citation du jour

6 septembre 2017

« Vous avez vu dans la rue de très vieux couples inséparables qui se soutiennent en marchant ? C’est ça, la part du feu. Moins il reste de chacun, et plus il reste des deux… »

Romain Gary, Clair de femme

 

ETRE-JEUNE

ces souvenirs qui reviennent

6 septembre 2017

Qu’est-ce qui peut bien faire remonter à la surface ces vieux souvenirs, pourtant je ne me trouve pas particulièrement passéiste, ni nostalgique. Miroir aux alouettes ou simple jeu de dupe,

Nous avons tous, au moins une fois,  eu honte de quelque chose au cours de notre vie, ça peut être une réflexion stupide, un mot déplacé, un geste maladroit, une situation inattendue bref, ce ne sont pas les exemples qui manquent. La liste est loin d’être exhaustive. Or, je constate que ce sentiment tarde à nous quitter, au lieu de s’évaporer, il continue à nous ronger bien des années après, engendrant de réels symptômes physiques.

J’observe le rythme qui s’accélère, les sueurs froides etc. Des choses dont nous pensions avoir réussi à faire le deuil ressurgissent en pleine nuit comme un cauchemar dont on peine à se réveiller. C’est violent. C’est affreux. Le pire, c’est que l’intensité de l’émotion négative est aussi forte voire plus. Que faire de ces inconforts là ? Si l’on ressent encore cette souffrance si vivement, qu’elle émerge si intensément c’est que nous ne l’avons pas accepté, ni accueilli.

 

Comment faire jouer cette ‘hospitalité alors  que nous avons pleinement conscience de notre incomplétude ? Encore faut-il bien distinguer la souffrance de la douleur, l’une subie tandis que l’autre est quantifiable et mesurable. Si l’on croit que tout ceci a un sens , elle nous protége tout comme elle nous enfonce.

Toute souffrance se veut invincible au sens ou elle laissera n’importe comment une trace. Une empreinte indélébile.

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isabelle franc rttr

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citation du jour

5 septembre 2017

Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible.

Antoine de Saint-Exupéry

Fantasmer c’est quoi ?

5 septembre 2017

L’amour fantasmé vaut bien mieux que l’amour vécu. Ne pas passer à l’acte, c’est très excitant.

Andy Warhol

 

Fantasmer, c’est quoi ?

 

À force de le laisser aller là où il veut, de le laisser faire ce qu’il veut, se doute-t-il qu’avec ses mots, et son sourire mi- angélique, mi- démoniaque, je serais à même de me détacher. J’irai jusqu’à provoquer cette cassure. Perçoit-il ce timide frémissement ? Je serais donc capable de prendre mon envol, et de rompre ses amarres qui me semblaient des chaines mais qui se révèlent être aussi fragiles que des cordelettes de soie. Je sais qu’il ne la croit pas prête à déclencher un tel séisme et pourtant il suffirait d’un léger souffle de vent. Ce qu’il pense c’est qu’elle est trop dépendante affectivement pour pouvoir franchir le pas. Il serait tellement plus souhaitable qu’il se contente de penser ces fantasmes, juste les créer, les imaginer devrait suffire. Imaginez un paon faisant la roue, c’est beau, voilà ce qu’il est quand il déploie ses artifices avec maestria. C’était si magique lorsque toute cette mascarade s’articulait uniquement autour d’elle. Elle a su pourtant qu’elle se situait entre les autres, c’est-à-dire après celles dont le corps aura été consommé et avant celles qui deveindront à leur manière, si platonique, infidéles. Qu’il se plaît à déambuler ainsi coté de tous ces désirs , ceux vaincus, ceux naissants, aussi bie n féminins que amsculins d’ailleirs. Cela ne lui pose aucun problème. Il les cotoie, les bouscule, parfois les froisse mais sans jamais ressentir une once de culpabilité. Des émois, en veux-tu, en voilà. Peut-être que fantasmer n’est qu’un moyen de créer du lien entre l’autre et soi ?

 

Enfin, je crois que ca donne plein d’espoir aux hommes. C’est être fidele à ses besoins comme on dit.

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Isabelle franc rttr

 Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

 

L’écolier…

4 septembre 2017

Demain, à l’heure où j’écris, ce matin, à l’heure ou vous, vous lisez, c’est le grand jour… c’est l’instant choisi, quand on a encore plein de douces soirées estivales dans la tête, que la routine automnale reprend ses droits, que les couleurs s’attristent, que les sourires se figent, que l’angoisse se crispe à nos estomacs. Les bretelles cèdent la place aux manches longues et les jours se teintent volontiers de grisaille.

Apres chaque nouvelle rentrée c’est le même constat. Je n’ai jamais adoré ces jours de rentrée, ce fût à chaque fois une experience traumatisante, et pour cause je ne retrouvais pas mes copines que j’avais avant les deux mois de vacances d’été. Je suis toujours dans cette cour d’école, mixte, qui compte six marronniers, alors que j’aurais tant voulu être ailleurs. Je suis passée à côté de ma scolarité, ma mère n’y est absolument pour rien, je crois bien que j’avais simplement la tête remplie d’autres choses : de mots, de rêves et d’insoucience.

Elle ne s’est jamais aperçue de toutes ces images qui me traversaient l’esprit. Je sais à présent tout ce que cela contenait et que je n’ai pas su appréhender, saisir à l’âge adéquat, par manqued e amturité. Je n’aurais pas encore pris conscience de cet environnement au sein duquel nous évoluâmes. Je serais loin d’observer cette compétition, d’avoir cet esprit critique.

Le savoir distillé est une boite à Pandore, on y reçoit aussi bien l’intelligence que la flatterie, mais aussi la domination que la séduction pour atteindre les sommets de quoi… apres tout personne ne m’a jamais appris à grimper aux arbres. Je garde le souvenir de la main de ce petit garçon dont la maman, commercante, me tenait la main sur le trajet. Et puis il y a l’odeur des feuilles de marronniers mouillées par la pluie sur lesquelles il arrivait de glissser qui m’enivre de nouveau.

Ceci dit, j’étais uen élève modèle, sage et studieuse. Tous les professeurs disaient à ma mere qu’ils aimeraient que tous les élèves me ressemblent…. c’était leurs rêve.

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isabelle franc rttr

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L’incorrect

3 septembre 2017

J’aime la façon dont tu regardes. Tu as ce regard, aguerri, sur le monde que nous devrions tous avoir. Ce regard, ni tout à fait viril, ni tout à fait féministe, que tu poses sur les choses de la vie est à la fois un questionnement et un désenchantement. Parce que tu ne vis pas dans les normes qu’ils ont édictées, érigées en loi, morale ou pas, toutes tes questions dérangent, eux en particulier.

Pour eux, les poser c’est déjà trop. Parce que tu oses raconter haut et fort, sans état d’âme, ces blessures que l’on t’inflige, ils s’en prennent à toi comme ils peuvent. Parce qu’ils ne peuvent pas te ranger dans leurs petites cases si étriquées. Tu fais exprès de ne rentrer dans aucune…rires. Ta verve éclate, elle gronde car tu es celui par qui les désagréments arrivent au fil de l’eau, au gré de tes coups de gueule.

J’aime la façon dont tu envisages la vie. Tu as cette vision, courtoise, si poétique, qui fait de la vie avec toi une si belle parenthèse. Ce que beaucoup ne peuvent pas voir c’est cet envol que l’on prend avec toi. Chaque jour à tes cotes ressemble en tout point à un numéro de funambule, sans cesse, il faut trouver l’équilibre pour ne pas chuter.

Es-tu incorrect ? Face à un être extraordinaire, si doué, si intelligent, si brillant, on ne peut que s’interroger. Qui est-il vraiment ?

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isabelle franc rttr

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Ces choses qu’on apprend

2 septembre 2017
On est tous passé par là. On a tous connu Honnêtement, lequel de nous s’en souvient encore aujourd’hui ? Clairement, n’importe quel enfant, par sa nature, va devoir traverser diverses phases d’apprentissage : celle de la marche, celle du langage, celle d’être propre.
Et puis il y a ce regard-là, contemplatif, rempli de bienveillance et de confiance, cette voix maternelle qui vous porte, de façon saugrenue parfois, une façon qui vous déconcerte, mais de manière inconditionnelle. On flotte sur cette douceur, ces bras grand ouverts, qui pour chacun de nous restera éternelle. Cette intensité fait qu’au quotidien, on vit un vrai bonheur de voir l’évolution de ces bout’chous, c’est un régal de suivre pas à pas leurs progrès. A chaque acquisition on sait qu’ils deviennent quelqu’un d’autre.
Evidement, l’apprentissage est essentiel et la vie ce n’est qu’apprendre. C’est en quelque sorte la clé de voute. Il faut bâtir cet étayage comme un échafaudage nécessaire pour avancer.
Apprendre, ça veut aussi dire se formater à des normes, intégrer toutes sortes de  contraintes et de codes qui nous sont imposés en réalité par l’extérieur, bien plus que par nous-même. En premier lieu c’est la lourde charge qui incombe aux parents  dont le rôle est de faire intégrer ces normes et ces limites. Ils seront tenus responsables vis-à-vis de la société mais également vis-à-vis de l’enfant.
 Apprendre c’est aussi parfois désapprendre. Apprendre à désobéir. Se défaire de ces  habitudes, de ses croyances, de ces clichés et autres préjugés. Se séparer de ces papiers mâchés, de ces idées toutes faites et prêtes à être digérées. Être débordé par cette fougue qui n’en fait qu’à sa tête parce qu’elle se prend pour la reine du monde un peu à la manière  d’un RASTIGNAC : À nous deux Paris !
Il est primordial de laisser chaque enfant s’épanouir, le laisser grandir à son propre rythme sans lui imposer des deadlines , le laisser vivre ses expériences, c’est ainsi qu’il va progresser en continuant à s’enrichir de celles-ci. Bref, je suis fortement impressionnée par l’idée qu’il pourrait, un jour, demain, exister des hommes libres.
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isabelle franc rttr
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Ce jour là

1 septembre 2017

Ce jour là, de guerre lasse, je me plie, je m’incline, je m’efface . Je retire mes billes. A genoux devant vous, je vous dis les mots d’amour, toujours trop doux, jamais assez fiévreux selon vous. Vous aimeriez que je sois plus volubile, plus tactile, plus alanguie. Vous attendiez de moi que je sois moins sélective dans mes choix, moins exigeante. Me rappeler que vous étiez une parenthèse sublime, mais une parenthèse quand même, une vague de bonheur et de joie. Oublier. Omettre. Outrepasser. Ne plus vouloir vous regarder, ne plus pouvoir surtout, mais avancer ,avancer, avancer.

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Que reste-t-il de la vie ?

1 septembre 2017

Que reste t’il de la vie ?

Excepté d’avoir Aimé.

 Victor H

 

Tu m’avais dit que j’étais une belle personne.  Cette phrase, l’avais-tu lancé alors comme une boutade ? Elle me revient dans son chagrin, toute cette tristesse qu’elle véhiculait. Tu m’as également écrit  que j’étais quelqu’un de bien, juste cela, souviens-toi, s’il te plait, et ne t’avises pas de faire comme ces autres, tous ces gens qui font semblant d’oublier. Tu avais soi-disant de grands projets pour moi. Je pense que c’était à l’occasion de nos retrouvailles, après une énième dispute, je crois, peu importe, car de toutes les façons c’est toujours à des occasions que l’on se dit des choses vraies. Que les rancœurs dévoilées sont enfin admises au grand jour. Ca ouvre cette possibilité.

 On devient capable de parler sans se mentir. Je vois cela comme une vertu qu’il nous faudrait acquérir. J’ai comme l’impression que l’on se vide .Si les causes demeurent inexplicables, les consequences sont quant à elles bien visibles et tangibles. Ca déchire. Ca blesse. Ca dresse. Est-il encore temps de s’incliner face cette onde de choc ? Je ne manquais pas d’apprécier ton sourire  qui dardait sur moi son angelisme, depuis le début de notre histoire il est mon exil. Je crosiais ton regard qui fécondait mon visage . Je ne cherche plus à guerir de cet indicible, c’est une chose impossible, juste à errer au milieu de l’ineffable.

 

Mon admiration n’avait pas de limite ; j’étais incapable de te dire non, je n’avais aucune résistance à ton égard. Alors tu as fait ce qu tu as cru bon de faire, et pourquoi aurais-tu fait autrement puisque je t’en laissais l’opportunité ? Je me suis isolée suite à toi. J’ai détissé un à un les fils, déssérré chacun des nœuds qui reliaient nos regards.

 

Je ne fais pas partie de ta famille mais te fréquenter, plus, t’aimer, timidement certes, c’était m’offrir le ciel, sortir de mon carcan. D’ou je te regardais, je voyais bien que tu n’en avais absoluemnt pas conscience. Comme j’aurais eu bien tort d’essayer de te retenir auprès de moi. La meilleure façon pour moi de le faire est encore de continuer de t’aimer au delà du possible. C’est ma richesse.

 

Le vent a eu le temps de chasser l’amertume. Ce fut donc une histoire iniatique.

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isabelle franc rttr

Protégé par le droit d’auteur (voir les modalités).

citation du jour

31 août 2017

Où se perd l’intérêt, se perd aussi la mémoire.
Citation de Goethe ; Maximes et réflexions (1749-1832)

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