience permet de conserver sa liberté.  Il y a là matière à réfléchir, et savoir quelle société nous souhaitons pour nos enfants.

 

De la tempete

Mercredi 22 février 2017

J’imagine un tableau où les éléments se déchainent. Où la mer gronde. Où le vent souffle. Où un dégradé de bleu trahirait la force. Je dresse là l’état actuel de mon âme. Volontiers. Ces derniers jours c’est un peu la tempête après le calme. Dans cet ordre-là. Le mauvais après le bon, puis ça recommence. Ça pourrait être un mouvement sans fin. Ça va durer un certain temps. Il risque d’être long ce temps. De s’étendre. De s’étirer au-delà des limites admises. Celles-là même communément  acceptées par tous. Quelques pages se tournent donc. Ça a l’importance qu’on veut bien lui donner. Enfin la vraie vie, mise à nu. C’est exactement ce mouvement marin, de flux et reflux. Un ressac de sentiments. Moi qui n’ai pas le pied marin, je me sens noyée. Comme dépassée par cette lame de fond.  Un déferlement de peurs, de doutes et de craintes. Oh comme j’aimerai me réveiller un matin juste pour contempler le soleil !  Qu’est-ce qui m’en empêche ? De manière strictement inconsciente aurais-je choisi de me mettre en péril ? C’est étonnant comme je garde confiance. Je me laisse porter par un doux songe. Stp, souris-moi !

Des meres toxiques

Mardi 21 février 2017

Être sans cesse critiqué, dénigré, par sa mère est sans nul doute toxique pour n’importe quel enfant. Constamment entendre des remarques acerbes, dévalorisantes, lesquelles se distillent,  contre notre gré, dans nos pensées, nos gestes, nos émotions. Provoquant parfois des réactions  impulsives incomprises des autres. On boit ces paroles parce qu’elles viennent de personnes censées être bienveillantes à notre égard. Nous apporter réconfort, attention et compréhension. Or, c’est justement le contraire qui se produit. On prend ces paroles pour la seule vérité absolue. Forcément. On croit. On enregistre. Au bout du compte c’est bel et bien l’estime de soi qui est brisée. L’image de soi déformée. La confiance en soi, censée se développer, se révèle impossible à acquérir. De là la relation à l’autre est faussée. C’est injuste mais c’est ainsi. C’est la mise en place d’un vide béant. Chacun cherchera tout au long de sa vie à le combler comme il peut. À rendre supportable au quotidien cette blessure. Il faut bien faire bonne figure face aux autres, que voulez-vous. Chaque être se construit par rapport à l’image positive ou négative que lui renvoie sa mère. Apprenez donc à valoriser cet enfant ! Cela est de votre responsabilité de parent.

du spleen

Lundi 20 février 2017

En ce moment, chaque matin, à l’aube, à l’heure du brouillard, dans ce gris, ce froid, humide, je me dis que nous allons tous inéluctablement vers cette fin universelle commune. Et c’est quelque chose dont personne ne peut échapper, quel que soit son sexe, féminin ou masculin, sa richesse ou sa pauvreté, etc. L’amour peut se transformer en véritable haine. Le supportable devient l’insupportable. Ça vient aussi rapidement qu’un éclair. Cette peste émotionnelle qui vous ronge si elle n’est pas évacuée par n’importe quel moyen : pleurs, écriture etc. Il est impossible de distinguer cet au-delà. Nous avançons dans cette ignorance tout au long de notre vie. Nous avons une seule et unique certitude : celle de mourir. D’abord se poser la question au-delà de quoi ? On ne sait pas. Après la vie, est-ce encore la vie ?? Je vous de trouver ci-joint mon amour, mes sentiments et ma honte. Mes blessures intérieures. Je vous les rends, tout cela ne servant strictement à rien. La tragédie de la mort n’en demeure pas moins humaine. Je le vois comme un pied de nez au positivisme intensif. Je n’ai aps d’autres croyances.

De la simplicité

Dimanche 19 février 2017

En fait, la chose est simple. L’histoire aussi.Tout est simple. Il est à la fois mon amant, mon père, mon ami, ma femme, mon grand frère etc…Il est tout. Ce tout qui me comble, qui m’apaise. Tout ce que je n’ai pas eu dans mon enfance. Cette absence paternel dont je souffre toujours. C’est un tel ravissement quotidien! Je sais que rien de tout cela n’aurait eu lieu sans son intervention. Elle est ce lien indéfectible entre moi et lui. Celle qui nous rapprochât dans un élan d’amour. Il ne s’agit pas d’un amour physique, non !  Cela perdure depuis quatre années maintenant. Nous avons durant tout ce temps évolué l’un à coté de l’autre. C’est une jouissance intellectuelle, celle de l’esprit pur. A ceux qui disent que nous n’avons rien à faire ensemble, je vous laisse à votre jalousie. Ne cherchez pas à comprendre, vous ne pouvez pas y arriver. La seconde chance existe, il faut saisir cette opportunité si elle nous est offerte. Il faut autoriser l’autre à se racheter. C’est choisir d’avancer dans la vie. On ne sait jamais à l’avance si on fait bien ou pas. Seul le temps peut apporter une réponse qui n’est pas pour autant la réponse. Tout peut devenir simple à condition de le vouloir. J’ai sans doute commis des erreurs dans ma vie mais jamais de méchanceté envers autrui.

Lui, je suis fière de le voir aujourd’hui se tenir droit ! Elle, je suis fière de la voir aujourd’hui épanouie. Leur ai-je un instant apporter une sérénité ?

Continuons de marcher ensemble ! Continuons notre amitié ! Continuons notre histoire d’amour !

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