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Quand j’y pense…

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Quand j’y pense, si vous saviez comme on m’en a tellement voulu de cette fidélité envers moi-même, d’être moi…ce n’est pas ce qu’ils auraient voulu, ca, je ne leur ai pas donné, j’ai véhiculé l’image de la petite qui répond, qui veut toujours avoir raison, avoir le dernier mot face à ceux qui savent, les grands,, bref, on m’a catalogué comme étant l’insolente des insolentes, une effrontée, qui, parce qu’elle avait le tort de s’opposer à la loi maternelle ne méritait pas, ni d’être estimée ni la confiance des grands ; je n’ai pas eu ni l’admiration ni les encouragements et le soutien des adultes. Je n’ai pas eu tout ca. Il m’a fallu plusieurs années pour prendre conscience de mon histoire. J’ai beaucoup appris sur l’insoutenable légèreté de la nature humaine, en posant mon regard curieux sur leurs gestes, leurs colères,  sur la nature des femmes, aussi, les mères…J’ai eu cette force impardonnable de vouloir m’affranchir non pas du respect mais de l’obéissance, bête et aveugle. Chaque jour j’ai parcouru quelques mètres sur ce chemin de l’affirmation de soi. Nous n’avons jamais été proches, nous sommes les deux extrêmes d’un même lien, l’exact opposé l’une de l’autre mais cela ne m’a jamais empêché de te vouer un amour si fort. Une part de moi a conservé de toi une image idéale bâtie en partie sur mes croyances bien que je sache les choses, je n’en veux à personne.

 

 th

 

ISABELLE FRANC RTTR Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités <http://www.culture.uv.fr/cultupratiques/droits/protection.ht  // -tous droits réservés-Copyright ©- 2019-11-02

 

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