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Esquisse…

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C’est épuisant, ne pas savoir ce tu penses, être maintenue dans l’ignorance de ce que tu désires, de ce que tu comptes en faire… après tout, c’est un choix de ta part. Quand il n’y a ni passerelles, ni cordes, pour se retenir, ni branches auxquelles se raccrocher. Il faut par conséquent, que l’on m’explique pourquoi j’ai tellement envie de te porter. D’être ta cariatide…Nul doute que tu devrais être derrière moi à m’épauler, à m’empêcher de basculer dans le vide de cette humanité, m’aider, chaque matin, à reprendre mon souffle. Me retenir, moi la fragile, de la décrépitude des relations humaines, même si parfois j’en tremble de tout mon corps. Il y a tant à t’apprendre pour t’amener là, dans les hautes sphères où je suis. C’est presque l’infini que je veux faire briller dans tes yeux. Et je me livre à toi, sans pudeur, sans honte ni revanche. Ne pas ignorer quand tu me bouscules, m’adapter, sans cesse trouver la route médiane, celle qui m’inflige le questionnement, la remise en cause. Ne pas me froisser, non plus, lorsque tu fais semblant, lorsque tu détournes le regard, lorsque tu existes ailleurs. Autre part, qu’à côté de moi. A croire que je t’ai embourbé à l’intérieur de moi. Et je me suis fait la promesse d’abandonner à tes pieds mes peurs et mes froissures. Et ne crois pas que je vive dans l’opulence c’est un choix que je fais.

belu

ISABELLE FRANC RTTR

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