J’aime l’idée que mes mains ne manquent de rien. Accomplies, intactes, suffisantes à elles-mêmes. Quelles seront bientôt pleines, tâchées d’envies, d’appels ; elles ont cette majesté des choses de la vie. Elles frappent aux portes closes, elles retiennent des épaules, elles supplient, leur façon d’être bienveillantes, ce qui m’émeut beaucoup. Dans le fracas du monde, les frissons demeurent, frêles et fragiles, les messagers d’une douceur intacte qui empêche la chute. Alors qu’au loin il y a sans cesse ce vacarme des jours qui dansent et que des mains invisibles me précipitent dans la désolation. Les mains sont grandes parfois, impressionnantes de présence, de charisme. Elles racontent des choses qui me font sentir vivante, poussent les mans amies…applaudir c’est sortir de soi, être un monde exposé …
Hallma isabelle franc rttr
Et prenez soin de vous !
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