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Quoique…

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Je parle rarement de ce biotope qui est le mien, de loin, je préfère évoquer les personnages qui le compose. Je suis née d’une terre aride, asséchée, tarie mais si fière ou la parole de l’homme n’est jamais contredite. Elle fait office de dogme, sert de foi autant que de loi. Nul ne doit avoir la prétention de s’y soustraire. Au nom de quoi pourrait-elle être remise en cause ? Ce que l’on m’a enseigné c’est le sens du devoir, de la loyauté, de la fidélité. En quelque sorte faire preuve de résignation. D’abnégation ? Quoiqu’il arrive, l’épouse doit se soumettre à son mari, elle est là pour gérer le foyer : faire les courses, préparer les repas, cirer les chaussures, repasser les chemises. Pour se rebeller il faut des arguments, et nous, on n’en avait pas puisque la polémique n’avait pas cours. On apprend à ne faire confiance à personne, à ne compter que sur soi-même. On vit dans une certaine méfiance par rapport à l’extérieur. Autrement, il faut se contenter de ce que l’on a, y compris si c’est peu, et surtout ne pas se plaindre. Et se plaindre de quoi, pardi ?  À partir du moment où on est nourri, logé, blanchi…on estime que c’est suffisant. Le reste, ce superflu, ne sert qu’à peu de chose, juste à se rendre inutile. Personne n’aime être perçu comme un cas social, n’est-ce pas ? Bien entendu, ce rapport s’inscrit plus dans l’intérêt et la raison bien plus que dans l’affect. Les sentiments suivent… en second. C’est bien ainsi que cela fonctionne depuis des lustres. Içi, rien n’annonce rien, ni croisement, ni virage, ni rien, pas un événement qui viendrait fendre ces heures’

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isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités <http://www.culture.gouv.fr/culture/info pratiques/droits/protection.htm

 

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