Sonorité

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Femmes, sororité, les Voix qui circulent entre nous sont celles de la mer ; les mains qui nous agrippent sont en train de nouer nos destins. In fine, le passé ne ressemble jamais à ce qu’il a l’air d’avoir été. Il me semble qu’il s’écrit différent avec les âges. Je ne sais pas grand-chose de la pluie, ni des brisures de chacun, ni des brulures du soleil de juillet…sauf qu’elle est vivante sur ma peau. Ainsi toutes les gouttes disparues atteignent mes pensées. Et cette sensation m’inonde de joie et d’allégresse. Rien ne peut aller contre se fissures de l’âme qui imposent leur intention. Sa violence me relève. Est-ce une chose possible que de sentir ses caresses indéfiniment ? On peut lire ses possibles, qui me submergent, qui éveillent mes pas, je poursuis donc mon chemin. J’ai dans mon cœur l’infinie étendue de ta mer. Et soudain dans ton regard profond et fiévreux, de délicieux instants volés se noient. J’ai le souvenir très net de nos longues respirations, le temps de nos promenades, toi devant, toujours ainsi. Je m’abandonnais à ton rythme, à ton souffle, à ton silence…infinie ampleur d’un temps d’avant. Oser parler du désir est si fort que l’on croit la mort approcher, j’ai le sentiment, conviction acquise au fil des nuits, que rien n’est jamais ni vain, ni dérisoire. Parfois on entend la plume crisser, on s’imagine alors notre destin ne construit rien, cette part d’infini tantôt nommé destin, tantôt légende ou mythe. Qu’attends-tu pour remettre au pas mon esprit ? Âme, corps et esprit à l’unisson se racontent les yeux clos. Il y a des rêves qui cherchent D.ieu, partout, d’autres qui le servent et enfin, ceux qui nous livrent un émouvant chant d’un autre temps. Cette autre vie intériorisée qui jaillit, qui déverse sur moi sa sève, je ne suis pas restée candide, naïve pour croire pouvoir trouver le meilleur de l’être. Les âmes fragiles explosent, j’attends tranquillement que mon heure vienne. Et s je déménageais dans ton corps…je vais connaitre le gout de la sueur de tes nuits. Je vais tenter de retrouver en elle, mes pleurs, mes cris, mes contestations…et cette enfant qui se révolte sur toi, demain l’histoire sera désencombrée, demain les passions, parce qu’elles déclinent, croiseront ce qui fait énigme. La volonté du corps seul est tellement plus forte, ni les holocaustes, ni les peaux belles et fraiches. Je me pare devant tes yeux du chant des vagues, du bruit du vent, léger et chaud, du mutisme de l’indifférence. Un jour, il y a eu la peur de moi. Les règles de vie changent avec l’âge.

 

 

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Alma isabelle franc rttr

 

Et prenez soin de vous…Texte protégé

 

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