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L’heure dite

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L’heure est décisive. Est-ce la bonne heure ? Comme s’il y avait une bonne heure, une heure adéquate pour pouvoir se rencontrer. Il va être midi, douze coups vont sonner, l’heure arrive. Nous ne nous sommes jamais vu pas encore et j’ai peur. Je connais sa voix…elle est rassurante ; il vaut mieux ne pas se focaliser sur cette effervescence qui monte, ce désir qui me paralyse en partie. Ne m’en veux pas d’avoir intensément aimé ton allure de dandy – c’est propre à moi ce besoin inconsidéré. Là- dessus, tu as bien répondu aux stimuli …Comme c’est dommage de ne pas être aimé par l’homme à l’esprit vif qui a la prétention de partager ma vie ! Une véritable erreur de jeunesse semble-t-il dire. Tout le monde, cet extérieur, autrement dit, ce hors de soi, reconnait qu’il y a de l’attachement, certes, mais il n’y a pas d’amour, il n’y en a jamais eu. Je n’en vois pas. Dans tout ce qu’il peut faire, où dire, je n’en trouve pas, aucune trace. Il n’y a pas plus de romantisme dans son regard. Au contraire, j’ai l’impression de le déranger, de le freiner plutôt qu’autre chose, même si je fais tout pour l’aider à avancer.  J’éprouve ce sentiment et c’est laid. J’ai eu soudain envie de lui que je ne l’oublierai pas. Les bras tendus, ça ne sert pas à grand-chose. De tous les hommes que j’ai aimés dans ma vie je n’en ai oublié aucun, encore moins lui que les autres. Lui et moi partageons le même symptôme, je crois. Tu as eu ce privilège de m’assouplir, et, de me faire comprendre et admettre que l’on pouvait aimer en dehors des corps. On s’est croisé comme ça, toi, tu es venu avec un mot neuf, polyamour, moi, de mon côté, vaillante et crédule, je me souviens encore de ces mièvreries, ces contes de fée, c’’est ce qui contribué à bâtir la cloison entre nous. Il était ces parenthèses que j’aimais, que j’ai choisi de refermer.

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  isabelle franc rttr

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