Quel détour…

Notre époque semble être traversée par le désir. Il ne faut pas céder sur son désir. Il faut le suivre coute que coute alors ? No limit. Je vois que tout ou presque, enfin pas mal, de choses deviennent sexuées. Nos hommes sont-ils à ce point au summum de leur vitalité, de leur énergie sexuelle, de leur libido ou au contraire, cela reflete-t-il une grande frustration ? Il n’y a jamais autant eu de sites de rencontre, de sites pronographiques, de clubs libertins, échangistes. Il existe même des entreprises qui vous fournissent des alibis, le tout clé en main, le temps d’aller butiner ailleurs.

 Ce n’est même plus la peine de se cacher. Je n’ai pas d’avis tranché là-dessus : c’est l’époque. Depuis quelque temps, je regarde les jeunes ados et je constate que cela leur donne une fausse image des relations homme-femme, de l’amour en particulier, parce que cela banalise l’égoisme, l’individualisme et l’indifférence. L ’Art est truffé de sexe, la littérature aussi, la pub idem etc . Pourquoi s’adonner autant à ce que je perçois comme étant une addiction in fine, parce que toute notre énergie est consacrée au sexe. Le sexe n’est qu’un fauve affamé capable de vous avaler entier.

 Autre tendance, celle du SM. Est-il necessaire de repousser sans cesse les limites du SM  au risque d’en faire un modèle ? Alors que d’autres radicalisent leur position. Dans quelle mesure cela aide-t-il à se reconstruire ? Moi, j’ai envie de la regarder ta beauté, d’en profiter, d’en abuser, elle me parle, j’ai envie que tu l’ offres à moi. En fait, comprendre que dans la vie tout est une question de rôle. 

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isabelle franc rttr

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