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Archive pour juillet 2017

Bon vent…

Lundi 31 juillet 2017

La vie ressemble à ce que nous en faisons : sa qualité résulte en grande partie de la question des choix que nous faisons: celui des ami(e)s, des lectures, des activités et bien entendu du conjoint ou compagnon, celui qui accompagne nos songes.

Alors bon vent à tous ceux qui ne s’intéressent pas à moi, qui ne montrent aucun intérêt pour la personne que je suis, qui ne cherchent surtout pas plus à me connaitre. Qui ignorent mes rêves tout comme ce qui me fait rire ou pleurer. Je ne tiens plus à perdre mon temps avec de faux espoirs et des mots creux, tout cela en vain. Il y a certains jours ou l’on se met à douter de soi, de sa capacité à aimer l’autre, même de ses mots.

Vous avez compris, aujourd’hui est un jour sans. Je ne m’en cache pas. Sans perspective, sans lendemain. Inconsciemment je me dis que je ne mérite pas que les autres se montrent attentionnées à mon égard. On m’a dit que je devais arrêter de m’auto flageller, que je me faisais du mal pour rien. On a dit beaucoup de choses pour mon bien. On peut toujours s’efforcer de croire aux impostures de certains même si on sait que cela n’a rien de vrai. L’anxiété est-elle le propre des âmes hypersensibles, peut-être ?

Ö comme je me sens oppressée par tant  de personnages, de sensations et de réalités différentes. L’effroi a saisi mon corps, transi toutes mes pensées

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isabelle franc rtt

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des clichés…

Dimanche 30 juillet 2017

Que dire de ces clichés, toutes ces images stéréotypées, qui nous collent à la peau ? On les a engrangés, mises dans le silo de nos mémoires. A titre personnel, j’aimerai m’en passer. Etre dispensée de ces chemins tracés, pour marcher sur le bas-côté. On a tous envie de cela en définitive. Et pourtant je reste persuadée que tous nous continuons à raisonner en fonctions de ces petites cases. Nous échappons toutes et tous dans ce que nous sommes, ce qui constitue notre singularité, aux cases, au fond. C’est bien au-delà de notre simple volonté.

J’ai compris très tôt qu’il y avait là une superposition d’image. J’étais censé montrer l’exemple, incarner cette posture qu’on attendait de moi, ne pas laisser déborder mes émotions quelque qu’elles soient par ailleurs. Je serais supposée transmettre un discours descendant plus qu’autre chose…il me serait nécessaire et utile d’adopter une stature d’envergure, afin de gagner en légitimité ainsi que d’acquérir un vocabulaire adéquate pour ciseler ma langue, être au plus juste, chercher à être le plus clair  et précis possible, avoir acquis un savoir-faire qu’il faut mettre à jour régulièrement. Cela parait stupide mais bien entendu, tout cela n’est que la face cachée de l’iceberg, le prix à payer pour être en posture…si jusqu’ici j’ai réussi à m’adapter, à biaiser, à louvoyer entre leurs lignes ; aujourd’hui je fais semblant. Il m’a été demandé d’asseoir mon autorité. Qu’est-ce que cela veut dire ? Je m’interroge tout de même sur cette nouvelle forme d’autorité à savoir ce qui se cache réellement derrière. Est-ce vraiment de l’autorité ? Ne serait-ce pas plutôt un autoritarisme déguisé ?

Hélas, j’ai bien peur de ne pas exagérer tant que cela, à mon grand regret, surtout que je ne suis pas le genre de femme qui se complaît dans les apparences. Nous en sommes que trop souvent encore princières et prisonniers, mais faisons tout pour y échapper… et c’est cela l’essentiel.

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Isabelle franc rttr

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Lapsus …

Samedi 29 juillet 2017

Lapsus ?

Ce n’est pas ce que je pense mais c’est ce que j’ai dit, ou l’inverse ?  Oups… Ne vous est-il jamais arrivé de dire des mots que vous regrettez immédiatement, quand, soudain, vous réalisez le sens véhiculé par ceux-ci. Cette prise de conscience en dehors du fait qu’elle mette mal à l’aise, peut engendrer toutes sortes de tracas et soucis.

C’est là que vous réalisez  que vous avez dit exactement le contraire de ce que vous vouliez dire. Et c’est pourtant bien ce que vous avez pensé mais absolument pas ce que vous avez pu dire. Tous les témoins de la scène vous regardent de travers avec un air boudeur et sont là pour le confirmer. Vous avez fait une bourde.

Or, ce sont ces mots faux, terribles, creux qui sont venus, sont sortis, qui ont été énoncés quelques secondes avant à l’autre…en lieu et place de ceux qui avaient frappés dans votre tête. Si seulement vous aviez fermé la bouche. Alors pourquoi ce mélange ? Je pense que nous sommes nombreux à nous être retrouvés un jour ou l’autre dans ce genre de situations délicates et périlleuses – dans le cas où on a fait une gaffe.

Il m’est arrivé une mésaventure de ce genre il y a  quelques années de cela. Je travaillais alors dans les ressources humaines, et j’étais amenée à gérer les absences du personnel. Pour toutes les catégories cela se faisait de manière informatique à l’exception des aide-ménagères. Une fois une aide-ménagère vient poser une question. Je ne sais plus trop le détail. N’ayant aucune incidence sur le solde de ses congés, tout naturellement, je répondis «  ô c’est une aide-ménagère, on s’en fout ». Ce n’est évidement pas ce que je voulais dire. Je vis le visage de la personne se défaire et moi comprenant ma maladresse, je m’efforçai comme je pus de rectifier le tir mais le mal avait été fait.

Assurément, personne n’apprécie de perdre la face. Cela peut se comprendre. Comment faut-il réagir pour ne pas envenimer la situation  déjà bien coriace ? La première des choses est de présenter ses excuses puis dire ce que l’on voulait dire. J’ai une fâcheuse tendance à m’en vouloir après. Faut-il pour autant culpabiliser ? Non, certaines choses e se maîtrisent pas.

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Est-il encore possible de rêver ?

Vendredi 28 juillet 2017

Ô, que j’aimerai rêver une seule seconde, me dire qu’il suffirait de pousser les battants de la porte d’entrée de l’autre – ce bel inconnu- cet autre là, précisément, pour faire de son univers une infime part du nôtre. J’aimerai tant y croire ! Si cela un jour était possible je serais bien entendu la première à le faire.

Des lors, je ne cesserai d’entrouvrir  ces volets par simple curiosité. Il existe de saines curiosités. Mais, hélas, la réalité est tout autre – bien différente en cela de mon vœu.

Et puis, on ne peut pas pénétrer l’infirme. C’est quelque chose qui se laisse deviner. Ça se vit. Donc aucune possibilité ne nous ait offerte. Il n’y a pas de seuil, ni de voies qui mènent vers l’infirme.

L’infirmité quelque qu’elle soit est strictement inconcevable, impartageable.

Celui qui ne la vit pas passe à coté. Au terme « handicapé » on a substitué la belle expression  » en situation de handicap ». L’image en soi est plus évocatrice. Cela-a-t-il pour autant changé quelque chose ? Car ce sont les mentalités qu’il faut faire évoluer, non le nom.

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isabelle franc rttr

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Elle avait 98 ans

Jeudi 27 juillet 2017

Je trouvai le cadavre d’un homme mort depuis quatre ou cinq heures. Je me mis en devoir de le disséquermais au premier coup de scalpel… le cadavre porta la main droite sur le coeur et agita faiblement la tête.

L’Homme devant la mort (1977) de 

Philippe Ariès

Comment faire face à l’inimaginable ? Comment est-il possible d’accepter le dernier voyage d’un être qui nous est cher? Celui qui est sans ticket retour. Des l’annonce qui a pour effet de nous plonger dans un état de léthargie, semi comateux, tout ce qui a pu avoir lieu auparavant s’inscrit dans le passé désormais – on utilisera l’imparfait – devient dernier.

On se souvient de la dernière fois ou l’on a parlé avec elle, on tâche de se rappeler ses derniers mots, c’était bien telle date, tel jour, à telle occasion. Bien sur, on s’efforce d’être le plus précis possible, sous peine de la trahir. Et puis, on se remémore le dernier cadeau qu’elle nous a offert. Comme un devoir on va vouloir se mettre à le chercher, on veut le montrer aux autres, leur dire, voilà… finalement, le contempler. A lui seul, il va cristalliser tout ce tapage d’émotions contradictoires.  Dans cette atmosphère,  à la fois lourde et pesante, qu’il est difficile de faire son deuil.

L’accompagner une dernière fois, c’est un voyage qu’on entame. Ça a des allures de pèlerinage. Il arrive qu’il y ait des voyages desquels on ne souhaite pas revenir. On voudrait bien ne pas avoir à rentrer pour ne pas faire face à ce qui nous attend :

L’absence de l’autre. Ce manque de quelque chose dont on ne saurait dire le nom parce qu’il n’en existe pas. Est-ce un vide ?

Ce faisant, il faut se contraindre à poursuivre son chemin, étayé dans ce sens par les habitudes, les obligations qui sonnent tel un rappel à l’ordre. Quel ordre ? Désormais la voix ne sera plus entendue, le prénom plus jamais prononcé.

On entre de plein fouet dans l’ère nouvelle parce qu’inconnue jusqu’alors, du présupposé. Ah !  si elle avait été là, elle aurait dit ça, elle aurait fait comme cela, forcement elle aurait agit ainsi comme on dit…

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isabelle franc rttr

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incendie

Mercredi 26 juillet 2017

On garde tous en tête ces incendies destructeurs ainsi que le courage dont font preuve les pompiers qui au périlde leur vie luttent avec bravoure contre les flammes.

Chaque été c est le mème scénario qui se reproduit chaque année ce sont des centaines d hectare qui sont ravages par les flammes.  J’ai personnellement vu des terres brulees noircies

Est-ce accidentel ?  Il me semble légitime de se poser cette queston. Je ne sais pas.  En tout cas j’ai l impression d assister à un mauvais film. Selon un article ce sont 50 ha de garrigue et de pin en feu dans le var.

Préserver cette nature pour que les générations futures puissent en profiter commenous avons pu nous le faireme semble essentier et devrait être notre priorité.  Nous avons la chance en France d avoir de magnifiques paysages si variés et différends.  Ne devrions nous pas tout faire pour la commune sévère?  images

Isabelle franc rttr

citation du jour

Mercredi 26 juillet 2017

« Une intuition ne se prouve pas, elle s’expérimente » – Bachelard, « L’intuition de l’instant », 1932

Avanti !

de cet âge qui avance

Mardi 25 juillet 2017

De cet âge qui avance qui file sans cesse . Quand le moindre geste demande une attention soutenue.  Quand les actes les plus simples : se lever se laver se peigner nécessite une énergie considérable.  C’est signe que le temps a passé.  Signe que l arrivée est plus ou moins proche.

Que c est triste ces vies qui finissent dans unquasi desoeuvrement entourée de solitude que l on cache  parce qu on n a pas envie de se plaindre.  On ne veut pas déranger les enfants les voisins par peur d être intrusion.  Et puis de toute façon ils habitent loin, chacun mène sa vie et à déjà ses propres soucis

Pourquoi devrait on rajouter une couche supplémentaire? Il y a ce désir tout à fait compréhensible de ne pas se montrer égoïste ni d être un poids, un boulet qu on traîne

Et puis c’est ainsi que le silence est devenu son langage. Ellequi parlait tout le temps qui avait toujours quelquechose à dire.  Elle riait même.  La lenteur est devenu son rythme sous le poids des ans. A présent ses pas sont bien incertains.  Elle autrefois si vive a peur de perdre l équilibre de chuter à chaque pas avec les incidences éventuels qui pourraient advenir

Elle attend.  Je ne sais pas que vous dire d autre.  Il ne se passe plus grand chose dans  cette vie qu elle a elle même réglé comme du papier à musique.  Levée chaque jour à 5h. On allume la télévision pour tenir compagnie

Maman je t aime

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Isabelle franc rttr

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de quelle terre ?

Lundi 24 juillet 2017

Qui n ‘a pas rêvé d un monde sans faille bien meilleur? Qui n’a pas dit au moins une fois qu il  souhaitait pouvoir vivre dans un autre monde un monde beau parce que celui-ci ne le satisfait plus. On a tous imaginé un monde parfait idéal exactement comme celui des contes.  Or un tel monde n existe pas et on en est loin  pire on s en éloigne chaque jour un peu plus chutant dans l horreur.  On désire un monde protecteur ou chaque personne se sent en sécurité pour tous ceux qui nous sont chers: enfants nièces neveux etc . Vous ne me ferez pas croire le conotaire.  J entends bien les craintes de ces mères.

Comme la plupart d entre vous il m arrive de regarder les informations même si je les suis de moins en moins.  C’est terrible ce que je vois me glace et surtout merci interroge.  Mais que se passe t il donc?  Qu est-ce qui  ne va plus sur notre planète?  Il y a forcément quelque chose qui ne tourne pas rond. Des fois j’ai l impression de débarquer d une autre planète.  Mars?  Vénus?

Je ne reconnais plus le monde de mon  enfance doux et tempéré.  Est ce moi qui me fait tout un cine m’a où il y a réellement un problème ?  Au fond est-ce si important de le savoir?  Je dis que plus personne n’a de rêve ni d espoir.  Tout me semble déstabilisé par ces tonnes de haine et de violence qui se déversent et se déchaînent.  La violence ce n’est pas uniquement la criminalité  mais celle subie au quotidien aussi.

 

Ce monde est trop violent pour moi.

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Isabelle franc rttr

doute

Dimanche 23 juillet 2017

J en demeure bien souvent abasourdie à en rester bouche  bée

C’est quoi une société qui ordonne pour ainsi dire dêtre heureux.  Il faut à n importe quel prix trouver le bonheure sous peine d être un paria. Bien sûr je m insurge contre cette injonction de notre société moderne mais qui nelaisse aucune place aux émotions dites négatives.  Je me rebelle contre cetimperatif catégorique car je pense que chacun fait come il peut avec les moyens dont il dispose et qui sont bien differents selon vos origines sociales.  Difficile de mettreen avant son sourire quand on souffrère

Isabelle franc rttr

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