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Des silences…

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L’histoire, rien qu’elle, peut-être la tienne, la mienne, la nôtre, a changée d’échelle. D’un coup elle s’est agrandie. Mue par certaines paroles, qui l’ont terriblement affectées; elle a appris à se taire, juste fermer ses lèvres, les laisser closes. Elle parfait son attitude en acquiesçant d’un simple signe de tête. Bien qu’elle ait toujours détesté cela, elle a forcément dû se résigner et s’y soumettre contre son gré. On ne tolère pas l’hystérie d’une femme. Auparavant on l’excusait, elle suscitait le pardon, du moins la tolérance, dorénavant, on en fait l’objet d’une chasse à courre. Cette folie-là n’est d’autant plus acceptable aux yeux de la majorité des gens. Elle se mure dans cette non présence au monde. Mais on n’empêche pas mes mots de venir ; ils se heurtent quelque part, dans la bouche, puis, s’écrasent le long du palais. Je les ravalais, ils se déposèrent quelque part, à un endroit discret, caché, Elle court le risque de demeurer là, silencieuse, ébahie, stupéfaite, interdite, un peu comme si la pensée lui avait été soudain sclérosée, imposée. Alors, à l’intérieur, il y a quelque chose de l’ordre d’un éboulement, on pourrait dire quoi d’autre…

 

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isabelle franc rttr

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