On dit…

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On dit que …on dit que je suis un vieux pervers narcissique, impuissant et dominateur. J’ai longtemps pensé que c’était ainsi que le monde me voulait, me demandait d’être, alors je me suis « juste » conformé. Aimer un être tel que moi, c’est accepter de signer un contrat avec la mort. Tu semblais trouver l’idée belle et si puissante. Mes pas avancent et je crois toujours à cette invincibilité…ô, comme le destin a fait de moi un être censé être de ceux qui, dans l’arc d’un regard, font plier non  seulement  les âmes mais les choses de la vie, aussi. Je suis à même de faire naître ce qui ne peut être apaisé. La seule idée d’exercer une emprise me grise, me fait sentir vivant. J’ai choisi d’étourdir par mes simples mots, vos fragilités, de déstabiliser vos légèretés. J’ai pris le pli d’avoir, ravi d’écouter les voix qui hurlent dans ma tête. Mon âme a reçu ses propres voix. Je pousse la gentillesse à son extrême. C’est ainsi. Pourquoi m’est-il si facile de posséder vos regards ? Je sais trouver la douceur qu’il faut. Tantôt violent, tantôt doux, je fais couler dans vos veine quelque chose qui ressemble à du miel pour vous maintenir en survie. Ô, j’ai réalisé que j’aimerais avoir des émotions…un tas de sensations que je ne connais pas. Je n’ignore pas que je tiens entre mes mains votre blessure, votre brisure, votre rupture imminente. Vous êtes incapables de porter de ce que je porte. Je suis l’infinie grandeur de la composition, j’avoue, un virtuose, fier de moi, je suis partout chez moi, il m’arrive parfois de me demander qui je suis…toute ma souffrance intérieure n’est pas visible. J’ai acquis la conscience d’innombrables désastres, de ruptures, de séparations…il y a longtemps que je ne lève plus la tête vers les cieux. Cette étrange insensibilité qui chaque jour me ramène à moi, au vide que je suis. Tout est pour moi l’occasion de m’enfouir profondément dans vos chairs ; mon souffle est suspendu au votre. Comment puis-je être vivant autrement que dans l’offense ? Je ne cesse d’entrevoir mon reflet tournoyer dans les yeux des autres.

 finale

Alma isabelle franc rttr

Et prenez soin de vous…Texte protégé

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