Archive pour avril 2017

l homme

Dimanche 30 avril 2017

 cœur et Homme de Dietrich Bonhoeffer

Le cœur de l’homme se révèle dans la tentation.

 

Ce récit nous compte l’histoire d’un homme qui veut tout et son contraire. Aujourd’hui, il est jeune, volubile, malhabile. Irascible, parfois. Impulsif, ces ires restent toujours mémorables. Ou est-ce  un simple errant qui se cherche encore et toujours ? Le moins que je puisse en dire est qu’il s’agit d’un jeune homme passionnant, pourvu d’une personnalité ultra riche et qui fait preuve d’une intelligence remarquable. Certes, il adore le désordre, le chaos lui plaît mais cela fait-il de lui un criminel ? Il se dégage de cet être un vrai parfum de souffrance, comme un mélange de soumission et  de souffre. J’imagine assez bien un gamin esseulé qu’on a envie de protéger, juste protéger contre lui même. Altier, il a un profil qui dérange ; on lui trouve un air hautain, voire pédant, en tout point similaire à un aristocrate ; ça heurte. Il a toujours porter cette tare au fond de son caractère, plaît-il.

Parce qu’il a toujours su qu’il était différend, lui, mais pas ses parents. C’est probablement à cause de cette lucidité qu’il a été rejeté de partout, renvoyé des collèges. Il a cet immense avantage pour lui : celui contre lequel on ne peut pas lutter ; la fougue de ces jeunes années où l’on manie l’arrogance avec maestria, en se foutant pas mal des conséquences. Je dois admettre que de tout mon existence – même si elle n’est pas encore finie, Dieu merci, je n’ai rencontré d’homme aussi complet. C’est un vrai personnage digne des polars qui le regard tourné vers sa blessure intérieure : cette douleur engendrée par l’abandon. Comment peut-on se remettre d’un tel événement ? La question s’impose d’elle-même. Le peut-on ? Cet enfant là est mort des sa naissance, comprenez-vous

Vous l’aurez compris, tout du moins deviné, cet homme a bouleversé ma vie, non seulement elle mais mes convictions etc…il a été à la source d’un changement. L’aimer c’est faire des pas incertains à ses cotés, le soutenant. Il est mon négatif et vice versa.

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isabelle franc rttr

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de la profondeur

Samedi 29 avril 2017

Il lui fallait vivre, non dans le monde qui passe, mais dans les profondeurs de son être.

Un cour fier Pearl Buck

Dans  elle vit ses nouvelles amoures… brèves, volubiles., c’était avant. Plus les années passent, et se succèdent, plus mes histoires d’amour, elles, grandissent, gagnent en profondeur et deviennent de moins en moins tumultueuses et capricieuses. Fini la belle époque des coups d’un soir, na ! Comme si de l’aventure je passais à l’histoire. C’est bel et bien le constat que je suis amené à faire depuis quelques années. Pour être entièrement honnête, disons que j’ai appris à les ponctuer d’attention, de tendresse et d’affection. Et c’est beau, calme et reposant. Bref, en un mot, j’ai fini par trouver la paix . Vous pouvez appeler cela l’équilibre ou l’heure de la délivrance si cela vous chante. Pourquoi pas ? Pour ma part, je n’y vois aucun inconvénient. Rien à redire. Aucune objection à émettre. Cet accord parfait entre le yin et le yang. Le trouver : en voilà une belle réussite ! J’en arrive presque à en oublier l’Autre. Comme si du jour au lendemain il était devenu transparent, sans couleur, sans saveur, incolore et inodore. Par conséquent, je le traverse de part en part, son corps, son âme et ses sourires.

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isabelle franc rttr

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ah..ah..

Vendredi 28 avril 2017

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Hier soir, ce n’est pas un joli discours, à mon encontre, qui m’a été rapporté. Plutôt un jugement à l’emporte-pièce si j’ose dire. Soyons sérieux deux secondes. Parce que bien des fois, il faut savoir prendre le taureau par les cornes. Et en ce moment cela me démange plus que d’ordinaire. La politesse, ça existe ! Tout de même, ce n’est pas un luxe d’être poli chère madame. Au fait, c’est madame ou mademoiselle ? L’écervelée qui se réfugie dans l’alcool – manière à elle de noyer ses angoisses- a décrété au nom de je ne sais quoi que lui, mon homme, le  mien, à moi,  devait me quitter, et pourquoi… car je serais soi-disant toxique etc… Ainsi me perçoit-elle. Je devrais plutôt dire, ainsi me fantasme-t-elle, ce serait plus juste. Apparemment elle l’aurait énoncé comme s’il s’agissait d’un jugement dernier. D’abord de quoi je me mêle ? En quoi cela la concerne-t-il ?

 Le respect, vous connaissez ? Visiblement, elle, non ! Ça a disparu des rues. Là, je vous parle d’un temps que les jeunes trouvent ringard, d’une éducation révolue, d’un savoir vivre démodé. Après tout, elle fait comme elle veut, mais il ne faut pas venir piétiner sur mes plates-bandes, chouiner et me pointer du doigt ma belle.  Il faut être vraiment une malotrue pour se comporter de la sorte. Mais… je n’attends rien de cette femme. À vrai dire je ne la connais même pas. Le hasard a voulu que par ricochet elle croise ma route. Je constate que tout chez cette femme tourne à l’envers.

Je ne suis pas diplomate. Certes. Je l’avoue et le reconnais bien volontiers. Je ne sais pas comment répondre à ce type d’agressions, de manière distante, la plus neutre qui soit, en paraissant détachée et insensible. Une chose est sûre ; elle n’a pas fait preuve de bienveillance à mon égard. En tout cas, voilà l’exemple d’une femme indélicate, sans éducation qui ne se soucie que d’une seule personne, en l’occurrence elle. Ce genre d’individu ne m’intéresse pas du tout.Je n’ai rien à échanger avec eux. Je déteste ces gens-là, imbus de leur personne.

 Ce type d’attitude et de comportements m’interpellent, m’interrogent en mon âme et conscience.

isabelle franc rttr

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blog…

Jeudi 27 avril 2017

On écrit pour ses voisins ou pour Dieu. Je pris le parti d’écrire pour Dieuen vue de sauver mes voisins.

Les Mots (1964) de Jean-Paul Sartre

 

Un bloganglicisme pouvant être francisé en blogue1 et parfois appelé cybercarnet2 ou bloc-notes, est un type de site web – ou une partie d’un site web – utilisé pour la publication périodique et régulière d’articles, généralement succincts, et rendant compte d’une actualité autour d’un sujet donné ou d’une profession. À la manière d’un journal intime, ces articles ou « billets » sont typiquement datés, signés et se succèdent dans un ordre antéchronologique, c’est-à-dire du plus récent au plus ancien.

 Cela fait cinq mois maintenant que j’ai décidé de créer mon propre espace d’écriture, comprenez mon carnet intime. C’est un blog, évidement que j’ai souhaité dédier à la littérature. Je le perçois comme une porte ouverte aux mots et aux maux, ceux-là même qui envahissent nos esprits et nos corps sans qu’on sache trop pourquoi. Parce par toute notre vie tourne autour d’eux, n’est-ce pas ?

Loin de moi la prétention – l’idée même me ferait hérisser les poils- d’apporter des réponses nettes, claires et précises puisqu’il n’existe pas de recettes miracles.  Je dois vous avouer que je suis heureuse d’avoir pris cette décision. Je n’ai aucun regret.  Au vu de la fréquentation quotidienne je ne peux être que satisfaite. Au départ, j’ai lancé l’idée un peu comme une canne à pêche avec un hameçon, sans trop savoir d’avance le résultat. L’idée me trottait depuis quelques années déjà mais je n’avais pas jusqu’alors osé franchir le pas. De là à savoir le pourquoi du comment…Et oui, ça arrive à moi aussi. Quelle belle aventure !

 Qui plus est, c’est une belle histoire que celle de la découverte d’un blog, d’un roman. Et vu qu’un récit n’existe pas sans son auteur(e) il me semble légitime de parler de rencontre. C’est au cours de l’une de mes escapades virtuelles que je suis tombée par hasard nez à nez avec elles. Deux femmes, deux écritures, deux univers. À première vue, le style est frais, primesautier, léger, en tout cas très agréable à lire. La présentation remarquable, structurée,  capte l’attention au premier regard. Choc. Coup de cœur. J’apprécie énormément d’ailleurs le petit grain de fantaisie de ces auteures, qui relève la monotonie ambiante. J’ai tendance à croire que cela nous rapproche et ça fait du bien aux bleus à l’âme. Peu importe nos différences, l »âge, la religion, la classe sociale etc… parce que les mots les effacent.

 Est-ce cela les mots bleus ?  je vous invite à visiter ces deux petites merveilles :

 Rougepolar

L’irrégulière

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 Isabelle franc rttr
Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités

l’air du temps

Mercredi 26 avril 2017

Aujourd’hui, qu’est-ce qui est dans l’air du temps ? On se doit de fêter les anniversaires, commémorer certaines dates historiques. Il est même de bon ton de célébrer son divorce. Comme j’adore recevoir ces invitations « so chic », ces cartes d’anniversaires colorées, musicales. etc…  À voir la vie ainsi, si futile, si brève, si insensée, il n’est plus vraiment temps de s’étonner. D’abord, en a-t-on encore seulement l’envie ? Oui, la vie est absurde. Elle se déroule selon un rythme propre à chacun. Des fois, elle avance même sans nous, à côté de nous, juste à côté. La vie est remplie de décisions difficiles à prendre. Souvent, ce choix nous parait  impossible. On s’obstine à croire cela impossible. C’est ce qui la rend invivable. Elle est aussi pleine d’imprévus. En quelque sorte, chaque jour est une nouvelle histoire. Ce qui la rend parfois surprenante, d’autres fois, écœurante. Genre on a envie de la quitter. On se met alors à rêver, qui de changer de pays, qui de travail, qui encore de famille ou bien d’amis. On ne sait jamais par quoi commencer en fait. On connaît par cœur ses défauts, on s’agace mutuellement mais cela reste comme au premier jour. L’enthousiasme demeure comme lors de la première rencontre. Petit à petit la vie se remplit de choix, bons ou mauvais. Ce qui m’inquiète c’est l’hyper narcissisme des gens.

isabelle franc rttr

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Retranchements

Mardi 25 avril 2017

Elle me poussa dans mes derniers retranchements. Je la poussais dans les siens. À ce moment-là nous nous faisions face, et nous nous regardions droit dans les yeux. Les siens, d’habitude si doux, me fusillaient. Nous restâmes un long moment, ainsi, cernées par le silence. Évidemment, je perçus comme un infime agacement. Je vis alors ses doigts se crisper. Elle n’avait plus rien dit mais elle était devenu livide; elle n’avait plus à mon égard eu un seul geste de tendresse. Aucun mot d’affection non plus. Apparemment, toute marque d’empathie devait être proscrite. Et j’en arrivais à me demander si mon propre visage était lui aussi devenu aussi pâle que le sien. Je pris peur. Ce sont des choses qui arrivent dit-elle. Sauf que je sais d’avance qu’à ce petit jeu, d’abord personne n’est dupe, puis personne ne gagne. Nous nous trouvons. Nous nous perdons. Et puis… les sentiments ne font pas tout. Parfois même, ils s’avèrent bien insuffisants. Je l’appris à mes dépens.

 

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Isabelle FRANC RTTR

 

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

CORPORATE

Lundi 24 avril 2017

Émilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une « killeuse ». Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. Elle doit faire face à la pression de l’inspectrice du travail, mais aussi à sa hiérarchie qui menace de se retourner contre elle. Émilie est bien décidée à sauver sa peau. Jusqu’où restera-t-elle corporate ?

A la question êtes-vous Corporate  ? Que répondez-vous ? Je ne vais pas si souvent au cinéma – pour des tas de raisons, y compris économiques. « Corporate » est un film qu’une formatrice nous a conseillé d’aller voir, thème bien évidement en rapport au sujet du séminaire « harcèlement et discrimination ». Donc, j’ai décidé de suivre son fabuleux conseil et j’ai bien fait. Je donne déjà le ton là.

A la base, tous les ingrédients sont réunis : le sujet très en vogue, les acteurs. En effet, le film traite des nouvelles méthodes de management à la croisée de l’utilitarisme et du sadisme. Il faut bien appeler un chat un chat. Dans ce film, le réalisateur Nicolas Silhol s’interroge sur la responsabilité de l’employeur, morale, pénale, à partir du suicide d’un salarié .

C’est remarquablement réalisé, magnifiquement joué…bref on sort de la séance un brin anéanti. Il nous montre l’ubac, ce côté sombre et obscur des RH.

 A ne pas manquer de faire le lien avec le résultat du premier tour..

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Isabelle franc rttr

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dualité

Dimanche 23 avril 2017

Les anges et les démons, ce n’est que la dualité de l’homme

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Reis Mirdita

A l’instar d’un refrain que l’on a continuellement en tête, l’homme trotte dans la tête de la femme du matin au soir et du soir au matin. Délicatement, je commence à le raconter. J’esquisse quelques lignes au fusain. L’homme se construit à partir de ses colères.

Certains jours l’homme devient insupportable. Il se met à hurler . Il angoisse de tout et pour tout. Évidement, elle a conscience que c’est le réel qui le pousse dans un état de nervosité extrême. Il ne supporte plus rien. Tout de suite il faut par conséquent se montrer prudent, redoubler d’attention, et être vigilant à utiliser le ton adéquate, c’est à dire, le plus doux et neutre qui soit pour éviter toute surenchère. Presque tout est dans la voix. Il est nécessaire et salutaire de s’interdire de parler d’un ton sec et incisif. Bien sur il faut aussi savoir éviter les gestes brusques, voire violents ou agressifs, sous peine de déclencher une dispute colossale.

Autant dire qu’il faut apprendre à s’effacer., prendre sur soi. C’est un homme soucieux de sa personne, son bien être intérieur. Pudique et impudique. C’est fragile un homme…au delà de la force qu’il dégage, ça pleure aussi un homme . Que croyez-vous ? Quoiqu’ils disent, je préfère un homme sensible et tendre.

Isabelle franc rttr

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la douleur

Samedi 22 avril 2017

« En mourant je ne le rejoins pas, je cesse de l’attendre. » Marguerite DURAS –

La douleur Comment vous parler de la douleur sans évoquer ce magnifique texte de Marguerite DURAS ? Une des auteures dont je rêvais de présenter une œuvre complète à l’épreuve orale du baccalauréat. Autant vous dire que ce thème m’est on en pleut plus cher. Tout de suite le terme fait penser aux sentiments, à l’amour.

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Je ne pense pas que l’amour soit possible, et son contraire, encore moins. Parce que la douleur n’a ni sexe, ni couleur, ni âge. Évidement elle est ce qu’il y a de plus vif. Mais d’où naît-elle ? Parce qu’il est essentiel de savoir que la douleur possède un visage. En aucun cas l’image est floue. Impossible. Les maux, comme les mots, se suffisent à eux-mêmes. Elle dérange ; elle fait peur ; elle fait honte. Une somme d’hésitations dont on cherche de manière quasi impérative à se soustraire du total.

isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

A chacun

Vendredi 21 avril 2017

Bourdieu, la télévision et les médias :
“La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d’une partie très importante de la population”

 

 A chacun ses pratiques culturelles dirons-nous. Livres ou télévision ? Dans ma famille on ne lisait pas ou peu. Il y avait bien la collection des Pagnol qui traînaient sur une étagère, parce qu’il était de bon ton d’afficher fièrement ses origines méridionales dans ce milieu parisien des années 70. Il me semble que c’étaient les seuls bouquins. D’ailleurs, j’ignore ce que sont devenus ces volumes. On parlait un français dépouillé. Simple et sans fioriture. Je disais « godasse » et non chaussure. On allait une ou deux fois par an au cinéma, tous ensemble. Souvent le film choisi était une comédie. L’important était de rire. Il fallait bien se distraire avant tout. Les diners n’étaient pas vraiment un moment privilégié, ni un moment d’échange. Comme j’aurai aimé. Philosophiques ? Existentielles ? Politiques ? On ne se posait pas, non plus, ce genre de question. Je vois encore qu’on se contentait de vivre les uns à coté des autres, je crois. L’enfance oscille entre insouciance et inconscience. On se laisse porter par cette fausse douceur de vivre. Je ne sais pas de qui je tiens cette passion pour la lecture et l’écriture. J’aime m’entourer du silence et lire. Les mots sont emphatiques et soulagent toutes mes souffrances. Ils sont à l’intérieur de la souffrance éprouvée. Ils me cherchaient. En raison des paysages qu’ils laissent dans mon mental je sais qui je suis. Je voudrais tant pourvoir lui parler de tout ça. J’aimerais lui comme j’écris en ce moment, le plus naturellement possible. Lui lire ce que j’écris, pourquoi pas.

Aujourd’hui quand j’y pense je souris à cette petite fille. Pourquoi ce soir suis-je nostalgique de ce temps révolu ? Je viens de retrouver cet enfant en moi. Elle, si fragile. Si attendrissante. Si incomprise.

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