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M’effacer…

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Je vais m’effacer. Pas un instant, pas un moment, bref et court, puis disparaitre. Il est temps pour toi de te souvenir de tout ce que j’ai pu t’écrire, te dire en catimini. Ô, je suis lasse de subir les quolibets des autres, au cœur du crépuscule, c’est un constat douloureux, après avoir traversé tant de parterres de ronces. Il n’est pas question que je me batte en pure perte. Si je dessinais quelques doux rêves, ils viennent de s’envoler. Je ne suis pas certaine de savoir d’où je rentre. Ce qu’il restait encore de ces temps heureux vient de voler en éclat. Le cœur béant je suis une menace ; les êtres que l’on aime le plus sont ceux qui vous font le plus souffrir, et on ne s’en défait pas, mêle après. Je m’étais interrompue, retenue. Je ne mâche pas mes mots, et, mes débordements racontent mon désespoir, et ma façon de lui résister. Je suis loin d’être debout. Ma voix s’estompera en premier, pour moi, c’est inévitable. Je laisse ces âmes à leur bien triste légèreté. J’ai décillé mes paupières, rouvrir enfin, les yeux rougis…j’avais posé comme une offrande ma tête sur tes genoux. Les absences s’agrandissent, les silences s’allongent…Il n’y aura pas d’affrontement, pas d’orgueil démesuré, ostentatoire, pas de gloriole. La métamorphose naîtra après le grand départ. Au hasard des rafales, je me suis recluse dans cette plume ; je suis morte, je veux que cette douleur soit mon lit. Voilà, c’est terminé pour moi. C’est cela l’histoire de mon soleil. Le moment est venu que je ne dérange plus. Il a plus très fort sur ma joue. Je me suis revêtue de tes couleurs pour paraitre plus haute aux yeux du monde. Toujours repenser à ce qui disaient nos rêves avant de décider. Je l’ai ressenti, fulgurante, cette vague, obligée de me noyer. Là je suis entière, là j’ai connu la plus profonde peine, la plus vive ; entends, que je chuchote alors que tu détournes les talons. J’ai été si perdue après avoir tant sacrifié, je vais apprendre à vivre en me servant de ces deuils, de ces ruptures, plus que d’aimer, ce que je taisais jusqu’alors. Que ces souffles de la nuit étreignent mes intentions, emprisonnent mes repentirs, j’ai compris qu’il y avait l’ultime coupure en toi. Quelle étrange loi du destin m’a assigné.. je suis de des eaux amères qui ne reviennent pas. Le vent se chargera d’emporter mes poussières, mes lèvres amoureuses. Je suis devenue un regard qui se penche sur ce qu’il reste.

 

 

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Alma isabelle franc rttr

Texte protégé

 

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