Vieillir

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Décharnée. Un jour, je me sentirai vieille, inutile et bien seule.  Je me dirai épuisée. Je serai vannée, pire, vidée. Éreintée par tant de discernement. Anéantie par tant de discorde. Je ne saurai me convaincre d’avoir été à la hauteur. Est-ce que les autres seront là pour me le faire entendre ? Tôt ou tard, on finit toujours dans un certain renoncement. De guerre lasse, je laisserai tout en friche, à l’abandon. Je crois que j’attendrais que les saisons reviennent, que les amitiés reprennent. Et maintenant, me voilà en boule ; accroupie au milieu de ce clair-obscur, c’est toi que j’appellerai. Forcement. De toutes mes forces je crierai ton nom, ou plutôt ton prénom. Il y a des cris de joie et d’autres, ceux-là, de détresse. Ma mémoire sculpterait ton visage, je dessinerai tes traits un à un, il faut dire que je les connais par cœur, je les ai si souvent caressé. On ouvre les yeux, on les écarquille mais on persiste à garder le silence. Une bouche se doit d’être close et muette, et attendre son heure. Mes racines s’enfoncent dans les abîmes de ton corps. Chacune de ses courbes est une invitation à s’éveiller à la sensualité. Pour toi, ce qui ne se voit pas, caché, n’existe tout simplement pas. J’avais réussi à évincer toutes ces mauvaises herbes qui faisaient de l’ombre pour t’offrir un bonheur tout neuf., sans épines ni orties. J’ai regroupé en un tas toutes ces herbes arrachées et mises par coté. Elles sont destinées à être brûlées. Je m’attarde, je m’attarde mais je dois me concentrer pour ne pas oublier mes rêves. Je veux devenir de plus en belle, de plus en celle que j’étais censée être au départ. Elle manque celle-là.

isabelle franc rttr

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