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Nos chairs…

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Hors d’atteinte… Les larmes n’ont cessé de couler que lorsque j’ai réussi à lâcher-prise, quand l’attente n’en finissait plus. Je n’ai rien dit d’autre depuis longtemps. J’ai pu ainsi me mettre à relever tes gestes, épier, scruter toutes tes émotions, l’attente n’avait plus prise sur moi. J’ai réalisé comme je devais en arriver là pour t’aimer d’un bloc. Cette sérénité et ce temps retrouvés sont le passage obligé à la visibilité. Manifestement, je me suis éloignée du calme de la transparence comme poussée par tes mains. Et ce besoin incompressible de te garder à vue. J’avais fini par écarter cette volonté-là qui ose. L’autre, égarer cette force vitale qui exaspère. Entre elles deux je me veux toute entière dépouillée. Tu m’as amenée sur les rives de l’inachevé, là où l’équilibre est encore plus fragile, où l’enracinement est vulnérable…Il y a des amour(e).s qui vous fixent à jamais d’un simple regard. Et vous savez que vous venez de mourir. Ce regard présent et franc absorbe dans une même générosité tous les ancrages, les orages, toutes les chimères. Il suffit de le croiser, seuls ces regards-là valent la peine. Il n’y en a pas d’aussi habiles pour dénouer nos chairs.

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ISABELLE FRANC RTTR

 Prenez soin de vous

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2 Commentaires

  1. dj34450

    24 juin 2021 à 12 h 21 min

    C’est magnifique ! Ces mots sont gravés dans une chair, la situation est grave, profonde et vraie… L’Amour fait mourir, effectivement, et renaître d’une nouvelle vie, d’un nouvel élan, d’un don de tout son être pour « l’autre ». Merci !

    Dernière publication sur Vie intérieure : Pour vous, qui suis-je ?

    Répondre

    • handiparisperpignan

      31 juillet 2021 à 21 h 07 min

      Merciiii

      Répondre

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