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Sombrer…

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Peu importe qui et comment je suis, je reste un être humain…De l’égarement à travers la jalousie, j’entrevois les traces, et subis les conséquences, se battre encore et encore…Moi, qui m’étais endormie dans une monde si doux…je constate, je constate que dans l’inconscient collectif, toute personne en situation de handicap n’a pas le droit d’être gaie, joyeuse, bien, bien dans ses baskets, heureuse, satisfaite etc…c’est comme s’il existait une incompatibilité entre l’être et le paraître. Dans mes joies si brèves, je me suis tellement résignée à tendre l’autre joue…Et comme tout le monde, je désire le ciel et la terre…Quelque chose me blesse profondément quand je vois cette cruauté que l’on nous oppose, parois, si frontalement. Il y a quelque chose qui leur échappe. Il faut absolument qu’ils tarissent nos rares sources de joies, qu’ils brisent nos élans, qu’ils freinent le moindre de nos enthousiasmes. Ils enjambent nos vulnérabilités si violement Je les vois courir après un triomphe qui flatte leur égo. Il y a de quoi sombrer, s’immerger dans le désespoir. Ce qui me frappe, c’est à quel point on peut jalouser l’autre de ce qu’il a, alors.. Passagère, je suis obsédée par l’injustice, que tout est long, je m’empresse de m’appliquer à cultiver la franchise et l’irrévérence. A ce point, je ressens la moindre fissure, le plus petit désir, enseveli. Il suffit de ramasser les mots perdus, percevoir les regards extravagants, entrevoir la gestuelle ; j’imagine que c’est leur passe-temps favori : critiquer, haïr, détester. Ô, ce n’est pas parce que la vie n’a pas été généreuse et facile envers moi que je dois me comporter comme elle. Pourquoi ce gens ont-ils besoin d’épancher leur langue froide. Moi, j’ai froid et je ne supporte pas les injustices. J’œuvre à planter mes crocs dans leur ambition. Ma vie c’est peut-être ce combat éternel. Nos voix discordantes les obsèdent. Je me retrouve être déshumanisée. Désormais, je me dis. C’est fini ; je le redis. C’est fini. Cela a mis du temps à arriver mais c’est ainsi.

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Alma isabelle franc rttr

Et prenez soin de vous…Texte protégé

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