de fait..

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De fait, il y a des tas de choses que je déteste. Des attitudes, des mensonges, des tocs. En tête de liste je place la méchanceté gratuite, celle qui vise à jouir du mal que l’on inflige sciemment à l’autre sans autre raison que le mépris. Ils le font volontairement en croyant être juste. C’est cela qui m’est intolérable. Ils ne nous connaissent pas, n’ont jamais échangé le moindre mot avec vous et au hasard d’un mot choisi, se moquent ouvertement de vous. Les sarcasmes sont alors apparus, amers et blessants. Ils sont cette part d’ombre de l’humanité, ils portent en eux cette violence, cette frustration, cette perversion. Je ne rentre pas dans ces jeux sado-masos. Je refuse. Je refuse d’être, encore une fois, la proie de ces prédateurs. Je refuse d’être celle qu’ils veulent que je sois, cette chose, mise en case. Je refuse de servir de défouloir à ces êtres abjectes. . Étiquetée comme un produit de supermarché. Tant pis, ils traînent avec eux, ces malheureux, leurs sombres idéaux, inaccessibles. Leurs yeux noirs et sombres doivent se remplir de haine et de dégoût. Je vois leurs visages se plisser de colère et de rage. Ils cherchent désespérément à exister. Quelles sont donc les sources de ces Ont-ils gardés au fond de leurs cœurs ces milles et unes épines ? Je l’ai déjà dit, je le répète. Je ne supporte pas la vulgarité aussi. C’est devenu chez moi quelque chose de rédhibitoire. C’est elle que j’ai vu sur les visages. Je la regarde comme étrangère à moi. Et à chaque fois elle me surprend, me laissant pantoise. C’est elle, n’est-ce  pas? C’est elle la quête vaine et utopique. Je joue donc l’indifférente.

 sans-titre

 

isabelle franc rttr

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