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Archive pour septembre 2017

et si on pouvait changer

Mercredi 20 septembre 2017

La nuit, le noir, le silence, le tout cumulé, sont des ingrédients propices à la cogitation. L’esprit vagabonde. Divague. Cette nuit, parce que je ne dors pratiquement pas en ce moment, je me demandais ce que j’aimerai changer en moi. Si, par hasard, il y avait une chose que je détestais fondamentalement en moi. Si je prenais le temps de dresser la liste j’imagine qu’il y aurait énormément de choses, des petits trucs de rien, au fond, mais qui trottent dans la tête et qui empêchent de trouver cet équilibre. Je préfère donc ne pas m’attarder sur ce point.

 

Dans cette pelote de mélodrames, je crois bien que j’ai fini par trouver, c’est le rapport aux autres. Je suis gauche, trop franche et directe, un peu terriblement sauvage. Chaque malaise que je porte en moi, tient grosso modo à une maladresse de l’enfance. Chaque remontrance qu’un enfant peut entendre va créer une onde de choc qui va s’étendre et avoir un impact sur l’adulte qu’il va devenir. Cette empreinte laissée c’est ce qui va l’amener à douter de lui-même, en ces capacités intellectuelles ou autres. Ça risque de se traduire par une manque de confiance en soi. Plus on grandit, moins on voit, moins on a accès à l’origine dues choses.

 

Depuis toujours, j’admire- sans nécessairement les envier car je sais que cela ne correspond pas à ma personnalité- ceux et celles qui ont des facilités relationnelles. Ils sont capables de se créer des ami(e)s n’importe ou, dans n’importe quelles circonstances. J’en connais qui ont su conserver et entretenir des liens forts avec des camarades de maternelle. Je trouve ça beau. J’en aurais rêvé. Je me heurte à mes failles.

Quel âge devrais-je attendre et atteindre pour qu’une personne prenne soin de moi ? Devrais-je parvenir à cet âge ingrat et devenir dépendante pour qu’enfin on s’inquiète de moi ? Quelqu’un capable de voir ce que je cache derrière ce sourire. Je me sens comme un oisillon tombé du nid, fragile, frêle et apeuré. Est-ce simplement la peur d’être oubliée ?

 

Vous, qu’auriez-vous changé ?

 

 reza

 

Isabelle franc rttr

 

 Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

Et si on pouvait changer

Mercredi 20 septembre 2017

La nuit, le noir, le silence, le tout cumulé, sont des ingrédients propices à la cogitation. L’esprit vagabonde. Divague. Cette nuit, parce que je ne dors pratiquement pas en ce moment, je me demandais ce que j’aimerai changer en moi. Si, par hasard, il y avait une chose que je détestais fondamentalement en moi. Si je prenais le temps de dresser la liste j’imagine qu’il y aurait énormément de choses, des petits trucs de rien, au fond, mais qui trottent dans la tête et qui empêchent de trouver cet équilibre. Je préfère donc ne pas m’attarder sur ce point.

 Dans cette pelote de mélodrames, je crois bien que j’ai fini par trouver, c’est le rapport aux autres. Je suis gauche, trop franche et directe, un peu terriblement sauvage. Chaque malaise que je porte en moi, tient grosso modo à une maladresse de l’enfance. Chaque remontrance qu’un enfant peut entendre va créer une onde de choc qui va s’étendre et avoir un impact sur l’adulte qu’il va devenir. Cette empreinte laissée c’est ce qui va l’amener à douter de lui-même, en ces capacités intellectuelles ou autres. Ça risque de se traduire par une manque de confiance en soi. Plus on grandit, moins on voit, moins on a accès à l’origine dues choses.

 Depuis toujours, j’admire- sans nécessairement les envier car je sais que cela ne correspond pas à ma personnalité- ceux et celles qui ont des facilités relationnelles. Ils sont capables de se créer des ami(e)s n’importe ou, dans n’importe quelles circonstances. J’en connais qui ont su conserver et entretenir des liens forts avec des camarades de maternelle. Je trouve ça beau. J’en aurais rêvé. Je me heurte à mes failles.

Quel âge devrais-je attendre et atteindre pour qu’une personne prenne soin de moi ? Devrais-je parvenir à cet âge ingrat et devenir dépendante pour qu’enfin on s’inquiète de moi ? Quelqu’un capable de voir ce que je cache derrière ce sourire. Je me sens comme un oisillon tombé du nid, fragile, frêle et apeuré. Est-ce simplement la peur d’être oubliée ?

 

Vous, qu’auriez-vous changé ?

 

 reza

 

Isabelle franc rttr

 

 Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

une si belle rencontre

Mardi 19 septembre 2017

Ce midi, au cours d’un repas , j’ai eu l’opportunité de rencontrer une jeune fille fraichement diplomée d’une école de commerce, et qui effectuait son premier mandat en qualité d’élu. Joviale, facilement abordable, simple, toutes les deux, nous avons pu évoquer la question du handicap. Pour une fois, parler à baton rompu. Elle a su se montrer disponible et attentive, ayant pleinement conscience qu’en France il y a, par rapport aux autres pays européens, un énorme retard, qu’il va falloir le rattrapper, le combler.

 A commencer par quoi ? Abattre les résistances de chacun face à nos peurs. Dire, le crier au besoin, que l’on ne peut pas laisser sur le carreau des milliers d’individus, des êtres humains sous prétexte qu’ils ne sont pas « adaptables » au monde contemporain, mais n’est-ce pas plûtot à ce dernier de s’ajuster à leurs contours ? Il est urgent que le regard sur les différents handicaps évoluent. Tout comme il est devenu essentiel de le changer. Pourquoi ? Parce que nous, personnes en situation de handicap, sommes le reflet de ces vulnérabilités, parce qu’en l’état actuel des choses, nous ne pouvons pas revenir en arrière, rendre la vue à un aveugle, ni la parole à un muet. Les limites s’imposent à nous.

 Nous ne pouvons pas guerir toutes les défaillances du corps. Elles sont là, elles existent, on ne peut les ignorer plus longtemps mais les comprendre, les accepter et assimiler l’idée que tout handicap met dans une position d’oppression, et fragilise la personne. On dépend d’un plus grand qui vous attrapera l’article mis tout en haut. Ces zones d’ombre que les autres ne peuvent pas comprendre, que peuvent-ils savoir de la frustration de ne pas pouvoir conduire ou autre ???

En aucun cas, il ne faut être dans le déni.

On acquiert cette sensibilité, elle n’est pas innée. Bref, qui n’a pas en tête la fable de Jean de la Fontaine : Le lion et le Rat … et ce vers, on a toujours besoin d’un plus petit que soi.

 sans-titre

Isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

Merci mes ami(e)s

Lundi 18 septembre 2017

Dieu seul sait comme je me peux me sentir bien avec certaines personnes. L’intensité est là, bien présente mais non pesante. Au contraire je ne me suis jamais sentie autant d’humeur primesautière. A l’aise, pas de contraintes, ni de retenue ou de réserve. Et incroyable l’attention que cetaines amies me portent, il va sans dire que cela me touche au plus profond. Franchement, je n’ai pas souvenir que quelqu’un ait montré autant d’égard à mon endroit.

On prete beaucoup de pouvoirs « magiques » à la musique. Nous avons tous en nous, comme ces notes de musique qui vous envahissent délicatement et vous procure un bien-être à nul autre comparable. En fait, elles ont eu la chance, oui je dis bien la chance car c’en est une, d’avoir été introduites à la musique classique par des parents initiés. Aux soupirs, aux silences, à la douceur qui en émane. Je vous envie d’avoir développé cette sensibilité à la fois si délicate et subtile, en résumé, raffinée. Ce n’est là que la partie ostentatoire de votre élégance.

Ma mére, elle, femme du peuple, écoutait Aznavour, Becaud et Sheila. J’imagine que ca ne doit pas dire grand chose aux jeunes générations…Elle a toujours détesté Sylvie Vartan. Est-ce par qu’elle était blonde et ma mère brune ?? En outre, elle possédait l’intégralité des disques du grand Charles. A quoi ca sert de vous dire dans l’ordre ses préférees : comme ils disent ; emmenez-moi et les comediens.

 

Il est clair que nous ne pouvons pas revenir en arrière, recommencer ce début, inimaginable, mais les choses peuvent en partie se rattraper.

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Isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

citation du soir

Dimanche 17 septembre 2017

« Nous avons tous, à un moment ou un autre, le désir d’une chose que nous ne savons pas nommer mais que nous ressentons à l’intérieur de nous. » (Susan Fletcher)

un délicieux moment

Dimanche 17 septembre 2017

Ce n’est pas une heure polie alors pour faire part de mes émotions. Intrusive je suis. Mais vous êtes venues, vous, avec vos vies, baluchons garnis . Pourtant, à l’heure à laquelle je vous écris, je suis si émue et ô combien touchée par la présence de ces ami(e)s cet après-midi, auprès de moi. J’ai encore pu découvrir une facette de vos personnalités déjà si prolixes.

Vous êtes comme moi, vous êtes sans doute le reflet d’une part de mes rêves, de mes émotions, de mes colères, de mes sourires… de cette enfance perdue, je me souviens de nos premières rencontres, était-ce dans un bureau pour lui, dans le métro pour elle , chez un ami commun pour le dernier ?? Comme ces histoires s’annonçaient bien ! Pour m’accompagner ces quelques heures vous avez fait preuve de sincérité, de bienveillance. Vous êtes ces mots que je ne dis pas, ces larmes que je ne verse pas.

Ces amitiés sont la preuve que des liens réels, francs et durables sont malgré tout possibles même à notre époque si peu propice, si étriquée, peureuse et anxiogène. Et partager ces instants renforce notre complicité, parce que vous m’aidez à avancer, à comprendre nos regards. Je contemple vos mains, vos sourires, vos émois et je me prend à vous aimer.

La vie peut être un théâtre, certainement une comédie humaine, mais pas nos étreintes. Ce fut évidement un instant, un partage émouvant. Ce soir, je vous affirme que vous m’avez soufflé une bise de bonheur. Murmuré des choses si douces…votre joie et votre présence m’ont faites plaisir. 

MERCI à vous.

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Isabelle franc rttr

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Que reste-t-il ?

Samedi 16 septembre 2017

Enfant, on m’a toujours dit que j’étais une petite fille bavarde. J’imagine que je devais toujours avoir quelque chose d’intéressant à raconter. Une vraie pipelette parait-il, oh mais jamais en classe, non, sur le carnet de correspondance il était même noté que j’étais une enfant sage. L’élève modèle attentive et assidue. Ce qui ne manquait guère d’étonner ma mère au demeurant.  C’était dans le temps.

 À présent, avec l’âge, j’avoue que je  parle beaucoup moins, et surtout, il me faut un climat, donc c’est uniquement lorsque je suis avec des personnes en qui je peux avoir toute confiance. Au fil des ans, je pense que j’ai appris à me mettre en position d’écoute vis-à-vis de l’autre et me rendre disponible pour lui. C’est là que j’ai vu ce qu’on ne voit pas d’ordinaire, par manque de temps, trop pressé, manque d’intérêt, bref, j’ai découvert les abus , les excès, les discriminations de tout genre ; je suis en train de vous dire que le monde va mal. Lorsque vous pénétrez dans la profondeur de l’âme, vous mesurez le gouffre des impossibles. Les hommes sont malades et personne ne fait strictement rien.

 J’ai fait de ce silence une cachette pour mes mots. Je fais attention à ne pas trop me dévoiler, j’essaie de ne pas en dire trop. J’ai connu des individus qui avaient l’art de retourner contre vous ces confidences que vous leurs aviez faîtes en tout confiance. On ne laisse plus de place à la chance, on ne prend plus le temps de rêver, de moins en moins. Je souhaite conserver ce temps d’avance que me donne tant de force.

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isabelle franc rttr

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Un unique désir

Vendredi 15 septembre 2017

Leur unique désir était de me voir courber l’échine face à leur condescendance, faire de moi une bête docile, soumise, bien dressée, ainsi suivrait le reste, pensaient-ils. Ils croyaient donc pouvoir m’apprivoiser ? Leur suprématie, tant par le pouvoir que leur conférait l’argent que par l’arrogance dont il faisaient preuve à mon égard, me révoltait. Je devrais obéir. Je me plierais. Je me renierais. Au nom de quoi leur demandai-je .

 Au nom de quoi ? J’avais en moi une telle force que je continuais malgré tout à les regarder avec cet aplomb qui m’était devenu naturel. Je me maintenais droite et fière bien que je sois d une nature timide. Ça jamais personne ne l’a cru.  Cette force de caractère acquise au fil des années eu un effet, parmi d’autres, pervers, un rien dévastateur : elle me jouât des tours, me fît perdre des ami(e)s er m’isolât. Je me retrouvais esseulée du reste du monde.

 La conviction et la persuasion fûrent de tout temps mes plus fidèles alliés me facilitant quelque peu la vie, la rendant moins acerbe. C’est un puits sans fond, une source d’énergie, de rires, de joie, bref, de bien-être. C’est pourquoi j’ai su faire fi des jalousies que j’ai suscité, des colères que j’ai fait naître, des rancoeurs que j’ai amorcé. Je savais tout ça. Je savais que je ne devais pas me taire. J’ai été l’inspiration de bien des ressentiments, certes je suis dans le dire, mais jamais dans la provocation. C’est un péché que je ne connais pas.

 A n’importe quel prix il faut croire en soi, c’est le seul devoir que nous ayons envers nous-même. Vous pouvez douter mais je n’ai fait que me fier à mon instinct. Ceci dit, j’ai toujours le même sourire, le même regard…

 sans-titre

IFR

 Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

citation du jour

Jeudi 14 septembre 2017

Ces marches où l’âme parle silencieusement aux autres âmes :  » Nous ne connaissons que la route, la route qui a pour guide, tour à tour, le soleil et les étoiles. Et nous partons de notre coeur, et nous tournons autour de lui en cercles de plus en plus grands, pour enlacer les autres coeurs dans un cercle de vie, comme l’horizon autour de ton troupeau et de toi-même.  » (Dassine Oult Yemma)

Est-on responsable…

Jeudi 14 septembre 2017

Est-on responsable de la façon dont on aime l’autre ? Tout comme on n’est en rien responsable de ce qu’on ressent pour une personne ami(e), amant(e), on ne choisit pas vraiment. On aime certainement mal, on s’y prend comme des manches, on rate plein de choses, on manque d’attention, autre exemple, d’écoute, sans doute.

 

Un peu à l’instar de ces parents qui pensent en toute bonne foi faire tout pour le bien de leurs enfants et qui passent à côté de certaines choses, parfois essentielles, ce qui donnera lieu à des reproches à l’âge adulte. Il est clair que certaines attitudes, même partant d’une bonne intention, et j’ose croire que c’est souvent le cas, peuvent blesser et meurtrir. On en gardera l’empreinte, la trace et le désespoir.

 

J’ai fini par croire qu’à trop aimer, on finit par éventrer le désir, voire le tuer. On arrive à cette extrémité parce qu’on aurait longé des berges fallacieuses. Aimer prend parfois des allures sinueuses. Une belle exécution dans les règles de l’art. Cela n’a de cesse de renvoyer à une inquiétude enfantine mais pas anodine. A-t-on raison ou tort de se méfier de la plupart de ces amour(e)s fusionnel(le)s et passionnel(le)s ?

 

Bref, à chacun sa façon d’aimer. Ce n’est pas quelque chose qu’on apprend. Je sais que le mot, juste lui, fait de plus en plus peur. Il est vrai que certains individus ont l’art et la manière de s’en servir comme d’une arme redoutable. Ceci dit, il reste à chacun la capacité d’innover, d’adapter, mais n’oubliez jamais d’aimer….

 

Aimer pleinement c’est d’abord s’aimer. L’autre ne pourra jamais, en aucun cas, palier ce besoin jamais rassasié.

 

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IFR

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

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