Archive pour août 2017

citation du jour

Jeudi 31 août 2017

Où se perd l’intérêt, se perd aussi la mémoire.
Citation de Goethe ; Maximes et réflexions (1749-1832)

Et Dieu créa la femme…

Jeudi 31 août 2017

J’ignore pourquoi mais j’ai toujours pensé que Dieu, s’il avait la décence d’exister, avait créé la beauté féminine de toute pièce, faisant preuve ainsi d’une grande lucidité, dans un seul but, celui de nous aveugler et uniquement dans cette perspective fumeuse. Je n’ai aucun doute quant à ce travers. Entre nous, il a juste voulu biaiser. Était-ce plus une espérance qu’une simple évidence ? C’est comme cela que je me suis rendu compte combien les voix du Seigneur étaient à priori  impénétrables, biens ficelées, leçon apprise à mes dépens. L’objectif de la beauté est de troubler, de déclencher un émoi. Tout se joue au niveau de l’aura, de cet idéal que nous avons façonné de soi et des autres.

 Au passage, reconnaitre les choses telles qu’elles sont, et comme elles se présentent, c’est faire preuve d’une intelligence intuitive, quasi instinctive. Jusqu’à présent, j’étais bien  persuadée de tenir en main les clés de la réussite sociale, c’était sans compter, je ne pouvais pas là encore non pas imaginer mais croire, sur l’importance pour les hommes, notamment, du seul aspect physique. Naïvement, je dois avouer, je pensais que seules les compétences faisaient foi,  et constituaient d’excellentes références. L’homme ne vit que de fantasmes qu’il cherche à assouvir, à nourrir obstinément chaque jour.

 Je suis passée à côté de cette agonie, de ce terrible, de cette insulte infligée à l’esprit et ce ne sont que des sanglots longs que j’entends en mon âme et consicence, si libre et rebelle intellectuellement. La vérité est que je cherche à oublier la beauté que j’étais tout autant que celle que j’aurais pu être. Je suis partie depuis mon enfance à la recherche d’un monde ou ne prévaut pas la beauté sans pour autant l’avoir encore rencontrée, croisée et trouvée. L’imaginaire de la beauté est destructeur car il reflete nos failles.

 

Ca fait bien 50 ans que je fais le tour de la question. Beaucoup de ce qu’on croit être la beauté n’est souvent que la réponse à nos besoins affectifs et émotionnels. Faut-il renoncer à savoir ce qui nous rend beau aux yeux des autres. ? La beauté c’est aussi ne pas se plaire.

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Isabelle franc rttr

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citation du jour

Mercredi 30 août 2017

Aimer, c’ est tout autant trouver en l’ autre son image manquante qu’ aimer le manque en lui …

Sarah Chiche
Éthique du Mikado

Souffrir ou pas ?

Mercredi 30 août 2017

La souffrance serait-elle une providence ? Vécue ainsi. C’est une autre façon d ’évoquer le plaisir en tout cas parce ce que l’un ne va pas sans l’autre. Dans mon corps, ma tête et mon cœur il y a des centaines de petites souffrances, de multiples petits trous noirs, puis en hauteur il y a la grande celle dont on ne parvient à se défaire parce qu’elle demeure sans doute plus profonde que les autres. Elle s’ouvre comme une faille gigantesque qui vous offre son abîme.

Toute souffrance est-elle l’unique objectif de n’importe quelle vie ? La souffrance ça vous submerge comme ces vagues si hautes, on croit ne pas pouvoir en réchapper, alors que pour s’en sortir il faut juste attendre. Souffir c’est aussi avoir mal, attendre et supporter. La souffrance, c’est aussi de l’autre, que l’on peut lui infliger, nous même, celle que l’on voit. Ce qui met terriblement en colère, moi comme les autres, c’est justement de souffrir pour rienParce que la souffrance doit forcement servir à quelquechose, elle doit avoir un but, poursuivre un objectif. C’est tout à fait l’idée que l’on retrouve dans la phrase :  « il faut souffrir pour être belle. ». Qui ne l’a jamais entendue ? Il faut parfois avoir une consicence aigué de tout ces enjeux affectifs pour éviter le désastre, la grande catastrophe incurables.

On enfouit. On enfouit tout ce qui est susceptible de déranger,de géner, tout ce qui est interdit, de dire, de faire, de ne pas faire, tout ce qui dépasse aussi. On doit finir par avoir une montagne à l’interieur de nous, un tas immonde de ires, de haines, de rancoeurs, tout cela accumulé pendant des années. Est-ce immoral toutes ces rebellions avortées ? Je n’en sais rien. Ce que je sais c’est que l’on ne souffre pas pour souffrir, quelle absurdité ce serait ! Et si on se mettait à compter ces petites failles, histoire d’apporter un sens. Arrive-t-il parfois de ne plus jamais souffrir ??

Bref, pour être clair, nous cherchons à évacuer le plus possible toutes les souffrances, quelles qu’elles soient, physiques ou morales. Est-il nécessaire d’éliminer à tout prix ces sentiments négatifs ?

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isabelle franc rttr

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citation du jour

Mardi 29 août 2017

Un baiser fait moins de bruit qu’un canon mais l’écho en dure plus longtemps.

Citation Oliver Wendell Holmes

Comment est la vie ?

Mardi 29 août 2017

Merci à la vie.

« La différence entre une vie extraordinaire et une vie ordinaire, ce sont les plaisirs extraordinaires que l’on trouve dans les choses ordinaires. » (Véronique Vienne)

Ce matin je regardais ma vie. La certitude est que ma vie m’appartient-du moins, j’aime à le croire, ou encore cela me plait de le penser. Tu m’as tant bercée de cette douce illusion, toi, la vie. Une des choses parmi tant d’autres, que j’imaginais bien vous dire. C’est bien ainsi que je l’avais imaginé, lu, vu et voulu. Il me semble l’avoir tant désirée ainsi. Dans ma vie il n’y a ni envers, ni endroit, cela n’existe pas tout simplement. Au grand dame de ma mère, tout se croise et s’entremêle, s’entrelaçant à la manière d’un métier à tisser, le fil des événements croise forcement celui des émotions. Il y a bien quelques petits accrochages comme des nœuds mais… Il y a des vies prisonnières d’elles-mêmes, qui se croient libres.. pff ; d’autres qui se pensent le centre du monde. En fait, chacun de nous se raconte une histoire, celle que l’on vit. Ce n’est pas toujours évident d’en avoir conscience, bien des gens affirment le contraire.

On a beau y croire de toutes ses forces, on a beau faire, il y a ce fichu déterminisme. Ne soyons pas crédules ! Il nous faut donc bien faire avec. Elle a ses failles, ses cassures , également, ses pics de gloire, ou plutôt de gloriole. Elle ne peut pas être appréhendée autrement, je veux dire de manière linéaire, ni lisse, c’est comme ça. Certes, elle est peut-être poreuse dans les sentiments mais pas dans les convictions. Certains auraient voulu qu’il en soit autrement, plus rangée, plus straight, ou le contraire, mais je ne les ai pas écouté, en rien, non par mépris, ni que j’ai fait acte de dédain, mais simplement parce que je fais comme je peux avec ces riens, ces bouts de bonheur etc…

A partir de quel moment nous interrogeons-nous sur notre propre vie ? Est-ce lors d’un événement ? Il nous faut renouer avec ce vertige des possibles, cette croyance enfantine que nous quittons. Avons-nous besoin de principes pour vivre comme il faut ? Je brûle d’envie de ces rendez-vous, de ces nouveautés auxquels j’accepte de dire oui, oui à la vie, oui à l’existence, oui encore à cette puissance de vie. Il est nécessaire d’avoir la sensation de la vie pour vivre.

En fait, la vie est à la fois un poison et le remède à ce poison ; ce qu’on appelle un pharmakon. Bref, une vie riche, intense, remplie de diverses et multiples émotions, amour, peur, tristesse, de partage aussi, qui se lit de façon transversale. Après cette réflexion , je reste dans ma prairie si verte.

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isabelle franc rttr

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Elle visite… expo

Lundi 28 août 2017

La dernière exposition que je suis allée voir date de quelques mois déjà. C’était celle sur « Le soulèvement ».

L’autre jour, lors d’une discussion entre copines, une amie proche m’a proposé de l’accompagner voir l’exposition Mémoire et Lumière, j’ai dit oui, chose faite hier après-midi, qui a lieu actuellement à la Maison européenne de la photographie.

La société d’impression japonaise « Dai Nippon Printing co.Ldt » constitue pour la maison européenne de la photographie, des le début des années 1990, une importante collection représentative de la photographie japonaise de la deuxième moitié du XX siècle. Mémoire et Lumière est présentée au sein de la quasi totalité des espaces du lieu. Le parcours propose de découvrir une large sélection de chacun des 21 photographes de la donation. La collection est aujourd’hui riche de 540 pièces.

A part une dizaine de photographies en couleur, il s’agit d’œuvres en noir et blanc, impression argentic (pour les pros… ). La mémoire vient des scènes, des visages, qui crient, qui hurlent, qui souffrent, ou comme cette mère qui allaite son enfant. Mais aussi de ces quelques témoignages écrits des survivant(e)s de Nagasaki… le 9 août 1945 . Ces vies ordinaires arrachées, spoliées…et les conséquences.

La lumiere c’est la vision de l’horreur, cette mise à jour, cette vérité dite, montrée, mais dans toute la sobriété japonaise. C’est digne! C’est poignant ! C’est nobler ! BEAU 

Un coup de cœur. J’ ai eu un vrai coup de cœur. Parmi les quelques photographes exposés, un a retenu toute mon attention parce qu’il vous introduit dans la mémoire collective japonaise. Derrière l’objectif Ihei Kimura vous révèle l’intimité de cette société si discrète, et si souvent incompréhensible, pour nous les occidentaux. Son travail est délicat et subtil. Émouvant. Et puis il y a toutes ces impressions qu’il fait naître en nous. Une multitude

Ihei Kimura (木村 伊 兵衛) était bien connu pour ses photographies documentaires. Il est né à Tokyo en 1901 et, comme la plupart des amoureux 
de la photographie, il a commencé à montrer son intérêt à prendre des photos à un très jeune âge.

Bref, vous l'aurez compris, une exposition que je vous invite fortement à aller voir, vous ne serez absolument pas déçu si comme moi, vous aimez 
ressentir les choses. On ne ressort pas de la visite sans se poser des questions sur l'humain, sur l'humanité. Cette exposition ne peut pas laisser 
indifférent. 

Recommencera-t-on, ou pas ?
Sera-t-il nécessaire un jour de recommencer ? 

En tout cas, ça interroge. 
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isabelle franc rttr
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citation du jour

Dimanche 27 août 2017

Le dialogue, relation des personnes, a été remplacé par la propagande ou la polémique, qui sont deux sortes de monologue.
Albert Camus

Avant tout

Dimanche 27 août 2017

Qu’est-ce qui encastre n’importe quelle relation, et plus particulierement celle adulte-enfant ? Qu’est-ce qui englobe ce lien ?

Avant tout, je crois, il s’agit d’une chose de l’ordre de la transmission qu’elle soit orale ou écrite : le savoir, les connaissances, et cette part indicible, indéfinissable, quasi blanche et transparente, mais si forte car il y a tant d’autres choses qui filtrent par les non-dits. Tout n’est pas forcement visible, loin de la, cette part là va même grandissante, me semble-t-il. Par le regard, par les gestes, par les choix, tout ceci véhicule des vérités propres au clan. Un peu à la manière d’un langage codé que seuls les initiés savent déchiffrer on instaure des rites. On abdique. On s’incline. On reproduit. Ça se grave en nous comme notre instinct animal et sauvage.

Comment peut-on mentir à un enfant ? Ça a quelque chose, n’importe comment, de mortifère. Qu’est-ce qui pousse à aller jusqu’à lui cacher sa propre vérité ? Il n’est pas de doux leurre  mais il existe la douleur d’ignorer ses origines. Pourquoi est-ce ainsi ? C’est ne pas avoir d’histoire, ne pas pouvoir se projeter en tant que l’héritière de sa mère, ou de son père, de ses parents. Pire, on le coupe de ses racines. Bien sur il va pousser, grandir mais de quelle maniére ? Il me semble qu’il serait plus judicieux de se demander comment un être peut en arriver à un tel point .

Tout être en devenir, parce qu’il est donc en construction, a besoin de reconnaissance. Ce sera ces ailes qui feront que plus tard, dans un futur, il pourra voler de ses propres ailes , au fond, n’est-ce pas là le point essentiel ? Il est de notre devoir de tout mettre en œuvre pour permettre à l’enfant de s’épanouir et se réaliser. Cela implique une transparence, ces mots « bleus »…peut-être.

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isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités)

citation du jour

Samedi 26 août 2017

Le présent est la seule éternité possible.

Grégoire Delacourt – Danser au bord de l’abîme

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