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Vis à vis

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Le regard indifférent est un perpétuel adieu.” Malcolm De Chazal – Sens plastique

Je savais qu’un jour ou l’autre je finirais par parler de ton regard. Ecrire dessus.

Grandiloquente. D’accord, je me suis si souvent cachée derrière vous. Vous, votre allure imposante, presque écrasante. Je vous voyais si fier. Votre stature, grande, haute, voire triomphante, ne me faisait pas de l’ombre car, en réalité, je la cherchais. Elle recouvrait mes peurs et mes pleurs d’une illusion si frêle et transparente. Là, ou personne ne pouvait me voir, ni même deviner mon souffle, j’existais.

 Pourquoi dîtes-vous que je me cachais ?

Qu’est-ce qui vous a donné cette impression là ?

Alors il suffit de s’ôter de votre regard pour ne plus être considéré ?

Ô, comme je sentais bien à l’abri derrière votre regard. Ces lueurs qui les traversent parfois je ne les vois nulle part ailleurs. Nul autre regard n’est rempli d’étoiles comme le vôtre. Moi, j’ai juste envie de voler vers elles. De me laisser guider par la plus lumineuse, disons. Jusqu’ici, j’avais la terrible impression de vivre parmi les aveugles. Je ne suis pas effrayé par cet afflux de sensations plus intenses les unes que les autres. Leurs forces ne me dérangent nullement. Quand à leurs faiblesses, ce sont elles qui m’apaisent. Ce qui serait effrayant c’est de ne plus pouvoir me concentrer sur l’essentiel. Alors sans trop comprendre ce qui m’a pris, j’ai détournée tous vos regards, tourneboulé, renversé. Je sais combien cela est difficile à comprendre, même pour vous. Cela doit faire partie de ces attractions et incertitudes des regards.

Q12

isabelle franc rttr

texte protégé par le droit d auteur

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