Accueil litterature trente six roses pour

trente six roses pour

0
0
196

Trente six roses …

Hier soir, mon cœur s’est vu s’emballer à l’idée de le revoir. Il le savait. Je sais qu’il sait. Le pire est de poser ce regard, retenu, avoir cette partialité sur cette image, parce rien n’est neutre dans le vie. Ensemble, nous formerions les Désaxés. Nous remplirions le vide de nos âmes, dans la mesure ou Dieu y est absent, de cette faim d’amour. Ce qui frappe c’est le mythe de ces axes que nous n’avons pas trouvé, il a fallu les créer à mains nus, c’est le rôle qu’ont joué les mots. Ils ont étayé nos peurs, nos chagrins…Parfaitement. Je lui ai dit qu’il était mes pensées…Je peux dire sans honte que j’aimerais être sa muse..un personnage de ses romans. Il se tenait adossé à un arbre. Avec cet amour on a parlé des fleurs..des roses entre autre.

C’était simple mais tellement sensuel. D’abord de celles qu’il m’avait offertes, un soir, et dont j ai conservé la couleur dans mon ordinateur sous la forme d’une photographie. Je ne veux surtout pas oublier la beauté de cet orange. Je crois que c’est le geste le plus anodin qui soit mais qui ouvre si grand les portes au langage de l’autre. Les tiges, les épines et les pétales font office de mots, ces termes interdits qu’ils remplacent si spontanément. En tout état de cause, j’y vois à la fois un abandon et une invitation. Ne lui dit-on pas la chose suivante : viens, viens, je suis disponible, prêt à accueillir tes mots, à parler comme toi. Adopter cette nouvelle langue commune inventée de toute pièce.

Ce fût aussi un marqueur, la toute première rencontre privée, je ne mettrai pas intime, mais tout ce qui fut raconté lors de cette soirée l’était de toute évidence. Je me souviens aussi de l’état dans lequel j’étais, je m’étais rarement senti autant en confiance aussi bien entourée qu’avec ces deux êtres. Pour en revenir aux fleurs, le bouquet avait été composé d’un nombre impair…l’essentiel du jeu fut alors de découvrir pourquoi un nombre impair et non pair. Il n’y a que des échos.

Par harmonie, par amour, par classe et croyance. Songez que dans un bouquet on recherche l’élégance et non la symétrie. Que l’indivisibilité garantie une sorte de fidélité. Que, uniquement ceux qui faisaient commerce des fleurs les vendaient en nombre impair, au contraire des marchés. L’ultime croyance consiste à penser que l’on offre des fleurs en nombre pair qu’aux enterrements. Il y a du divin.

 images (8)

  isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités <http://www.culture.uv.fr/culture/info pratiques/droits/protection.ht

 

  • Rêve….

    J’ai encore rêvé de toi Mise à nu, par ton silence. Je cherche par tous les moyens à…
  • Perdre…

    Des amoures perdues dont personne n’ose dire qu’elles ont bel et bien existees…
  • Je souffle…

    J’ai réalisé, tout est bon pour se moquer de moi. Le moindre faux pas est sanctionné…
Charger d'autres articles liés
  • Rêve….

    J’ai encore rêvé de toi Mise à nu, par ton silence. Je cherche par tous les moyens à…
  • Perdre…

    Des amoures perdues dont personne n’ose dire qu’elles ont bel et bien existees…
  • Je souffle…

    J’ai réalisé, tout est bon pour se moquer de moi. Le moindre faux pas est sanctionné…
Charger d'autres écrits par handiparisperpignan
  • Rêve….

    J’ai encore rêvé de toi Mise à nu, par ton silence. Je cherche par tous les moyens à…
  • Perdre…

    Des amoures perdues dont personne n’ose dire qu’elles ont bel et bien existees…
  • Je souffle…

    J’ai réalisé, tout est bon pour se moquer de moi. Le moindre faux pas est sanctionné…
Charger d'autres écrits dans litterature

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Cette déchirure

La déchirure. Chut ! Je m’aperçois que je suis en train de tourner la page…la …