Archive pour juin 2017

L’arbre de vie

Vendredi 30 juin 2017

Les arbres de vie sont des peintures, gravures ou autres qui symbolisent la force de la vie et ses origines. Clairement j’adore cette image. Mais avons-nous tous les mêmes chances ? Je parle de l’importance d’avoir des racines solides, saines pour se développer. Là on n’est pas du tout égaux. 

Le must. On appelle cela la crème de la crème. C’est le haut du panier. Elle est triée sur le volet, forcée de respecter certains codes et autres protocoles (je pense à ces soirées mondaines, ces rallyes organisés pour rencontrer l’âme sœur). C’est la devanture, celle qu’on vous jette à la figure tel un exemple à suivre pour vous faire comprendre de rester à votre place. Si on n’a pas fréquenté les bonnes écoles, les chances de faire sa place au soleil sont minces. Tous les avantages, la vie facile sont la chasse gardée d’une petite élite bien sélective.

Bien souvent c’est l’exclusivité de ceux pour qui la voie est toute tracée dès la naissance (parce qu’ils ont papa et maman derrière, et qu’ils ont veillé et fait le nécessaire)… inutile de se poser des questions, la voie royale s’offre devant eux.  Ils sont la preuve vivante que de magnifiques parcours sont réellement possibles – euh.. Oui, il suffit de vouloir pour pouvoir. A partir de ce moment là tout rêve devient envisageable. Tout le monde est censé D’ailleurs leurs réussites sont exposées comme des joyaux insaisissables. Les autres- qui ne sont pas nés avec une cuillère en or dans la bouche-  doivent se battre et lutter chaque jour. Ils traînent des pieds.

Evidemment, tous on aimerait profiter de ce que la vie peut offrir. Faire sa place parmi cette constellation est quasi impossible. Je suis bien triste de voir ce manque de fraternité. Or dans un monde idéal, chacun devrait avoir sa chance ou du moins la possibilité, avoir cette opportunité là.

Mais un jour viendra, et lorsque l’heure sonnera, il faudra changer de regard. 

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isabelle franc rttr

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Notre intimité

Jeudi 29 juin 2017

C’est incroyable! Il n’y a pas de Dieu qui tienne. J’y ai cru. Je n’y crois plus. Entre Dieu et moi les fiançailles ont été rompues lorsque j’ai enfin regardé  le monde en face. Et puis quand j’ai cessé de mentir à moi-même, quand j’ai pu sortir de moi même parce que j’ai osé le faire. En d’autre terme lorsque je me suis mise à pouvoir ou peut-être vouloir le penser.

L’intimité – et croire ou pas en fait partie- semble être quelque chose d’abstrait pour toi. Tu m’as dit que partager des idées représentait à tes yeux une intimité bien plus grande que le fait de partager des corps. Je ne saurais pas vous décrire l’effroi qui s’est emparé de moi la première fois ou je me suis retrouvée déshabillée, nue, droite devant un autre corps. À ce moment je ne pouvais pas savoir que tu avais raison. Je ne voulais pas entendre ces mots doux et affectueux échangés en catimini. Je ne voulais rien savoir de ces rendez-vous épistolaires arrachés à la va vite. Ce sont ces instants brefs qui sont volés à ma fidélité. Et puis je n’ai pas cette capacité de m’abstraire d’une certaine ligne  de conduite.

L’intimité donc, par exemple, c’est le moment ou on oublie que le temps a passé, c’est le moment ou les barricades sont brisées, les défauts appréciés. L’intimité c’est quand on s’est arrêté, regardé, sans dire un mot, oui le temps de ce regard on a toujours vingt ans. L’intimité c’est l’appellation que je donne à notre langage commun, à ces signes discrets entre nous, à ces silences qui ne parlent qu’à nous, qui dressent un rideau de fer entre l’extérieur et nous. En fait, toutes ces petites choses qui créent l’intérieur – l’intimité- même préfixe, in, qui inclut. Tous ces petits riens, ces détails qui ne font qu’agrandir les miens tissés, accroître la présence de l’autre.

L’intimité c’est tout un imaginaire que nous créons chaque jour ensemble, à deux. Cette intimité dont je croyais qu’il fallait avoir honte et la cacher.

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Isabelle FRANC RTTR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

Etre invincible

Mercredi 28 juin 2017

“La sagesse est plus vulnérable que la beauté ; car la sagesse est un art impur.”

André Malraux De André Malraux / L’Espoir

Içi bas, il n’ y a pas de personnes infaillibles. Il n’y a personne d’invincible. Ce n’est même pas une denrée rare, cela n’existe pas. Il n’y a pas ce possible là. Il y a des ideaux plus ou moins beaux, plus ou moins faux. Et puis il y a les évidences. L’évidence de ces choses qu’on n’aura pas. L’evidecne de ces choses qu’on ne sera jamais. La vérité des choses telles qu’elles sont. C’est cru. C’est abrupt. Je vois des fragilités que nous n’osons pas dévoiler parce nous ne pourrons pas les étendre ensuite. Je vois des différences que nous nous empressons de cacher pour ne pas avoir à les assumer en public, pour se fondre dans la foule et ainsi correspondre un maximun aux normes . C’est tout ce que nous recherchons cette platitude. Il faut savoir gommer ses tares, dissimuler ses aspérités. Je n’ai certainement pas appris à obtempérer la tete baissée. C’est cela qu’on est censé transmetre aux génératiosn futures ? Ca qu’on est prié d’apprendre à chaque enfant ? Mais qui à établi ces regles du jeu ?

 

Être un être vulnérable ne fait pas forcement de cet individu un être inférieur. Au vu de notre sensibilité exacerbée je dirais que ce serait même tout le contraire. D’emblée, cela peut paraître incongru à certaines personnes, peut-être à vous mais pas à moi. Il y a quelque chose qui cloche dans cet amalgame. N’y aurait-il qu’un pas entre ces deux rives  ? Est’il necessaire d’établir un lien direct entre quoi et quoi ? En quoi avoir un point faible fait-il de nous un être diminué ? Qui parmi nous n’a pas de talon d’Achille ? N’existe-t-il pas dans ce monde un autre chemin que celui de la survie ?

Je ne connais personne qui cherche à attirer la pitié des autres sur lui. Personne.  Peu m’importe les moyens l’essentiel n’est-il pas de sensibiliser un maximum de gens. Vous ne le voyez sans doute pas mais je me sens délicate comme de la soie, fragile comme de la porcelaine, froissable comme du lin. Qu’adviendra-t-il si je laisse leurs pensées avoir le pas mon être.

Je meurs d’être moi.

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isabelle franc rttr

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Performance

Mardi 27 juin 2017

C’est quoi la haine ?

« Est-ce qu’il suffit d’aimer pour changer les choses ?  Chacun s’est posé un jour cette question, se demandant si donner de l’amour suffisait. ». Je reprends volontairement les mots de mon amie Sylvie Grignon car ils me portent à  vous parler d’une performance  orchestrée par une artiste serbe Marina Abramovic en  1974, une expérience qui me semble plus que jamais d’actualité et si contemporaine. Après avoir lu le récit qu’elle fait de ces six heures ou elle se livrât au public-je suis restée littéralement bouche bée. Stupeur et tremblement . L’enfer qu’elle décrit m’est insupportable. Cela relève de l’intolérable.

La première réflexion concerne certains spectateurs qui ont fait preuve de cruauté, de malveillance à son égard. L’entaillant.La violant. Comment peut-on être fier d’être sadique ? Ne me demandez pas pourquoi la question m’est venue ainsi je ne sais pas. Nous voici revenus aux temps anciens, peut-être pas si anciens que ça au regard des supplices qui lui sont infligés ?  La jouissance et le plaisir que peuvent éprouver certains humains à faire du mal demeurent pour moi incompréhensible. Oui, on a tous des pulsions plus moins intenses. On peut difficilement faire pire.

La deuxième question attrait à l’absence de frein, de toutes résistances des lors qu’on autorise , qu’on lève tout interdit. La rapidité avec laquelle les gens se déchaînent passant du bien au mal est horriblement effroyable. Qu’est-ce qui pourrait retenir  ce déferlement de violence?

Inévitablement, la troisième interrogation me concerne. Qu’aurai-je fait si j’avais été un parmi eux ? Quels objets aurais-je eu envie de saisir, utilisé à son encontre et comment ? Je suis certaine que l’indifférence de certains me rendrait hystérique, les encouragements des autres me feraient craquer.

Marina Abramović se souvient des deux dernières heures : « Je me suis sentie violée, ils ont arraché mes vêtements, ils m’ont enfoncé des épines de rose dans le ventre, ont pointé un pistolet sur ma tête. » 

Je n’imagine pas qu’elle y allait le cœur léger sans trop d’appréhension elle en est revenu abîmée, froissée, déchiquetée, tant physiquement que psychiquement. Je me demande ce qu’elle croyait. Elle n’en pas vraiment sorti intacte, ni indemne. Serait-ce pire ou pas aujourd’hui ? Il me semble tellement important de penser que rien de tel n’aurait lieu mais…devant tant de haine mon cœur s’est brisé.

En tout cas j’ai la réponse à ma question.

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de ces rêves

Lundi 26 juin 2017

Une nuit sans faire de rêves, cela n’existe pas. Je dis toujours que je ne me souviens jamais, ô si rarement, de mes rêves au petit matin.Ils ne prennent pas corps dans ma mémoire. Ils ne s’inscrivent pas dans cet éther. Aussitôt les yeux ouverts ils se sont envolés. Evidemment ils prennent formes la nuit mais ils se refusent à toute sédentarisation en moi. Mais par ou s’échappent-ils ? Il y a bien cette activité nocturne intense à laquelle je n’ai pas accès. Ô que j’aimerais ouvrir enfin ce recueil de messages secrets en attente. Ce serait un merveilleux cadeau. Très vite je me glisserai à l’intérieur de ce bouquet d’images, je feuilletterai chaque page, les tournant, revenant en arrière. Il ne m’arrive plus de faire ce rêve, l’un de ceux dont je me souvienne tant il a laissé une empreinte par sa répétition. Il a du revenir une dizaine de fois. Je chutais dans le vide à l’infini. Quoi de plus troublant que cette sensation de vertige qui me prit au ventre, à m’en réveiller .

L’éternelle erreur consisterait à prendre ses rêves uniquement pour des rêves. Ne pas y voir les étoiles !

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de ces maladies invisibles

Dimanche 25 juin 2017

Une maladie invisible est, reste et demeure une maladie avant tout ! Bien réelle, visible ou pas, elle existe bel et bien. Pour être clair, net et précis, il s’agit d’une altération de la santé ce qui signifie qu’il y a un changement. Le seul et unique rêve que nous poursuivons est celui d’être enfin entendu, compris, donc accepté. De fait, nous nous sommes retrouvés dans une situation de handicap . Ce n’est ni une volonté, ni un choix de notre part. Pour autant méritons-nous la double peine infligée par cette société ? Ce regard si méprisant et condescendant à notre égard. Quand on prend connaissance de certaines réactions, de rejet par exemple, on se dit que la route à faire est encore longue. Certes un chemin a déjà été fait et c’est merveilleux mais… il y a un mais, voyez-vous – qui renferme ces préjugés qui n’en finissent pas, ces attitudes qui isolent les malades, ces violences qui meurtrissent l’estime de soi. Je pense à ces rejets qui nous laissent interdits, sans mots, sans voix, à ces regards interrogatifs, voire fuyants. Je n’ai pas à guérir pour vous plaire.

Personne n’a dit que vivre ensemble allait de soi, cela demande un effort constant et une attention quotidienne.J Seulement je crois que le jeu en vaut largement la chandelle, n’est-ce pas ? Nous ne sommes pas tous égaux …

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Encore

Samedi 24 juin 2017

Encore un matin d’été. La lumière ambrée pénétrait avec parcimonie la chambre. La teintant d’or. J’ai vu. Il y a le lit défait. Les draps froissés. Les oreillers à l’envers, et du reste, encore trempés de sueur. Inondés de ces rêveries nocturnes. Et les rideaux de lin lavé blanc toujours tirés malgré l’heure tardive. Et les vêtements entassés encore au pieds du lit. Croire je ne peux plus. J’ai abandonné. Il m’a fallu renoncer. J’ai cédé.

J’ai fini par poser un cadenas sur mes espoirs. A dire vrai, je n’arrive même plus à me souvenir ou j’ai caché la clé. Il y a des corps qui ne nous emportent pas plus  loin que ça, pas au delà d’une courte nuit et d’autres vers lesquels on revient sans cesse. L’horizontalité des corps, nus de surcroît, s’empare des pulsions charnelles. Je ne saurais dire . C’est le moment ou l’on se rhabille, ou l’on se pare d’arguments, ou l’on s’échappe de la tiédeur des bras, sans doute, le temps d’une journée avant la renaissance. Oui, on accourt à nouveau. On revient au plus vite.

Serait-ce bien vous l’homme qui me faisiez si délicatement l’amour ? Je pars à la recherche des incohérences qu’on va pardonner. Je me suis demandé combien de femmes vous aviez réussi à aimer ainsi. Ce que j’aime à chaque fois ? Mais je ne le sais pas. T’aimer me rend plus forte. Je n’avais pas de courage avant de te connaitre car je manquais de toi. Tu m’as doté d’une légende. 

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la contradiction

Vendredi 23 juin 2017

Certes, le manque de cohérence et de logique sont deux tendances actuelles qui m’agacent au plus haut point. Ca m’énerve. Serait-ce uniquement de la bêtise, de l’arrogance ou bien de l’inconscience ? Est-ce seulement une impression que j’ai ?

Effectivement, nous avons tous les uns et les autres certaines contradictions – nous y faisons face et c’est ce qui fait notre charme, au fond. Nous portons tous en nous du masculin comme du féminin, du négatif ainsi que du positif – certains parleront aussi du Yin et du Yang. Pourquoi pas. Cela ne change pas grand-chose.

Qui, au moins une fois dans sa vie, n’a pas dit une chose et fait son contraire ? De fait, la contradiction semble inévitable, voire même bénéfique. En tout point péférable à l’insatisfaction de son propre désir. Elle nous incite à entre-ouvrir des portes qui nous sont moralement interdites, faisant ainsi tomber nos défenses, qu’elle ramasse et jette aux oubliettes. On se plaint de cette dissonnace mais on s’y engouffre comme une issue de secours. On pense alors se connaître mais on est les premiers surpris.

Comme aimait à me le répéter ma grand-mère, si tu n’as plus faim pour le plat, tu n’as donc plus faim pour le dessert. Logique, n’est-ce pas ? Qui pourrait remettre en cause cette implacable déduction ? Vivre sans fausse note est bien entendu impossible.

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Ces autres

Jeudi 22 juin 2017

Aller encore plus loin, au-delà de ses propres limites corporelles et sensorielles. Elle sait qu’elle a besoin de sa présence quotidienne à ses côtés. Elle a besoin de sentir l’autre dans ses mots. Elle a besoin de plonger dans ses silences. Pour se sentir exister elle a besoin de se frotter à d’autres codes que les siens, de côtoyer d’autres univers mentaux que le sien qui ressemble tellement à d’autre à quelques nuances près. La peur de décevoir l’empêche d’être ce qu’elle aurait dû être- elle.

En premier chef, elle prend bien garde à ne pas être déçue, elle ne supporte pas cela, puis à son tour elle cherche à ne pas décevoir. De cet autre elle retire sa verticalité, une droiture qui lui permet de se relever. Peu importe les mots qu’elle entend, ceux qu’elle laisse derrière elle, ce sont les sensations produites qui marqent son corps, c’est pour cela qu’elle les retiednra les unes apres les autres.

L’autre, c’est aussi un autre soi, un miroir qui rouvre grand toutes les portes des vieilles armoires dans lesquelles sont enfermées nos terreurs enfantines, entassées, empilées les unes sur les autres. L’autre fait acte de délivrance. Les émotions ne se disent pas, elles se vivent. Ce sont elles, ces lignes maitresses qu’elle s’efforce de suivre pour atteindre cette horizontalité.

 

Et puis les choses avancent, elles ne restent pas figées dans une immuabilité permanente. Il y a la déclinaison des choses, les lignes qui se ploient, se plient et se courbent annonçant un chevet imminent. Les couleurs qui blanchissent, qui ternissent, qui perdent leur éclat. Ce froid qui commence à l’entourer. D’un côté ce qui fut, de l’autre ce qu’on sera.

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ces maladies auto immunes

Mercredi 21 juin 2017

En fait, il y a longtemps déjà que je songeais à vous sensibiliser au sujet du «  hand in cap » . Vous faire toucher du doigt ces défaillances des corps. A priori c’est bénin, c’est malin. Pas de quoi s’affoler ! Ö ce n’est rien, c’est juste quelque chose qui nous nargue .. juste un défaut d’être.

 Sincerement, je suis hyper heureuse – ô j’aime à la folie certains préfixes – que certaines de mes amies puissent être la source d’inspiration d’un bel article ! Devenir une muse en quelque sorte. Heureuse de connaître ces femmes qui sous des attitudes radieuses, gaies et enjouées, se révèlent être de véritables guerrières. Leur quotidien ressemble à un combat acharné d’un taureau dans l’arene. Chaque jour qui se lève, elles font preuve de volonté, de générosité, de courage et d’altruisme, et tout cela malgré ce mal invisible qui les détruit de l’intérieur. Il est temps de faire les présentations.

Hashimoto, vous connaissez ?

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SEP, – Sclérose en plaque – non plus ?

Enchanté

 

Avec elles, vous apprendrez à ne pas vous fier aux apparences. Sans distinction, la maladie frappe comme la foudre s’abat, au hasard, littéralement sur un arbre et le scie en deux. A présent vous voyez l’interieur. Ces maladies auto-immunes, personne ne les connait, personne ne les voit pourtant elles sont bien réelles et font souffrir bien des malades.  Je me rends compte de cela. Ce qui m’attriste c’est que bien peu de monde ose en parler haut et fort !! Il y a une chape de plomb qi pèse sur ces maladies méconnues. Il faut pour aborder le sujet avoir acquis une reconnaissance par ailleurs. Enfin, quand vous faites la connaissance de l’une d’elle, vous ne pouvez déjà plus les éviter. A la première minute, il est déjà trop tard.

Voulez-vous passer quelques jours avec nous ? Vous verrez que notre compagnie est des plus attachante. Prise de poids, visage bouffi, doigts boudinés, sècheresse cutanée, douleurs musculaires, état de fatigue, baisse de la tension artérielle, symptômes dépressifs ; voici à quoi ressemble le grand chaos orchestré par HASHIMOTO.

 Quant SEP, le tableau n’est guère plus réjouissant. Troubles visuels. Troubles de la sensibilité. Troubles moteurs.

Et il reste à conclure sur une  note d’espoir. Lequel ?  Quel que soit ce mal toutes ces femmes nous servent d’exemple. On envie leur bravoure, leur énergie. Certes, elles sont plus fatiguées, oui, elles sont plus vulnérables mais cela ne les empêche nullement de réaliser ce qui leur est cher. Accepter ce qui nous différencie de chaque autre.

C’étaient toutes des femmes simples et sans histoires avant que la maladie ne les déconnectent de l’insouciance.

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isabelle franc rttr

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