J’écris le vent, le souffle…pour faire danser l’instant, faire résonner la vie, histoire de détourner, un instant, le chant de la voie lactée. Je reconnais les aubes où plus rien n’a d’importance, où les lèvres se soudent, closes….tôt, où les étreintes tournoient encore dans la tête. On parsème, on trace quelques gouttes d’ivresse, d’allégresse. Le temps n’est qu’une bouteille à la mer dans laquelle la mélodie des choses de la vie joue, soulève notre insoutenable fragilité. Rester muette, vulnérable…et la légèreté du cœur qui envisage de répandre quelques grains de peau. Le silence est-il censé guérir ? J’ai pensé au jour qui arrête d’écrire, entre chaque moment de sérénité. Je me suis mise à songer, rêver aux océans dévêtus et furieux… je me suis agenouillée, insaisissable, les lèvres encore humides de la mer…je suis une chose sans rebords…Que nos mémoires retiennent les papillons et les étoiles dans le ventre…
Alma isabelle franc rttr
Et prenez soin de vous
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