Accueil litterature Des moments de désespoir

Des moments de désespoir

0
1
150

Il existe des moments de bonheur à retenir. D’autres qui vous plongent dans un profond désespoir. Ce matin, j’ai repensé à cet épisode particulier de mon enfance dont je n’ai parlé à personne parce que systématiquement la honte m’envahit…La première fois que j’ai senti que j’avais la rogne en moi, que je transportais, de manière totalement inconsciente jusque là, cette colère. J’ai sorti cette violence que je renfermais, dont j’avais hérité, j’avais huit ans. Je suis devenue un monstre…c’était quand je m’en suis pris à ce petit garçon blond qui boitait… j’étais énervé parce qu’il s’était approché de moi et m’avait fait une réflexion,  je ne sais plus quoi exactement mais c’était une remarque qui m’avait profondément blessée. J’avais en moi la place de la cruauté…C’est parce que je me sentais bien différente, incomprise, et rejetée  par les autres. C’était dans la cour de l’école, à l’heure de la récréation matinale. Je suppose qu’elles avaient certainement décidé de jouer entre elles. J’ai pris un bras d’une main, et puis, sa jambe de l’autre…et je me suis mise à tourner sur moi-même, en faisant bien attention qu’i ne se cogne pas la tête au sol, Je me souviens qu’une fille est venu me demander pourquoi j’avais fait ca, j’ai été incapable de lui répondre. Qu’est-ce que signifiait cette folie ? Que je sois capable de faire une telle chose ? Je crois que depuis cet acte-là, j’ai commencé à nourrir une honte de qui j’étais.  Personne n’a donc vu que je n’allais pas bien sauf moi. Personne ne m’a parlé d’une sensibilité hors du  commun.

 

noir 

ISABELLE FRANC RTTR Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités <http://www.culture.uv.fr/cultupratiques/droits/protection.ht  // -tous droits réservés-Copyright ©- 2019-11-02

  • J’ai pris…

    Ô, j’ai pris conscience comme je peux aimer tes espaces silencieux. Chaque fois que nous d…
  • Et si…

    Et si, par malheur, je me tais, je ne pourrais plus ni crier, ni avancer ; je recevrais le…
  • Et pourquoi ?

    Et pourquoi, quand je suis seule, je pense à la chaleur de tes bras qui tisse autour de mo…
Charger d'autres articles liés
  • J’ai pris…

    Ô, j’ai pris conscience comme je peux aimer tes espaces silencieux. Chaque fois que nous d…
  • Et si…

    Et si, par malheur, je me tais, je ne pourrais plus ni crier, ni avancer ; je recevrais le…
  • Et pourquoi ?

    Et pourquoi, quand je suis seule, je pense à la chaleur de tes bras qui tisse autour de mo…
Charger d'autres écrits par handiparisperpignan
  • J’ai pris…

    Ô, j’ai pris conscience comme je peux aimer tes espaces silencieux. Chaque fois que nous d…
  • Et si…

    Et si, par malheur, je me tais, je ne pourrais plus ni crier, ni avancer ; je recevrais le…
  • Et pourquoi ?

    Et pourquoi, quand je suis seule, je pense à la chaleur de tes bras qui tisse autour de mo…
Charger d'autres écrits dans litterature

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Ou sera l’histoire ?

“ Et quand nous quitterons ce monde, où irons-nous pour nous aimer ? “ Francis Royo  …