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Eden…Eden

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« Tu voudrais passer au travers du mal le fendre le dévoyer mais tu sais que nos liens sont nos chaînes nos distractions nos fuites qu’ils se font se défont nous serrent nous enserrent nous libèrent nous amènent dans la mort » Diane REGIMBALD

Je distingue toutes ces choses, aussi bien leurs détails que leurs ombres. Je devine encore les souffles de l’eau, les promesses du vent, et les frissons et les caresses qui dansent et s’échangent entre chaque être. La tristesse, c’est nous même qui la créons. En voilà une certitude. Je suis en colère contre cette pluie qui cingle nos corps. Je décolle peu à peu, nos peaux, les brulures sont là, à l’endroit où nos mues avaient fusionnées adhérées l’une à l’autre. Bien heureux  l’homme qui a la force d’oublier, d’effacer et de gommer les battements du cœur. Ses sursauts. Ses langages…ensuite, disons que l’imagination révèle, guérit la mémoire qu’elle habille de hautes forêts si sombres. Avec les années, j’ai appris à marcher sur les ailes, à dénicher les visages aux allures de paix. A sa guise, la mer entre et sort de ma tête…sa volonté est la mienne. En fait, j’ai cru que nous avions fleuri ensemble au cœur même de l’Eden de l’autre. J’ai rêvé tellement de choses avant, surtout, d’être aimée tel que je suis, imaginé des suites et des suites…parfois la lumière de l’aube modifie notre regard, on change de vision, de temps et d’espace, cela peut atténuer la douleur de vivre. Comme nous, les autres, ont aussi de grandes illusions, des idées ou idéaux, sur lesquelles ils passent leur temps à deviser, discuter, échanger, des promesses universelles non tenues. L’humanité se meurt de ses obscurités, de ses cris, on reste là à scruter les eaux d’en-haut de nos yeux enfantins. Ô, il n’y a pas eu que des rires, des souvenirs agréables et tendres sur le bord de nos chemins, mais, tu n’as jamais entendu l’écho de mes pleurs qui s’envole pour suivre les nuages. Ce n’est que ces derniers temps, récemment, que je recouvre toutes ces choses, afin de les laisser se rendormir dans notre mer intérieure, sûre qu’un jour, elles nous rattraperont, gorgées d’ensoleillement, avec fracas. Nous nous souviendrons des traces, juste cela. Que reste-t-il de tous ces soleils dévorants qui furent les nôtres ? J’aimerais tant, une dernière fois, m’engouffrer dans ces heures d’antan, forcer l’existence à ne pas mourir… je ne me suis jamais contenté de la tiédeur, je ne suis ni d’ici, ni d’ailleurs. Sur toi, j’ai reposé mes yeux, absurde, généreuse, lasse…je les ai emplis tant que j’ai pu, puis, j’ai chaviré par-dessus ton épaule. J’ai choisi de ne pas retenir mon corps, son poids…

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Alma isabelle franc rttr

Et prenez soin de vous…Texte protégé

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