citation du soir

13 septembre 2017

« La beauté et la laideur disparaissent également sous les rides de la vieillesse ; l’une s’y perd, l’autre s’y cache. »

John Petit-Senn.

ces visages féminins

13 septembre 2017

N’ai-je donc pas l’air d’une femme, d’une vraie ?  Je ne suis pas vulgaire, en rien. Ce matin, comme chaque matin, je souris à la vie. Jupette et rouge à lèvres. Talons aiguilles et bas resilles. C’est ça. C’est une pluie de visages féminins, l’un maternel, l’autre fraternel, enfin le troisième celui de l’hétaire, la tapineuse, la catin… ce dont raffolent les hommes dans l’intimité, dans l’anonymat ou encore dans le noir complet. Comprenez donc, la mère nourricière, la sœur confidente, l’amante aimante et passionnée. Elle doit savoir se montrer fusionnelle avec le désir de l’amant. Il est facile de croire que l’on bascule dans la folie, cette douceur ouatée. De toute évidence, l’homme se condamne-t-il à vivre dans cette mythologie ? Si c’est l’ordre naturel des choses, pourquoi pas…Ce sont leurs corps qui ondulent, frémissent, frissonnent et ondoient. Tandis que la première projette le réconfort, la deuxiéme reflète l’empathie et la dernière panse la libido.

Il y a forcement un son des femmes, un son sourd qui bat à l’unisson.

18921873_1997095010520557_6638558195613375383_n

ifr

texte protégé

 

Quel détour…

12 septembre 2017

Notre époque semble être traversée par le désir. Il ne faut pas céder sur son désir. Il faut le suivre coute que coute alors ? No limit. Je vois que tout ou presque, enfin pas mal, de choses deviennent sexuées. Nos hommes sont-ils à ce point au summum de leur vitalité, de leur énergie sexuelle, de leur libido ou au contraire, cela reflete-t-il une grande frustration ? Il n’y a jamais autant eu de sites de rencontre, de sites pronographiques, de clubs libertins, échangistes. Il existe même des entreprises qui vous fournissent des alibis, le tout clé en main, le temps d’aller butiner ailleurs.

 Ce n’est même plus la peine de se cacher. Je n’ai pas d’avis tranché là-dessus : c’est l’époque. Depuis quelque temps, je regarde les jeunes ados et je constate que cela leur donne une fausse image des relations homme-femme, de l’amour en particulier, parce que cela banalise l’égoisme, l’individualisme et l’indifférence. L ’Art est truffé de sexe, la littérature aussi, la pub idem etc . Pourquoi s’adonner autant à ce que je perçois comme étant une addiction in fine, parce que toute notre énergie est consacrée au sexe. Le sexe n’est qu’un fauve affamé capable de vous avaler entier.

 Autre tendance, celle du SM. Est-il necessaire de repousser sans cesse les limites du SM  au risque d’en faire un modèle ? Alors que d’autres radicalisent leur position. Dans quelle mesure cela aide-t-il à se reconstruire ? Moi, j’ai envie de la regarder ta beauté, d’en profiter, d’en abuser, elle me parle, j’ai envie que tu l’ offres à moi. En fait, comprendre que dans la vie tout est une question de rôle. 

mosaiques-sharqi-tableau-en-mosaique-sur-l-17104644-2016-01-14-shar0d20-025ae_big

isabelle franc rttr

texte protégé

citation du soir

11 septembre 2017

« Un éclat de verre ou un grand miroir ne peuvent que refléter, et ils le font de la même façon, mais en soi ils ne retiennent rien, ni l’un ni l’autre. »

H. von Hofmannsthal

Ephémère

11 septembre 2017

Ephémère.

 

Il faut avoir vingt ans pour croire en l’amour éternel, celui qui dure une vie entiere, à la façon des contes de fée, c’est plaisant de le croire, agréable et surtout rassurant. Quel rapport a-t-on peur de rater ? Celui à l’autre , cet être aimé? Celui à soi ?Qu’a-t-on peur de perdre ? Sans doute a-t-on besoin de croire, du moins de vivre selon un idéal.

Depuis quelques temps, des amies m’avouent être admiratives quand à la longévité de mes relations amoureuses, vie de couple, et s’aventurent même à me demander quel est mon secret pour réussir. Evidement, je suis flattée. Il n’existe pas de recette. J’écris mon histoire jour apres jour. Ce que je peux dire c’est par exemple que je ne m’imagine pas avec une autre personne, je ferme ( à triple tour) les portes à toute tentation. L’aimé devient ma seule obsession, peut-être un peu trop (rires).

 

Contrairement à la majorité des hommes je n’éprouve pas l’envie de goûter à tout ce que la vie peut nous offrir. Je pense que beaucoup d’entre vous envisage la vie comme un immense buffet, je peux comprendre mais je n’adhére pas. En fait, j’ai toujours eu cette capacité de me contenter de peu, je pense que cela pourrait être une qualité dans le monde contemporain, où tout est transformé en bien de consommation.

 

A cinquante, avec le regard que l’on peut jeter sur les années antérieures, on peut dire qu’on a bien de la chance de vivre encore une telle histoire d’amour, on peut s’avouer tout comme savourer les choses de la vie, accepter et s’autoriser certaines choses qu’on aurait mises en sourdine plus jeune. On a appris à vivre dans une espece d’acceptation des choses qui laisse aller ce qui fût, acccueille ce qui vient.

 ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

IFR

texte protégé

Le séduisant

10 septembre 2017

Encore un de plus qui connait donc ton vrai nom. A quoi çà sert alors de s’inventer un pseudo ? Tu ne peux vraiment pas t’en empêcher. C’est plus fort que toi parce que c’est de l’ordre du pulsionnel. Comment résister à ses pulsions ?

Il faut que tu divulgues tout de ta vie à tout le monde sans exception, que tu racontes que tu passes tes journées entière entre deux principales activités : l’onanisme et la culture. Tu noircis des pages et des pages. J’avoue avoir été surprise par la rapidité avec laquelle tu le fais. Tu jouis. Tu veux faire de ta vie une jouissance perpétuelle.

Certains se dotent d’une élagance toute naturelle, d’autrres s’accapparent le pouvoir, toi, tu as décidé de séduire. Tu as ce besoin irrésistible de plaire à tout le monde. Ô mon Dieu, mais qu’il s’en passe des choses dans ta tête, à ce point ? Pour vivre avec toi, oh je ne dis pas étre parfaite, je n’ai pas cette prétention, néanmoins, il faut savoir s’effacer derriere toi, faire preuve de tolérance, de patience, mais surtout, t’aimer à la manière de cette mère que tu n’as pas connu, cette trop grande absente de ta vie. Comment te l’inventes-tu ?

A condition de jouer le jeu de la séduction et par extension de la provocation, tu parviens à trouver ton équilibre entre deux, dans ce méli-mélo de pulsions, de sentiments et de désirs. Bref, tu as besoin de fantasmer et je n’en ai pas besoin. Voilà de quoi creuser la tombe de notre couple. 

images (5)

isabelle franc rttr

texte protégé 

En aparté (extrait)

9 septembre 2017

Comme à chaque fois que cela a dû arriver, c’est dans le silence que ça a eu lieu. Il faudrait se demander pourquoi ça ne se produit pas autrement.  Et puis d’où vient cette impossibilité. Je ne crois pas que cela aurait été possible autrement.

Un regard échangé auquel personne ne prête attention car on ne se doute pas de son importance à venir. Un sourire discret, c’est ainsi que commence ce qu’il est convenu d’appeler le jeu de la séduction. Tenu, c’est si infime, le genre de détail qui peut avoir des conséquences dévastatrices. Qui n’a jamais connu le délice de succomber à ces petits signaux discrets, sentant bien que quelque chose vient de se passer en l’espace de cinq secondes. Homme ou femme cela ne fait pas de différence. C’est ce qu’il y a de plus vrai, de plus inconnu, c’est ça qui vous foudroie. Cette certitude d’être le même désir.

L’indicible est violent, il se veut brutal, il ne laisse pas la place à autre chose. Il a l’obligation de se d éployer. Personne ne peut lutter, ca ne sert à rien. C’est vain. Fermer les yeux, les baisser, apaise cet aveuglement. On s’arroge le droit d’être intrusif  dans le désir de l’autre. Alors de quelle ambiguité parle-t-on ? L’indicible explore ce qui se situe hors-champs, amorce un lien jusqu’alors inexploré.

Je suis neuve de ce désir. Tu ne me reconnaîtras plus, toi , ni personne. 

44d7444763c80287c27c19cb07f03a8b

isabelle franc rttr

texte protégé

« En aparté » extrait

Etre lettré

8 septembre 2017

Chouette, c’est la rentrée ! Et avec elle, son lot de promesses. Sont-elles de fausses promesses ?

Égalité, vous avez bien dit égalité ? Je n’ai pas rêvé. Mais elle est où votre égalité ? Parce que ni réelle, ni existante, elle n’est que l’ombre de cet idéal suranné tout droit hérité du passé des Lumières. De nos jours, et bien que cela m’attriste, je ne vois autour de moi que des écarts qui se creusent, des fins de mois de plus en plus difficiles pour certains, des remises en cause de nos acquis. Des droits de moins en moins respectés. De plus en plus de gens à la rue, des situations lourdes à prendre en charge dans le cadre d’un accompagnement social.

Ce sont des immenses fossés qui s’installent entre les individus et mettent en avant les différences au lieu des les diluer. On ne dirait pas à voir comme ça mais on assiste actuellement à de grandes mises à jour dîtes « sociales » qui se veulent progressistes, mais qui pour moi annoncent d’ores et déjà une régression. Est-ce que je me trompe en voyant là un signe précurseur d’un nouvel ordre social ?

De fait, j’entends beaucoup parler de cette fichue « égalité des chances » notamment en milieu scolaire, mais en réalité que se passe-t-il concrètement ? Est-ce suivi des faits ? Sur le terrain que voit-on ? Qu’est-ce qui est mis en place ?

 

Une vraie égalité d’abord ça se veut, or il est plus que flagrant qu’il n’y a pas de réelle volonté d’aller dans ce sens, et puis, vient le temps où ça se construit. Il faut se donner les moyens qui vont avec si on veut atteindre les objectifs. On ne peut abolir certaines choses , en particulier, tout l’apport culturel des parents. Baigner dans une ambiance lettrée des le plus jeune âge reste enviable.

images

 isabelle franc rttr

texte protégé

Etre lettré

8 septembre 2017

Chouette, c’est la rentrée ! Et avec elle, son lot de promesses. Sont-elles de fausses promesses ?

 Égalité, vous avez bien dit égalité ? Je n’ai pas révé. Mais elle est où votre égalité ? Parce que ni réelle, ni exsitante, elle n’est que l’ombre de cet idéal suranné tout droit hérité du passé des Lumières. De nos jours, et bien que cela m’attriste, je ne vois autour de moi que des écarts qui se creusent, des fins de mois de plus en plus difficiles pour certains, des remises en cause de nos acquis. Des droits de moins en moins respectés. De plus en plus de gens à la rue, des situations lourdes à prendre en charge dans le cadre d’un accompagnement social.

 Ce sont des immenses fossés qui s’installent entre les individus et mettent en avant les différences au lieu des les diluer. On ne dirait pas à voir comme ça mais on assiste actuellement à de grandes mises à jour dîtes « sociales » qui se veulent progressistes, mais qui pour moi annoncent d’ores et déjà une régression. Est-ce que je me trompe en voyant là un signe précurseur d’un nouvel ordre social ?

 De fait, j’entends beaucoup parler de cette fichue « égalité des chances » notament en milioeu scolaire, mais en réalité que se passe-t-il concretement ? Est-ce suivi des faits ? Sur le terrain que voit-on ? Qu’est-ce qui est mis en place ?

 Une vraie égalité d’abord ça se veut, or il est plus que flagrant qu’il n’y a pas de réelle volonté d’aller dans ce sens, et puis, vient le temps où ça se construit. Il faut se donner les moyens qui vont avec si on veut atteindre les objectifs. On ne peut abolir certaines choses , en particulier, tout l’apport culturel des parents. Baigner dans une ambiance lettrée des le plus jeune âge reste enviable.

images (4)

 isabelle franc rtt

texte protégé

 

Quel érotisme

7 septembre 2017

L’érotisme n’est rien d’autre qu’une porte ouverte vers l’enserrement des corps. Etriquer, corseter, encoller jusqu’à l’ultime souffle, et pourquoi pas, pour susciter le désir. Tu dois apprendre qu’être femme c’est avant tout faire naitre l’excitation. C’est à cela que l’on reconnaît une femme, au premier regard, à la conscience qu’ellle a du pouvoir exercé sur les hommes. Il n’y a pas de cérémonie pour, on le devient ou pas. On attend d’elle qu’elle ébranle chacun des sens, retiens cela, ca te servira dans la vie. Tous les hommes aiment ça. Domine les, soumets les, haute et fiere sur tes talons aiguilles, poses ces derniers à l’endroit précis ou bat leur cœur, appuies, n’aies pas peur, exerces une légere pression, enfonces  le pic jusqu’à que tu puisses voir l’empreinte sur leur peau. Et tu pourras obtenir tout ce que tu voudras à condition de ne pas évoquer ni leurs femmes, ni leurs filles. N’importe quel homme raffole de ces petites attentions particulières et y prend vite goût, c’est pour cela qu’ils reviennent, et que par la suite, tu es en mesure de les retenir, vois-tu. A seize ans j’avais pigé le truc déjà. A vingt, je portais des escarpins de couleur rouge que je mettais tout le temps y compris en hiver. Belle. Sensuelle. Je me sentais irresistible  et je l’étais. 

Eroscape-0901-S1

isabelle franc rttr

texte protégé

12345...27