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Sommes nous sociables ?

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Faîtes-vous partie de ces individus que l’on qualifie volontiers de sociables ? Vous êtes estimés, appréciés et entourés. Vous vous faites de nouvelles relations facilement. Si je pose cette question, c’est que pour certains, il semblerait que cela ne soit pas aussi évident. Qu’est-ce qui va de soi ? Clairement, cela ne coule pas de source. Ce principe basic ne semble pas être totalement acquis, ou du moins accepté. Alors que pour moi, s’il y a bien une évidence, c’est que l’on rencontre toujours les autres par l’intermédiaire d’une tierce personne. On est mis en relation. À de rares exceptions près. Je ne conteste pas que celle-ci sert de lien, elle est ce fil tenu entre les deux, ce qui relie.  Et alors ? Ça se passe toujours ainsi, n’est-ce pas ? Est-ce pour autant qu’on la considère comme une porte d’entrée ? Non, bien sûr que non.

 

Qui ne s’est pas entendu reprocher au moins une fois par une amie proche de lui avoir volé sa copine…et la célèbre phrase : je l’ai connu avant toi !’ Ah bien ! D’accord, je te laisse la primeur dans ce cas, comme si c’était aussi simple, et qu’il suffisait de brandir l’antériorité pour obtenir gain de cause. Serait-il envisageable de voir les choses autrement que dans ce rapport de forces ? En quoi l’amitié est-elle une affaire de date ?  Depuis quand ? N’est-ce pas plutôt une question d’affinité ? Une question d’intensité ? De choses à partager ? À échanger ? Je connais des amies depuis la classe de CP sans pour autant être proches, et d’autre,  connues beaucoup plus tard, qui elles, sont vite devenues des intimes. Des confidentes pour certaines. Comme me le disait un ami récemment : que veux-tu que j’ai à partager avec untel ou trucmuche ?  C’est un peu comme dans un couple, il faut savoir regarder dans la même direction.

 

Êtes-vous à l’aise en société ?  Vous appréciez les mondanités et autres cocktails.

 

J’avoue avoir du mal à tenir une conversation si je ne suis pas dans un climat de confiance. Je dirai des banalités, sans grand intérêt. J’ai bersoin de connaître les gens. Par contre je suis beaucoup plus prolixe en petit comité, ou je me sens plus libre car plus sélectif, je me sens sans doute moins jugée. Il est temps d’aller au fond du problème. A-t-on un quelconque droit de préemption sur nos ami(e)s ? N’est-ce pas là un signe de jalousie, d’exclusivité, voire un brin de possessivité ? Et comme personne n’appartient à personne…

 

Je ne doute pas une seule seconde que la personne se sente trahie ou lésée.  Je peux parfaitement imaginer ce ressenti. J’ai juste envie de leur dire : pense donc à l’image que tu renvoies de toi à une amie, par n’importe laquelle, mais une personne qui t’aime qui a de l’affection pour toi., qui a pu t’apporter quelque chose. Es-tu sérieuse ?  Et puis prendre un café, une heure avec quelqu’un ne signifie pas grand-chose. De fait, il faut bien plus pour construire une amitié solide et durable, et en particulier loyale, à l’épreuve de toutes  sollicitations.

 

Bref, une amitié doit se construire alors pourquoi chercher à la détruire ? C’est juste bon à semer la zizanie.

J’ai peur que tu m’abandonnes. J’ai peur que tu me trahisses.

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isabelle franc rttr

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  • J’ai pris…

    Ô, j’ai pris conscience comme je peux aimer tes espaces silencieux. Chaque fois que nous d…
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    Et si, par malheur, je me tais, je ne pourrais plus ni crier, ni avancer ; je recevrais le…
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