19
mai 2017
Pensée en vague
Posté dans litterature par handiparisperpignan à 8:04 | Pas de réponses »

Nos émotions sont toujours imprévisibles, dit-on. Il y a les ballets contemporains de Pina Baush, les livres intimes de Duras, les chansons à texte de Jean Guidoni , les paroles de Pierre Philippe et puis…. ma pomme, haute comme trois pommes, moi et mes longues heures de solitude. Ces interminables heures de lecture qui demeure mon activité principale. No sport. Je les traîne mais ce sont elles qui m’entraînent vers mes émois. En toute tranquillité, j’apprécie énormément de m’affaler dans mon canapé gris pastel. C’est d’une part moelleux, confortable, d’autre part reposant. Il épouse la forme de mon corps. C’est un réel délice de me lover dans ces creux qui m’enrobent. On peut tout faire ou presque dans un canapé. Danser, pleurer, bouquiner. De fait, je peux laisser vagabonder toutes mes pensées. Sans être déconcentrer par n’importe quelle interpellation.

Et je me dis une chose, que si j’attire autant de critiques acerbes, si acérées, si mesquines, c’est que les gens doivent forcement envier mon aplomb. Je sais – mais on peut toujours rêver. Je ne peux pas les empêcher ces reproches infondés. J’accepte de bonne grâce d’être jaugée telle un objet mais alors que ce soit juste et réciproque. Pourquoi donc me juger et pire, me condamner ? Je dois dire qu’il s’agit d’une histoire de petite fille, avant tout. Tout en moi énerve. Suscite agacement. A quinze ans, je n’étais pas une adolescente comme les autres. Un âge incertain sur un à-venir incertain, si lointain, qu’il est impossible de l’entrevoir. Et puis soudain, il a fallu que je me lève, me tienne droite, debout, et avancer altière et fière. J’ai du apprendre à aller à l’essentiel, laisser de cote tout ce qui était inutile et futile. Si on ne croit pas en soi il vaut mieux quitter cette vie terrestre. Je n’allais tout de même pas rester plantée la les bras croisés à attendre. Je me suis mise en quête de cette délivrance ; cette liberté acquise à nulle autre pareille. J’aimais la tournure que prenait les choses. J’aimais savoir que la roue tourne.

Je commençais à renaître en découvrant mille et une facettes de ma personnalité. Enchantée par l’ivresse qu’engendre toute nouveauté. 

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isabelle franc rttr

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