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Quel monde pour demain ?

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Certes, l’angoisse de la vie, croissante : cette violence qui va crescendo, monte de plus en plus dans la cruauté, la barbarie et l’ignominie, cette injustice des choses, cette agressivité, ces écarts qui se creusent, partout, cet individualisme constant, surtout, ce dépassement des limites dont on se gargarise volontiers. Il y a des degrés dans le mal, absolument. Veulent-ils faire de nous des sur hommes ? Et puis il y a ce dernier affront, horrible ; les riches s’enrichissent tandis que les pauvres s’épuisent chaque jour d’avantage. Les banquiers, les classes privilégiées ont d’ores et déjà gagné la lutte qu’ils avaient décidé de mener à bien, plus moyen d’acheter ni même de se loger dans un  Paris abandonné aux touristes où à la location de courtes durées comme ils disent. Aujourd’hui, je ne regarde plus les informations tant je redoute d’entendre parler des attentats, des fusillades, des guerres qui se déroulent sur tous les continents, économique, civile, politique…je me suis persuadée que l’homme pouvait courir tout simplement à sa perte. On nous rabâche les oreilles uniquement de catastrophes tout au long  de la journée, les médias n’annoncent que des mauvaises nouvelles, cet enchaînement de désastres, on tombe de Charybde en Scylla, il ne faut plus guère s’en étonner. J’évite tout cette société du spectacle. C’était bien avant qu’il fallait réagir, on avait encore le temps de redresser ce qui était possible. C’est terrifiant de ne plus savoir dans quel monde on vit, de ne plus maîtriser sa vie, de ne plus saisir les enjeux tant les pistes ont été brouillées. Ne pas même entrevoir le moindre espoir parce qu’ils se moquent bien que des enfants meurent de faim, quel intérêt cela peut-il avoir à leurs yeux ? J’en arrive à ne plus reconnaître le monde de mon enfance. Plus les années passent moins je me sens à ma place au cœur de cette brutalité. Je ne supporte plus cette animalité qui atteint les sommets et se déverse chaque jour. J’ignore ce que l’avenir nous réserve : je ne peux pas dire qu’il ait tenu ses promesses jusqu’ici. Autant on s’habitue à la vie que l’on mène, on finit par l’accepter mais pas à la terreur qui vient de l’extérieur. On le sait tous.

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isabelle franc rttr

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